[:fr]SÉMINAIRE DU MOIS DE SEPTEMBRE 2022 (JEUDI 1er SEPTEMBRE 2022), SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE, ET LE SOUS-THÈME : L’ESCLAVE DE DIEU A UNE CONDUITE DIGNE DE L’ÉVANGILE PRÉDICATION : LE CHRÉTIEN EST UN SACRIFIÉ POUR LA PROSPÉRITÉ DE L’ÉVANGILE RÉFÉRENCES BIBLIQUES : PHILIPPIENS 1 : 27 – 30 ; LUC 14 : 25 – 27 ; LUC 9 : 23-27 ; MATTHIEU 10 : 17 – 27, 34-39 ; ACTES 16 : 12 – 37[:]

[:fr]Alléluia !

Reste debout et prends ta Bible, pour la lecture du texte biblique introductif du message de démarrage, du présent séminaire du mois de septembre 2022 !

Ouvre ta Bible avec moi dans l’épître de Paul aux Philippiens, chapitre 1, versets 27 à 30 ! Nous y lisons ce qui suit : « Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. ».

Le sous-thème de ce séminaire est libellé comme il suit : l’esclave de Dieu a une conduite digne de l’évangile. Il se situe dans la continuité des deux sous-thèmes précédents à savoir : l’esclave de Dieu est l’esclave de l’église et de ses frères et sœurs, pour le mois de juillet ; l’esclave de Dieu est l’esclave de l’évangile au mois d’août 2022. Par ce sous-thème, nous comprenons que, le chrétien se soumet à tout, pour la bonne marche de l’évangile, ou mieux, pour l’avancement de l’évangile. Ceci signifie qu’il se résout à éviter tout ce qui peut être scandaleux contre l’évangile, afin que l’évangile prospère. Il doit à cet égard être prêt à tout donner ; il doit se sacrifier.

C’est en substance ce que Paul dit ici aux Philippiens qui ont été témoins de sa souffrance dans leur propre territoire. Lorsqu’il leur annonçait cette lettre, il était en prison. Son histoire à ce sujet est écrite dans Actes 16. Il avait été déshabillé, battu ou tabassé, après avoir chassé un démon du corps d’une jeune femme, et mis en prison. C’est depuis la prison que Dieu a opéré le miracle de sa libération. Nous notons qu’en effet, il ne s’était pas plaint de son emprisonnement injuste, pour avoir fait le bien de délivrer une jeune femme d’un mauvais esprit, d’un démon. Paul n’avait pas interrogé Dieu pour dire : voici Seigneur que, j’ai fait le bien que tu me demandes de faire, mais me voici en prison à cause de ce bien que j’ai fait. Il ne s’était pas du tout plaint de ses souffrances. Il ne s’était pas posé des questions du genre : pourquoi je peux souffrir alors que j’ai fait le bien ; pourquoi suis-je tabassé à cause du bien que j’ai fait ? Ce sont là des « bêtes » questions que certains à sa place se seraient posées.

Lorsque tu sais que tu as posé une bonne action au nom de Dieu, au nom de Jésus, même si cela te créée des ennuis après, tu n’as pas besoin de regretter le bien que tu as fait. Tu n’as non plus besoin de te lamenter à cause d’une telle souffrance rémunératrice d’un bien que tu auras fait. Les philippiens savaient ce que Paul avait expérimenté comme souffrances tout au long de son ministère, et particulièrement chez eux à Philippes. Dieu avait cependant utilisé sa bastonnade et son emprisonnement, pour sauver le geôlier, c’est-à-dire le gardien de prison avec toute sa famille. Nous comprenons que Dieu a ses méthodes, il a sa manière de faire dont on ne peut lui demander d’explications ou de justifications. Dans le cas de l’apôtre Paul et son compagnon Silas, il a utilisé leur souffrance pour sauver une famille, la famille du geôlier. Car, aussitôt que le Saint-Esprit eut brisé les chaînes des portes de la prison, et qu’il les eut libérés, le geôlier n’avait plus demandé autre chose que la voie du salut. Il avait demandé ce qu’il faut faire pour être sauvé. Et Paul et Silas lui avaient simplement dit de croire au Seigneur Jésus pour être sauvé.

