[:fr]CONCRET DU SURNATUREL DU DIMANCHE 16 OCTOBRE 2022, SUR LE THÈME : LES PRÉALABLES AVANT L’ENTRÉE EN CANAAN, ET LE SOUS-THÈME : L’ESCLAVE DE DIEU EST L’ESCLAVE DE L’ÉGLISE (25e Partie) PRÉDICATION : L’ESCLAVE DE DIEU NE DOIT MANIFESTER QUE L’AMOUR RÉFÉRENCES BIBLIQUES : 1 CORINTHIENS 4 : 7 ; 1 PIERRE 4 : 10 -11 ; ESAIE 20 : 1 – 6 ; 1 CORINTHIENS 12 : 25 ; GALATES 6 : 1 – 5[:]

[:fr]Alléluia !

Prenez vos Bibles !

Ouvrez-là dans 1 Corinthiens 4, verset 7 ! Nous y sommes encore aujourd’hui, en espérant que nous passerons aux interpellations, si vous ne vous êtes pas encore débarrassés des habitudes maléfiques qui attirent les démons des abîmes. Il s’agit des complexes, de l’égoïsme, de l’intérêt personnel et l’insatisfaction qui sont dans les cages depuis plusieurs sessions aujourd’hui. Le temps nous a toujours fait défaut pour pouvoir procéder à ces interpellations.

Les amis, vous devez comprendre que si vous n’êtes pas débarrassés de vous-mêmes, c’est-à-dire de l’ego, votre chrétienté n’a pas beaucoup de chance de prospérer jusqu’au bout. Tant qu’on n’a pas abandonné l’intérêt personnel, il n’est pas évident qu’on aille jusqu’au bout dans notre chrétienté. Il y a par exemple la jalousie qui fait partie de l’ego. Même si celle-ci repose sur une juste cause, Dieu ne l’autorise pas ; étant entendu que c’est l’intérêt de Dieu qu’on doit défendre et non son propre intérêt. Comprenez-vous cela ?

Nous lisons notre verset biblique : « Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? ». D’après ces questions, tout ce que tu as et tout ce qui peut te distinguer, tu l’as reçu. Tu es peut-être spécial : tu es beau, tu es laid, tu es court, tu es grand, tu es intelligent, ou alors tu n’es pas intelligent, etc. sache que, ce qui te distingue, tu l’as reçu. Tu as reçu cela. Il n’y a rien qui t’appartienne en propre. C’est pourquoi tu ne dois pas t’en vanter ou t’en agripper ou t’accrocher sur des choses, de façon à manifester la jalousie, l’intérêt personnel ou l’égoïsme. Tu ne dois pas les avoir en toi ; ces habitudes ne doivent pas être dans ta vie, parce que tu as tout reçu. Nous avons tous tout reçu grâce pour grâce. Ce que nous devons plutôt faire, c’est de nous demander pourquoi Dieu nous a donné ce que nous avons comme distinction. Dieu nous l’a donnée pour l’utilité du corps, pour l’utilité commune. C’est pour cette utilité qu’il nous a doté des distinctions ou de la distinction que nous avons.

 

Il n’est donc pas à nous morfondre parce qu’il nous en a donnée (s) peu ; ou alors, il n’est pas à nous vanter ou à nous enorgueillir parce que nous en avons eue (s) beaucoup, sachant que c’est pour l’utilité commune. Nous pouvons en avoir la confirmation dans 1 Pierre 4 au verset 10, verset que nous avons déjà lu. Il est écrit dans ce verset ce qui suit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu, ». Ce verset biblique nous invite à mettre au service des autres, le don que nous avons reçu. Il est à comprendre que, nous sommes ce que nous sommes, non davantage pour nous-mêmes, mais beaucoup plus pour les autres. C’est pour le prochain que nous sommes ce que nous sommes, c’est pour le prochain que nous avons ce que nous avons, c’est pour l’utilité commune comme je viens de le dire. Si l’on a reçu le don oratoire, il est pour les autres et non pour s’en vanter, ni s’en glorifier. De même, si tu as reçu le bégaiement et l’hésitation comme moi par exemple, il n’y a pas lieu d’en être frustré. D’aucuns m’insultent à cause de cela, mais je n’en fais pas cas, parce que c’est ce que Dieu m’a donné, tout ce que j’ai.

