[:fr]Alléluia !
Reste debout et prends ta Bible pour la lecture de la parole de Dieu qui nous conduit dans l’enseignement de ce séminaire !
Nous lisons dans Philippiens au chapitre 1, du verset 27 au verset 30 :
« Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile, sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut ; et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. »
Nous continuons notre séminaire de ce mois, et remercions vraiment Dieu, parce qu’il ne permet pas que les plans de Satan pour l’année 2022 puissent s’accomplir. Nous venons juste de lui adresser la prière par rapport à cela ; cette prière qui est scellée dans son ciel et qui retentit dans ses oreilles. Cette prière va toujours retentir dans ses oreilles pour lui rappeler qu’il doit continuer d’annuler les activités du diable contre le monde, que nous dormions ou que nous veillions. Elle retentira de même dans les oreilles de Satan pour lui dire que ses programmations sont annulées. Dieu se rappelle toujours que ses enfants que nous sommes lui demandent d’annuler et de vouer à l’échec toutes les programmations de Satan. Oh Dieu, nous te remercions infiniment. Alléluia !
Relativement à ce que Dieu fait contre les activités du diable en cette année 2022 et suivantes, vise à nous encourager, vous et moi, à nous concentrer pour faire avancer l’évangile. En tant que ses esclaves que nous sommes, il nous fait savoir que notre comportement au quotidien, doit faire avancer l’évangile ; il doit être digne de l’évangile, que nous soyons seuls ou en assemblée, que nous soyons en plein jour ou dans la nuit, que nous soyons éloignés ou prêts des autres, nous devons avoir le même bon comportement. C’est ce que que l’apôtre Paul appelle se conduire de manière digne de l’évangile. Notre conduite doit donc être digne de l’évangile à tous les niveaux. Mais ce que je voudrais que vous reteniez dans cet enseignement est que, ce comportement a lieu de tout temps dans les combats, malgré votre bon comportement, malgré le bien que vous pourrez faire. Car ce monde n’aime pas le bien, il n’aime pas le bien. Si vous y faites donc le bien, assurément vous serez combattus. La Bible nous le dit par l’apôtre Jean que, nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin (1 Jean 15 : 19). Comprenez-vous cela ?
Cela veut dire que, quand tu es de Dieu, en cherchant à faire le bien, le monde entier qui est du malin te combattra. Les choses ne seront dès lors pas faciles pour toi. Car le monde accueille et apprécie ceux qui lui appartiennent ou ceux qui sont de lui. C’est pour cette raison entre autres que, plusieurs enfants de Dieu, qui avaient commencé à enseigner la vérité, ce sont finalement compromis, parce qu’ils ont rencontré de l’opposition. Constatant qu’ils sont détestés par tout le monde, ils se sont demandés pendant combien de temps devront-ils supporter une telle opposition ? Ils ont dû faire le constat que, les gens leur remboursent plutôt le contrairement, au bien qu’ils font. C’est alors qu’ils se sont compromis et ont donc dilué l’évangile. Bien que plusieurs aient fait cela, ce n’est pas à cela que le Seigneur nous appelle ; ce n’est pas ce qu’il nous demande de faire, comme justement l’apôtre Paul le dit aux Philippiens. Il leur dit clairement que, ils doivent se comporter d’une manière digne à l’évangile, malgré que ce soit dans le combat. Il convient à cet égard de lire une référence biblique de la part de Jésus-Christ lui-même.
Jésus a donné les consignes suivantes à ses disciples et donc à nous aujourd’hui. Lisons par exemple dans l’évangile de Jean au chapitre 15, du verset 18 au verset 21 : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. ». Un enfant de Dieu ne peut jamais être aimé par le monde, et, il ne doit pas chercher l’amitié et l’appréciation des mondains ; au risque de ne plus avoir un comportement digne de l’évangile, au risque de se compromettre et donc de rétrograder.