C’est alors qu’il les avait conduits chez lui, pour les soigner et leur donner à manger. Après cela, il a écouté la parole de Dieu en compagnie de sa famille de leur bouche, et tous avaient donné leur vie à Jésus. Le geôlier et tous les membres de sa famille s’étaient fait baptisés cette même nuit. Paul et Silas n’étaient plus rentrés en prison. Les autorités, licteurs et préteurs avaient seulement envoyé la nouvelle au geôlier de les laisser partir. Mais c’est Paul qui avait refusé, exigeant qu’elles viennent elles-mêmes les libérer. Finalement ce sont ces autorités qui suppliaient Paul et Silas de partir, de quitter leur territoire. Bien que ce fût pour des faux motifs qu’ils avaient été emprisonnés, mais Dieu avait utilisé cela pour sauver le gardien de prison et sa famille. Nous pouvons dire que Paul et son compagnon Silas avaient expérimenté l’esclavage, la prison, pour l’avancement de l’évangile. Ils étaient dans la chaînes ! Et vous savez bien que, ce sont les prisonniers que l’on enchaîne. Lorsqu’il s’adresse donc aux philippiens dans cette lettre dont nous lisons un extrait, ces derniers savent bien de quoi il avait souffert. C’est pour cette raison que j’ai tenu à vous situer dans le contexte dans lequel Paul avait été poussé à écrire l’épître objet de notre enseignement.

Il leur dit de « se conduire d’une manière digne de l’évangile de Christ, … » au verset 27. L’apôtre Paul interpelle ici tous les chrétiens à avoir une même âme, c’est-à-dire de combattre pour un même objectif qui est la foi de l’évangile. Nous sommes en effet esclaves de l’évangile et, devons adopter un comportement qui est digne dudit évangile où que nous soyons. Nos actes, nos paroles, nos agissements, notre comportement en général doit contribuer à l’avancement de l’évangile. Il doit susciter la conversion des païens. Ceux qui font la chrétienté des apparences par l’esprit de la religion, travaillent contre l’avancement de l’évangile. Ils ne sont chrétiens que lorsqu’ils sont dans l’église. Dans leurs quartiers, leurs lieux de service ou ailleurs, ils se comportent pareillement que les païens. Ils sont de purs païens hors de l’église. Ils font comme leurs collègues dans leurs lieux de service, ou comme leurs camarades à l’école, … Ils y font tout ce que les autres font : s’il faut détourner, ils détournent ; s’il faut voler, ils volent ; s’il faut tricher, ils trichent ; s’il faut mentir, ils mentent … Ils font tout comme les autres. Pour ceux-là, leur chrétienté se limite à la prière, à la lecture de la Bible et à l’assistance aux assemblées.

Ils ne pratiquent pas la vie chrétienne, alors que la Bible nous prescrit un comportement digne de l’évangile. Cela suppose que le chrétien a un comportement distingué de celui du païen. C’est pourquoi, les païens peuvent parfois intriguer les chrétiens lorsque ceux-ci ont posé un acte conforme à l’évangile, en leur demandant « si c’est ce que le chrétien doit faire ; ou, est-ce que c’est comme ça qu’on vous apprend dans votre église ; ou encore, est-ce que c’est ce que votre Bible enseigne ». Je peux même prendre en exemple ce thème qui nous conduit depuis des années aujourd’hui, et qui porte sur « la délivrance des esprits familiers et de la sorcellerie ». Dans le cadre des enseignements issus de ce thème, vous avez appris que vous ne devriez plus avoir d’affinités avec votre famille charnelle. Mais des gens vous intrigueront pour demander quelle est cette église qui demande de se séparer de sa famille, ou quelle est cette église qui demande de ne plus aider les gens de sa famille ? Bien évidemment, ceux qui n’ont pas lu leur Bible seraient dérangés et même déstabilisés.

Mais pour ceux qui ont lu leur Bible, ils sauront leur citer les textes bibliques où cela est enseigné. Voici par exemple les passages bibliques qui l’enseignent fort bien de la part de Jésus-Christ en personne. Ce sont les passages bibliques qui enseignent sur la conversion authentique en Christ :

— Luc 14 : 25-27 : « De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit : Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » ;

— Luc 9 : 23-27 : « Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu. » ;

—Matthieu 10 : 17-27, …, : « Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues ; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens. Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu. Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Belzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison ! Ne les craignez donc point ; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour ; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits…

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. »

Lorsque certains peuvent vous demander comment les membres de famille pourront se convertir quand vous les fuyez, quand vous êtes éloignés d’eux, vous devez savoir que, ce n’est pas en étant avec eux qu’ils se convertiront. En nous référant à Jésus-Christ lui-même, nous notons que, lorsque ce dernier était sorti de sa maison, la maison familiale, pour le démarrage de son ministère, il était allé définitivement jusqu’à sa mort trois ans après, sans plus jamais retourner dans sa famille. Ce sont plutôt les gens de sa maison, sa mère et ses frères précisément, qui étaient derrière lui, tentant en vain de le ramener à la maison. Vous devez remarquer et comprendre qu’il n’était plus jamais rentré en arrière, après le début de son ministère. Tout ce que vous avez à faire après votre conversion, c’est de présenter votre modèle aux membres de votre famille afin qu’ils vous suivent. S’ils ne vous écoutent pas ou ne vous suivent pas, vous leur tournez le dos pour poursuivre votre chrétienté ; tout en sachant qu’ils vous persécuteront, vous malmèneront et vous tueront au besoin. Attendez-vous à cela ! Jésus a été clair. Ce sont les gens qui ne lisent pas leur Bible qui seraient intimidés par les intrigues des païens.