 

En poursuivant la lecture de ce chapitre de 1 Pierre 4 au versets 11, nous devons parler, si c’est le cas, comme des représentants de Dieu, comme des gens qui parlent de sa part. Voici ce qui est dit dans ce verset : « Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu ; si quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles. Amen ! ». Ce que Dieu nous a donné est pour l’utilité commune, pour l’utilité commune ou pour le corps, tel que nous l’avons vu dans 1 Corinthiens 12. En effet pour un corps, chaque membre est utile pour l’ensemble du corps. La main par exemple est là pour servir tout le reste du corps, pour le nourrir. C’est elle qui sert à mettre la nourriture à la bouche, cette bouche qui elle-même, se charge de la mâcher, pendant que l’estomac accueille la nourriture mâchée par la bouche. Chaque membre a en effet son rôle, chaque membre a son rôle, et aucun n’est inutile.

Voyez-vous donc, si dans la maison de Dieu vous vous rendez inutiles, cela veut dire que vous ne faites pas partie de son corps, vous n’êtes pas membres du corps de Christ. Si vous êtes dans cette église et savez en vous-mêmes que vous ne faites rien, comprenez que vous ne faites pas partie de l’église de Dieu. Chaque membre du corps a un rôle à jouer, chacun est donc important. En considérant ce qui est dit ici, nous ne devrions pas avoir d’inutiles dans la maison de Dieu. Or, ce que nous constatons dans notre église, est que plusieurs ne servent à rien. Ils viennent ici pour rien, ils remplissent l’espace pour rien. S’il vous plaît, devenez membres du corps de Christ aujourd’hui. Certains parmi ceux-là ont bien démarré leur vie chrétienne, mais se sont rétractés par la suite. Qu’est-ce qui cause une telle attitude ? C’est le moi. C’est le moi qui en est la cause. C’est pourquoi je dois vous dire aujourd’hui, c’est toujours à cause du moi que l’on commet le péché, car, le moi renvoie à la chair que l’on veut satisfaire.

C’est cela qui fait que, las d’attendre la satisfaction de la chair, l’on sorte des voies de Dieu pour commettre le péché. C’est donc le moi qui est la cause de tout. Il est un cas d’adoration personnelle, un cas d’élévation personnelle. C’est le moi qui déclasse Dieu. En conséquence, si tu sais maintenir ton moi sous tes pieds, tu seras un chrétien efficace en permanence. C’est donc en somme par le renoncement à soi que le moi se tue ou se maintient dans la soumission totale. Le chrétien doit se rassurer que son moi est sous domination. Une telle disposition lui permettrait de toujours avoir à l’esprit qu’il doit servir l’intérêt commun ou l’intérêt des autres. Le chrétien doit savoir qu’il vit pour les autres et non pour lui-même. Vis donc pour les autres et non pour toi-même ! Vis pour les autres sachant que la distinction que tu as est pour l’intérêt des autres, elle est pour servir les autres. Ce que je viens de dire me rappelle l’histoire d’Esaïe, un prophète et porte-parole de Dieu. Allons-y la lire dans le livre d’Esaïe au chapitre 20, versets 1 à 6 ! Comme vous le savez, dans l’histoire de tous les prophètes, ce dernier a été l’un des prophètes majeurs du Seigneur Jésus-Christ.

Cet homme a prêché et prophétisé pendant longtemps. Et un jour, pendant qu’il exerçait son ministère, Dieu lui avait demandé de se déshabiller, et de marcher nu pour faire le tour de la ville. Il devait faire le tour de la ville en tenue d’Adam ! Une instruction si bizarre ! Que ferais-tu si l’on te demandait de le faire ? Je ne crois pas que tu le ferais. Et sur un tout autre plan, tu seras pris pour un fou ou pour quelqu’un qui exécute l’exigence d’une secte. Il me souvient qu’un musicien camerounais avait fait cela dans notre pays. Dieu avait demandé à Esaïe de marcher nu, et ce dernier avait obéi. Bien entendu, c’était pour Dieu une manière de passer un message. Mais alors à quel prix ? Au prix de son humiliation, et de l’effacement de son moi. Esaïe n’avait pas réfléchi pour se demander ce que les gens penseront ; il ne s’était pas mis à se demander ce que les gens diront ou s’ils le prendront encore au sérieux, sachant qu’il leur avait déjà depuis longtemps. Il ne s’était pas demandé si les gens ne le considéreront pas comme un dérèglé mental ou un fou. Car ce sont les fous qui marchent nu. Ils sont des gens qui ont perdu leur sens.