Lisez bien ce qui est écrit au verset 19 ! Pourquoi voulez-vous donc être appréciés par vos collègues, par vos membres de famille, par vos camarades et autres ? Pourquoi voulez-vous être appréciés par eux ? Comprenez que les rejets, les intrigues, les injures et les intimidations qu’ils vous font, sont dans la normalité de ce qui doit arriver, au motif que vous ne leur appartenez pas. Lorsqu’on se convertit en effet véritablement, on ne doit plus être accepté par le monde et les mondains. Le monde rejette ceux qui se convertissent en vérité, il les insulte, les injurie, les intimide, les intrigues, les persécute et finalement les marginaliser. Quand-est-ce que vous le comprendrez ? Quand le comprendrez-vous, vous qui voulez plaire à tout le monde, alors que vous savez très bien qu’il n’est pas normal que vous soyez appréciés par les mondains.
Vous n’avez pas raison de baisser les bras au fur et à mesure qu’ils vous intriquent, vous persécutent, vous intimident, …, pour chercher finalement leur amitié. Non, ne cherchez pas l’amitié du monde ; acceptez d’être rejetés afin que Jésus vous accueille ! Et même, il est bon d’être rejeté ; il est bon d’être seul. Voyez-vous, ces gens qui ont été rejetés par leur famille et qui, après leur conversion, se plaignent du rejet et m’écrivent pour dire qu’ils sont rejetés par tous, doivent apprécier cela comme un point positif et une condition favorable à l’épanouissement de leur vie de foi. Car en effet, être rejeté avant même sa conversion, c’est pour ne même plus avoir un quelconque souci par rapport à ces membres de famille au cours de leur marche chrétienne. Si après leur conversion, ces membres de famille accourent vers eux, ce sera pour les corrompre et briser leur élan de foi. Ils accourront pour prétendre s’occuper d’eux ou pour les aider, parce qu’ils se seront convertis authentiquement.
En réalité, il est à comprendre que, Dieu avait déjà permis que vous soyez ainsi rejetés par eux, afin que vous puissiez vous convertir, afin que vous cherchiez sa face. Il est étonnant d’entendre des gens solliciter la prière parce qu’il n’y a pas entente dans leur famille. Peut-il avoir entente dans une famille où il y a un chrétien véritable et les païens ? C’est étonnant d’entendre un chrétien qui sollicite la prière pour qu’il y ait entente dans sa famille charnelle. Je crois que de telles personnes ne sont pas chrétiennes, elles sont des religieuses ou des sympathisantes de la foi chrétienne. Quelle qualité d’entente peut-il avoir entre un chrétien et les autres ? C’est quelle qualité d’entente ? Si vous entendez quelqu’un faire ce genre de plainte, comprenez que celui-là n’a pas encore commencé la vie chrétienne. Car il ne devrait avoir entente dans une famille sans qu’il y ait des conversions en Jésus-Christ. Sinon, sur quelle base s’effectueraient une telle entente ? Comment pouvez-vous être aussi limités dans la compréhension de la parole de Dieu ? Or ce qu’il faut, pour les simples qui sont dans votre famille charnelle, c’est la conversion en Jésus-Christ, c’est la foi.
Lorsque quelqu’un se convertit dans une famille, ce qu’il doit demander à Dieu, c’est la conversion des simples qui sont dans sa famille et non l’entente. Il doit leur présenter Jésus-Christ qu’il a reçu et leur demander de le recevoir de la même manière. Si au lieu de cela, il recherche plutôt l’entente entre les membres de la famille, c’est qu’il est et demeure dans les mêmes liens que ses esprits familiers. Cela signifie qu’il demeure dans les liens avec ses esprits familiers ; et cela veut dire qu’il ne comprend absolument rien. Si celui-ci a cru en vérité, il doit connaître un réel rejet dans a famille ; rejet qu’il ne comprend malheureusement pas comme il devrait. Voyez-vous comment il est gênant d’avoir à l’église des gens qui ne se convertissent pas, mais qui développent la religion ? Ce sont ceux-là qui développent l’esprit de religion au lieu de se convertir, qui retardent le Réveil Spirituel qui est la connaissance de Dieu par tout le monde.
Comprenez que le monde ne peut pas vous accepter lorsque vous vous convertissez. Et lorsque je parle du monde, j’intègre tout le monde y compris les gens avec lesquels vous êtes sortis du même sein. Tant que ces derniers n’ont pas encore connu Jésus-Christ, ils ne peuvent pas être d’accord avec vous, malgré tout ce que vous pouvez leur faire. Eux ils souhaiteraient seulement que vous vous compromettiez et que vous rétrogradiez avant de vous laisser tranquilles, sachant qu’ils vous ont déjà gagnés. C’est l’avertissement que Jésus-Christ a donné dans cet évangile de Jean que nous venons de lire, au verset 21 précisément où il est écrit : « Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. ».