Je me souviens que, il n’y a pas longtemps, un membre de famille s’adressant à l’une de mes filles, a posé la question de savoir, quelle est cette église qui demande aux gens de se séparer de leur famille. Et lorsque ma fille a voulu ouvrir la Bible pour lui lire les passages Bibliques, ce dernier a refusé qu’elle ouvre sa Bible. On pourrait dès lors se demander pour quel but il lui a posé la question. Et on peut tout aussi se dire qu’il a voulu jouer sur les sentiments, relativement à sa famille charnelle de l’enfant, en la déstabilisant par une telle question. Justement cette dernière était réputée sentimentaliste, c’est pourquoi le démon avait voulu en profiter. En lisant le texte de Matthieu 10, on note que Jésus a averti ses disciples sur ce qui devait leur arriver après l’acceptation de l’évangile de vérité. Les avertissements de Jésus permettent au croyant de savoir d’avance que, eu égard à son comportement digne de l’évangile, il ne doit rien regretter, quel que soient les circonstances, quel que soit ce dont il peut faire face. Il ne doit pas regretter d’avoir cru, et il ne doit pas changer d’évangile à cause des intimidations ou même à cause des souffrances.

Jésus nous enseigne du reste que, les intimidations et autres intriques commenceront dans la maison du croyant, par les siens, c’est-à-dire ceux avec qui il est né ou ceux qui l’ont mis au monde. Ils seront les premiers à l’intriguer, à l’intimider et à vouloir sa mort. Ils seront les premiers, comprenez cela ; c’est pourquoi vous ne devez pas baisser le standard de la chrétienté pour leur plaire. Les amis, si vous avez cru en Jésus, vous devez rester fermes et savoir que vous connaîtrez les attaques et les persécutions. Si nous nous retrouvons avec beaucoup de religieux à l’église aujourd’hui, c’est parce que plusieurs à leur début de foi, n’avaient pas fait une bonne confession et n’avaient par ailleurs pas pris une position ferme vis-à-vis des leurs. Lorsque je parle de prendre position, je veux dire que, ils ne pratiquent pas tout ce que la Bible interdit, quel que soit la personne qui le leur demande. Je veux dire en d’autres termes qu’ils ne doivent pas faire tout ce que la Bible interdit en tant que chrétiens : corrompre, mentir, voler, etc.

Malheureusement, plusieurs se sont laissés corrompre, alors qu’ils avaient réellement cru, parce qu’ils ne veulent pas perdre les faveurs des membres de leur famille charnelle. Ils se compromettent donc lorsque ceux-ci leur demandent de faire des choses que la Bible interdit pourtant. Lorsqu’ils se comportent de la sortent, ils oublient qu’ils ferment la porte de l’évangile aux simples qui les voient se corrompre de la sorte. En réalité, même le païen sait ce que Dieu ne veut pas ou n’aime pas. Lorsqu’ils se compromettent devant les regards des païens qui savent donc que Dieu n’aime pas ce qu’ils font, ces derniers ne peuvent plus faire confiance à leur Dieu. Et généralement, les païens connaissant bien ce que Dieu interdit, mais poussent le chrétien à le faire, juste pour les tenter et voir comment ils réagiront. Et lorsqu’ils tombent dans la tentation ou dans le piège, ils ont de la sorte fermé la porte de l’évangile à ces païens simples. Et par ailleurs, si un tel païen qui sait que tu as l’habitude de te compromettre, vient même dans ton église, il sera un religieux comme toi-même, parce qu’il se compromettra comme il t’a vu faire. C’est cette réalité qui fait que nous ayons beaucoup de religieux à l’église.

Ceux des fidèles qui sortent des milieux où les représentants de l’évangile ne peuvent être que des religieux, parce que ces derniers ne présentent pas l’évangile dans son intégralité, par un comportement digne. Ils se compromettent dans bien des domaines lorsqu’ils sont pressés par leur entourage. Les simples qui les voient se comporter de la sorte, et qui viennent à l’église, viennent ayant déjà l’esprit de compromission. Ils viennent à l’église ayant à l’esprit que ; on peut être chrétien et boire de l’alcool, on peut être chrétien et avoir des copines ou des copains, on peut être chrétien et voler, on peut être chrétien et détourner, etc. Ils seront donc à l’église prétendant qu’ils sont chrétiens, mais en marchant contre l’évangile. Ils ne seront guère en train de se comporter comme l’évangile l’exige. C’est la raison pour laquelle nous comptons beaucoup de religieux dans l’église. Et pourtant, le chrétien doit être différent du païen, il doit être différent du religieux. Le chrétien doit être différent.