Mais mes amis, Esaïe avait marché nu, pour faire passer le message de Dieu. Dieu était passé par l’humiliation de son porte-parole pour passer son message. C’était bizarre, très bizarre ! Je prends cet exemple pour vous faire comprendre que, nous ne sommes pas ce que nous sommes pour nous-mêmes ; nous le sommes pour les autres. Nous devons donc nous oublier nous-mêmes et nous effacer, pour que le message de Dieu passe. Dieu peut utiliser n’importe quelle méthode à cet effet, même des méthodes qui dépassent l’entendement, des méthodes inhumaines à la limite. Dieu avait ainsi utilisé son prophète, son porte-parole Esaïe. Il avait utilisé une méthode de honte et d’humiliation de son prophète, comme nous pouvons le lire dans ce chapitre d’Esaïe. Lisons :

« L’année où Tharthan, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint assiéger Asdod et s’en empara, en ce temps-là l’Éternel adressa la parole à Ésaïe, fils d’Amots, et lui dit : Va, détache le sac de tes reins et ôte tes souliers de tes pieds. Il fit ainsi, marcha nu et déchaussé. Et l’Éternel dit : De même que mon serviteur Ésaïe marche nu et déchaussé, ce qui sera dans trois ans un signe et un présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie, de même le roi d’Assyrie emmènera de l’Égypte et de l’Éthiopie captifs et exilés les jeunes hommes et les vieillards, nus et déchaussés, et le dos découvert, à la honte de l’Égypte. Alors on sera dans l’effroi et dans la confusion, à cause de l’Éthiopie en qui l’on avait mis sa confiance, et de l’Égypte dont on se glorifiait. Et les habitants de cette côte diront en ce jour : Voilà ce qu’est devenu l’objet de notre attente, sur lequel nous avions compté pour être secourus, pour être délivrés du roi d’Assyrie ! Comment échapperons-nous ? ».

 

Voyez-vous comment Dieu annonce-t-il une captivité qui devait avoir lieu trois années plutard ? Dieu pour le faire, avait préféré mettre d’abord la honte sur son serviteur Esaïe ! Il avait demandé à son prophète de se déshabiller, pour symboliser ce qui devait se passer trois ans plutard, je dis bien. On n’est pas ce qu’on est pour soi-même. Nous ne sommes pas ce que nous sommes pour nous-mêmes, mais pour les autres.

Il me souvient aussi un autre exemple biblique. Vous savez tous combien il n’est pas évident pour qu’un homme de bonne moralité au sens chrétien de l’expression, c’est-à-dire quelqu’un qui a la crainte de Dieu, de se lier d’amitié avec quelqu’un de mauvaise moralité. Il était cependant arrivé que Dieu dise à son prophète d’aller épouser une prostituée, au moment où tout Israël savait que la femme que le prophète de Dieu devrait épouser devait être vierge. Il était en fait une honte en ce temps-là d’épouser une femme qui n’était plus vierge. C’est pourquoi, l’homme, lorsqu’il prenait épouse, était dans le droit de renvoyer une femme qu’il venait d’épouser, s’il se rendait compte qu’elle n’était plus vierge. Vous savez tous que, le péché du sexe est aussi vieux que le monde, on l’a appelé la prostitution, le plus vieux métier du monde. La moralité avait été bafouée depuis les premiers hommes, selon qu’il est rapporté dans Genèse 6. Les mauvaises pratiques sont restées dans le monde malgré le déluge. Les anges déchus avaient pris des carcasses humaines et avaient remis en vigueur, les mauvaises pratiques pour lesquelles Dieu avait détruit le premier monde. Ces anges déchus avaient continué à enseigner la dépravation des meurs aux humains. Je veux simplement vous faire comprendre que la prostitution existe depuis longtemps.

Dieu avait instruit à son prophète d’aller épouser une prostituée. Ce qui ne convenait pas à sa classe sociale. Dieu voulait en fait lui montrer que, lui-même ne vaut rien, qu’il n’existe pas, et qu’il ne devait donc pas avoir une quelconque considération de lui-même, car s’il vit, c’est pour lui, c’est pour son service à lui qui est Dieu. Il voulait lui montrer que c’est pour les autres qu’il vit et non pour lui-même ; et que, c’est pour les autres que nous avons ce dont nous disposons. La question d’égoïsme ne devrait pas se poser. L’égoïsme, le moi ou l’intérêt personnel n’ont pas de place dans la vie d’un vrai serviteur de Dieu. Des exemples pour vous le prouver sont multiples. Nous devons donc résolument comprendre que, ce que nous sommes, le don que nous avons, le talent que nous avons, est pour servir les autres. Il convient ici de vous rappeler ce qui est écrit au verset 25 de 1 Corinthiens 12. Il y est écrit ce qui suit : « afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. ». Voilà donc ce que les membres du corps sont appelés à faire ! Ils doivent prendre soin les uns des autres. C’est le travail de chaque chrétien ; c’est le rôle que chacun est appelé à jouer.

Tous les membres du corps sont appelés à l’entraide. Ils sont appelés à se soutenir les uns les autres. Pour le corps humain par exemple, c’est la main qui est appelée à nettoyer le derrière, alors qu’elle n’a jamais déféqué ; c’est encore avec cette même main que nous mangeons. Voyez-vous comment Dieu nous a rendu ; voyez-vous comment il nous a faits ? C’est lui qui a fait cela. La main ne se plaint pas de jouer un tel rôle. Elle se limite à jouer son rôle qui est de donner à manger et de nettoyer les déchets. Cela est tout à fait bizarre, c’est bizarre ! Et c’est Dieu qui le lui a donné, ce rôle. Nous qui sommes donc les membres du corps de Christ devons aussi comprendre que nous devons jouer notre rôle que Dieu nous a assigné. Bien entendu, certains rôles peuvent s’avérer bizarres comme je dis, mais ils aident le corps à fonctionner comme Dieu l’a prévu. Il importe que chacun le comprenne bien et sache s’ajuster pour se mettre à sa place.

L’autre exhortation nous est aussi donnée à propos dans Galates au chapitre 6. Lisons-en les versets 1 à 5 ! « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui ; car chacun portera son propre fardeau. ».

L’apôtre Paul aborde ici le volet consacré aux reproches à se faire entre les membres du corps de Christ. En effet, il n’existe pas un homme qui, parce qu’un membre de son corps a failli, se mettra d’abord à le taper ou à le reprendre avant de réparer le tort commis, s’il s’agit d’un tort par exemple. En supposant par exemple que c’est la face qui s’est salie, il ne peut pas d’abord se mettre à taper sa propre face avant de la nettoyer. Aucun membre du corps humain ne peut se comporter de la sorte. C’est cela dont il est question dans ce que nous venons de lire. Je vous donne ici des exemples terre-à-terre que tout le monde peut bien comprendre. Selon le verset 1 que nous venons de lire, il y a bien à faire attention lorsque nous reprenons nos frères s’ils ont commis une faute. En tant que chrétien, si vous vous y prenez mal, cela ne vous aidera ni n’aidera le frère qui a commis la faute. Vous ne devez donc pas, en le reprenant, laisser agir votre moi. Vous devez considérer la personne comme une partie de vous, et la rependre raisonnablement avec amour. Autrement, vous aurez agi pour votre intérêt personnel et non pour l’intérêt de la personne ou alors pour l’âme de l’intéressé.

Au verset 2 qui nous intéresse le plus dans le cadre de la notion d’entraide au sein du corps de Christ, il vous est demandé de vous soutenir les uns les autres ; il vous est demandé de porter les fardeaux les uns les autres. Si vous êtes donc en face d’un autre membre qui a failli à son devoir ou qui s’est mal comporté, vous devez l’aider à porter son fardeau dans l’amour ou avec amour. Vous ne saurez le faire en le mâtant, en le brimant ou en l’humiliant. Non, ce n’est pas de cette façon que vous devez l’aider. Et bien plus, vous devez avoir à l’esprit, en aidant le membre défaillant à se relever, que vous êtes vous-mêmes exposés à la tentation selon qu’il est dit à la fin du verset 1. Il peut arriver que quelqu’un soit en erreur. Mais lorsque vous entreprenez de le reprendre ou de le corriger, vous le fassiez si mal que, vous commettiez ainsi un péché qui soit pire que celui que le membre en détresse a commis. La Bible vous met en garde contre la méprise lorsque vous reprenez ceux qui sont en faute ou dans le péché, afin que vous ne tombiez pas vous-mêmes dans le péché en voulant aider.