Lorsque l’apôtre Paul parle aux Philippiens, il leur fait comprendre qu’il ne leur sera pas facile de marcher de façon digne de l’évangile ou de combattre pour le même objectif. Mais il se présente à eux comme le modèle à suivre. Car ils l’ont vu tout supporter à cause de l’évangile : la bastonnade, la prison et bien d’autres souffrances encore. Et au moment où il leur écrivait, il était prisonnier à cause de l’évangile. Vous aussi, leur disait-il, vous référant à moi, devez avoir un comportement digne de l’évangile. Il convient à ce niveau de vous lire ce qui s’était passé avec Paul à Philippes, dans Actes au chapitre 16. Lisons les versets 12 à 37 :

« De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d’un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies.

L’une d’elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu’elle fût attentive à ce que disait Paul. Lorsqu’elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances.

Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même.

Les maîtres de la servante, voyant disparaître l’espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent sur la place publique devant les magistrats. Ils les présentèrent aux préteurs, en disant : Ces hommes troublent notre ville ; ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu’il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains.

La foule se souleva aussi contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu’on les battît de verges. Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds.

Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. Le geôlier se réveilla, et, lorsqu’il vit les portes de la prison ouvertes, il tira son épée et allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient enfuis. Mais Paul cria d’une voix forte : Ne te fais point de mal, nous sommes tous ici. Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ?

Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu.

Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs pour dire au geôlier : Relâche ces hommes. Et le geôlier annonça la chose à Paul : Les préteurs ont envoyé dire qu’on vous relâchât ; maintenant donc sortez, et allez en paix. Mais Paul dit aux licteurs : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi. Qu’ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté. ».

Voyez-vous ce qui est écrit au verset 22 ? Paul et Silas, des adultes, avaient été déshabillés, battus de verge avant d’être jetés en prison, sans se plaindre. Quand l’apôtre Paul avait chassé le démon, la foule n’avait pas applaudi comme vous le faites ici lors des délivrances. On les avait plutôt arrêtés, déshabillés, fouillettés et mis en prison. Ils avaient subi tout ceci sans se plaindre comme vous autres le feriez à leur place. Certains parmi vous, vous avez coutume de vous plaindre pour des causes qui n’ont pas de sens. Vous devez comprendre une chose aujourd’hui. Rien ne peut arriver à un chrétien, si Dieu ne l’a pas voulu ou autorisé. Même s’il s’agit d’un incident ou d’un évènement malheureux, vous n’avez pas besoin de vous plaindre, à l’exemple de Paul et Silas. Ils avaient souffert d’une bastonnade pour rien, et un emprisonnement pour rien. On doit cependant dire que c’était à cause de l’évangile. Ils l’ont supporté. Et c’est cela qui a permis que, le gardien de prison soit sauvé, lui et sa famille, comme cela est écrit aux versets 31 à 33.

Nous comprenons que Dieu pourra utiliser des choses folles ou inimaginables, non contre toi, mais par toi, pour se frayer un chemin de salut pour d’autres ; il pourra se servir de toi de telle ou de telle autre manière pour sauver les gens qu’il a ciblés. Et étant donné que tu es esclave, tu n’auras rien à dire ni à revendiquer. Tu es un esclave de Dieu qui doit avoir un comportement digne de l’évangile. Tout ce que le chrétien doit faire, est de sauver la face de l’évangile, quel que soit sa condition. Qu’il soit physiquement, socialement, financièrement atteint ou pas, il doit tout accepter et supporter afin que l’évangile puisse percer et prospérer.

Étant donné que c’est l’introduction aujourd’hui, je ne tirerais pas de long en large. Comprenez juste que, l’esclave de Dieu qui est le chrétien, doit avoir une conduite digne de l’évangile, en dépit de ce que cela peut lui coûter. C’est l’exemple que Paul montre aux Philippiens. Ceux-ci avaient vu ce qu’il avait souffert, ou ce qu’il était en train de souffrir. C’est à cela que Jésus nous appelle aujourd’hui, selon l’avertissement qu’il nous avait déjà donné dans les évangiles, à savoir que : nous devons tout subir et tout supporter, pourvu que l’évangile avance. Es-tu prêt pour cela ?

Convertis-toi donc d’abord en vérité, et tiens-toi ensuite prêt pour tout ce qui pourrait t’arriver ! Lève-toi sur tes deux pieds, pour t’engager !

Amen !

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