Et bien plus, vous tomberiez de la même manière dans le péché, lorsque vous reprenez quelqu’un pour une cause qu’il n’a pas commise. Vous présumez qu’il a commis la faute alors que ce n’est pas le cas, et vous entrez en colère ou dans l’énervement pour le corriger, alors qu’il n’a rien fait. Que se passe-t-il dans un tel cas ? C’est dès lors vous qui perdez votre communion avec Dieu, c’est vous qui risquez de perdre éternellement votre vie, simplement parce que vous vous êtes mal pris. L’autre jour, j’ai demandé après un enfant qui venait ici à sa grand-mère. Je voulais justement savoir s’il vient toujours à l’église ou pas. Sa grand-mère m’a dit qu’il ne vient plus et m’a donné ses raisons. Cet enfant avait été interpellé lors des délivrances prophétiques. Il avait été dit qu’il jouait le rôle de ‘‘dix’’ entre les garçons et les filles, c’est-à-dire qu’il était l’intermédiaire entre les garçons et les filles au sein de la communauté. Malheureusement cause s’est peut-être révélée fausses. Je dis peut-être parce que je n’en sais pas grand-chose, étant donné que l’enfant ne m’avait rien dit. Comme vous le savez, lors du dernier nettoyage que Dieu a fait à l’église, il s’est révélé que plusieurs personnes, pendant longtemps, très longtemps même, ont fait de faux démons et de fausses interpellations ici à l’église. Je ne sais pas dans quelle posture cet enfant avait été vu, et les gens mal intentionnés avaient transformé cela en une interpellation au cours des délivrances.

Comme cette interpellation était donc peut-être fausse. Et l’enfant concerné a décidé qu’il ne vient plus à l’église, à cause de cela. Voyez-vous ! On interpellait les gens pour les ramener à la raison. Mais pour le cas d’espèce, je ne me rappelle pas si on lui avait administré une correction physique. Cet enfant a été négativement marqué par ce qui avait été dit à son sujet, parce que pour lui, cela n’était guère fondé. Voilà un cas patent où nous avons prétendu corriger et ramener à la raison, mais nous l’avons mal fait, et avons péché. Ce péché a une double conséquence : la personne qui a péché à cause de la fausse réprimande, et la personne à qui la réprimande était destinée. Cet exemple que je prends est venu à point nommé alors que j’avais déjà la référence de ce texte que nous venons de lire pour l’enseignement de ce jour.

Cela m’a beaucoup touché. Si cet enfant peut comprendre que, notre foi n’a rien à voir avec ce que les autres peuvent faire contre nous. La foi est personnelle et individuelle. Si c’est Dieu que tu cherches, et comme c’est lui que tu dois chercher, il faut vraiment balayer cela de ton esprit et continuer à suivre ton Dieu, sachant que nous sommes dans le combat et que tout peut arriver. Et tout arrive justement pour nous empêcher de tenir jusqu’au bout. Je vous dis bien que tout peut nous arriver pour nous empêcher d’arriver à destination. Nous ne devons regarder que ce que nous cherchons. C’est bien notre salut que nous cherchons, en dépit des tentations, des épreuves et tout ce qui peut se placer sur notre route.

Cela dit, nous devons toujours avancer. Et pour le réussir, nous devons toujours maintenir notre moi sous domination. Car, si cet enfant ne vient pas à l’église, c’est à cause de son moi. Il s’est dit : on m’a brutalisé ou fouetté, on a menti sur mon dos, etc. C’est donc son moi qu’il défend. Je vous dis donc que, si vous n’écrasez pas votre moi, il n’est pas évident que vous arriviez jusqu’au bout. Comme nous le voyons bien ici, même les gens qui prétendent reprendre les autres en mettant leur moi ou leur égo en avant, s’en prendront forcément mal. Car, comme je l’ai déjà dit, ce ne sera pas l’intérêt de la personne qu’ils cherchent, ce ne sera pas non plus l’intérêt de Dieu qu’ils cherchent, mais, ce sera plutôt l’intérêt de leur ego, leur intérêt personnel. Écrasez votre moi et maintenez-le écrasé ! Vous devez chercher l’intérêt de Dieu en tout ; vous devez donc en conséquence vous défaire de vous-mêmes. Certaines choses pourraient vous être demandées à faire qui soient humiliantes, comme pour le cas des deux prophètes que j’ai évoqués. Il pourrait vous être demandé des choses vraiment incompréhensibles et inhumaines. Mais comme cela viendra de Dieu, vous devez les accepter.

Il convient à ce titre, je pense, de repartir dans le texte d’Esaïe 20, pour relire le verset 3 où il est écrit : « Et l’Éternel dit : De même que mon serviteur Ésaïe marche nu et déchaussé, ce qui sera dans trois ans un signe et un présage pour l’Égypte et pour l’Éthiopie, ». Dieu parle ainsi de son serviteur ou son esclave Esaïe. C’est de cela dont nous parlons. Il n’a pas de personnalité propre, il n’a donc rien à défendre ni à revendiquer, l’esclave de Dieu. Il doit tout simplement appliquer ce que son maître lui a demandé de faire. S’il vous plaît écrasez votre moi, maintenez votre pied sur sa tête, pour qu’il demeure couché, obéissant aux ordres de votre esprit. Ce n’est pas à vous d’obéir à ses ordres. Repartons de même dans le texte de Galates 6 ! Avez-vous compris ? C’est l’intérêt commun, l’intérêt des autres, l’intérêt de Dieu, qu’on doit rechercher et non notre propre intérêt, dans ce travail que nous avons à faire pour le corps de Christ et pour le monde. Nous sommes en effet là pour servir, et le corps de Christ et le monde où nous sommes supposés extirper les brebis perdues et les ramener dans la bergerie ; ayant à l’esprit que nous le faisons en qualité d’esclaves de Dieu qui n’obéissent qu’à ses ordres.

Nous ne faisons pas ce travail pour nous-mêmes, nous ne le faisons donc pas pour notre intérêt personnel. Nous le faisons pour les autres et pour Dieu. C’est ce que je souhaite que vous compreniez. Si vous voyez donc que votre frère en Christ est tombé dans le péché, ne vous enflammez pas ! Il peut même s’agir de quelqu’un qui vous est très proche. Si c’est le cas, comment réagirez-vous, comment vous comporterez-vous ? La réaction que vous aurez dévoilera ce qui se passe dans votre fort intérieur. Votre réaction démontrera si c’est l’intérêt de la personne ou du concerné que vous recherchez ; ou alors si c’est plutôt votre intérêt personnel que vous recherchez, si c’est votre moi attaqué que vous défendez. Votre manière de vous adresser à la personne, le démontera.

En guise de rappel, ceux qui se réjouissent de savoir que les autres sont dans de mauvais draps, sont ceux qui n’ont rien avec le corps de Christ. Ils n’appartiennent pas au corps de Christ. Ce sont des corps étrangers qui ne comprennent rien du tout. Et si par contre, vous faites partie du corps et, lorsqu’il y a à reprendre un frère, vous venez à vous irriter et vous fâcher au point de lui manifester la haine, comme pour montrer que vous avez de l’amour vis-à-vis de lui plus que Dieu, vous seriez en train de manifester des attitudes qui ne correspondent pas à l’Amour de Dieu.

Vous pourrez dans un tel cas, vous perdre et perdre aussi la personne que vous prétendiez vouloir sauver. En tout état de cause, la personne qui se perd d’abord c’est vous-mêmes, dans la mesure où vous aurez agi selon le moi, et non selon l’Amour qui est la règle de Dieu. Si vous ne vous ressaisissez pas pour vous repentir, la personne qui était en détresse spirituelle ou en faute pourrait changer en se repentant. Mais, vous autres pourriez, si vous ne faites rien, rester dans le péché parce que vous n’auriez pas agi selon Dieu. Vous auriez agi pour défendre et préserver votre moi. Les amis, débarrassez-vous de votre moi, débarrassez-vous de l’égoïsme ! Écrasez sa tête et maintenez-y votre pied. Car il ne s’avoue pas facilement vaincu ; raison pour laquelle il doit être maintenu assujetti, au nom puissant de Jésus.

Amen !

 

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