Le monde ne peut pas vous aimer, mes amis. Le monde ne peut pas vous aimer. Nous autres, vous et moi, sommes là pour défendre la cause de l’évangile et non pour autre chose. C’est pour cela que le Seigneur nous a sauvés. Nous sommes donc ses esclaves et devons tout faire pour avoir une conduite qui fasse progresser l’évangile ; et cela se fait au milieu des combats. Il ne sert dès lors à rien de vouloir être bien compris par les membres de famille ou l’entourage qui vous combattent ? Acceptez les combats, et n’essayez pas de les fuir ou de les esquiver, parce qu’ils sont normaux ; ne les provoquez pas non plus. Car ce qui est sûr est que, vous serez persécutés si vous marchez dans la vérité et la justice. Souvenez-vous que la Bible a dit à ce sujet que, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (2 Timothée 3 : 12).
Les amis, si vous dites que vous êtes chrétiens, et que vous n’avez jamais été persécutés à cause de votre statut de chrétien, cela veut tout simplement dire que vous n’avez jamais été chrétiens. La persécution est normale et le combat est normal pour tout vrai chrétien. Car il est là pour représenter Christ dans les combats, raison pour laquelle, il ne doit faire aucun cas de sa propre vie, à l’effet de la protéger ou de l’améliorer. L’apôtre Paul demande aux chrétiens de Philippes, de prendre exemple sur lui-même. Il le leur dit au verset 30 de Philippiens 1 comme il suit : « en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. ». Tous les chrétiens doivent connaître et soutenir le même combat à l’exemple de Paul. Et dans cet esprit, pour espérer gagner ce combat, il est d’abord indispensable de gagner le combat contre les adversaires intérieurs afin de pouvoir le gagner contre les adversaires extérieurs.
Il convient à ce titre de lire dans 1 Corinthiens au chapitre 9, les versets 23 à 27 : « Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. ». L’apôtre Paul dit au verset 23 qu’il fait tout ce qui est de son possible à cause de l’évangile.
Ce texte qui est l’instruction de Paul aux Corinthiens, confirme ce que je viens de dire ci-dessus, comme condition sine qua none pour gagner le combat contre les adversaires ou les ennemis extérieurs du chrétien. Je vous dis que vous devez d’abord gagner les ennemis intérieurs. En nous rappelant ce que Paul dit aux Phillipiens, à savoir qu’ils connaissent les combats qu’il a menés, et connaissent ceux dans lesquels ils se trouve, il nous apprend ici, par ce texte aux Corinthiens, comment il réussit à remporter les victoires contre les ennemis extérieurs. Il nous enseigne que son secret est de combattre le Moi ou lui-même. Il combat la chair qui est son ennemie intérieure. C’est elle qu’il faut d’abord vaincre avant de penser vaincre les ennemis extérieurs. D’après ce qu’il déclare au verset 23, tu ne dois en aucun cas être indulgent envers toi-même, c’est-à-dire avec ton corps, avec ta chair ou ton moi. Si tu ne le traites pas durement, ton corps ou ta chair, tu ne pourras pas gagner les ennemis extérieurs, comme Paul le dit au verset 27. En réalité, il est à comprendre que, aussitôt que l’on est gagné par les ennemis intérieurs, par le moi, on devient païen ni plus ni moins, et on ne pourra plus combattre étant ainsi devenu l’ombre de soi-même.
Dès lors que tu es devenu l’ombre de toi-même, tout ce que tu peux faire ne sert à rien, puis que tu auras rétrogradé. Que tu dises que tu lis la Bible, évangélises ou assistes aux assemblées à l’église, tout cela ne sert plus à rien. L’apôtre Paul dit donc que, pour éviter une telle triste situation, le chrétien ne doit rien laisser au hasard dans sa vie. Il doit mettre le paquet en faisant tout ce qui est de son possible à cause de l’évangile. Il s’agit donc pour le chrétien de sa consacrer personnellement à Dieu afin de pouvoir maîtriser son corps. C’est par là que tout commence. Il convient donc à cet égard d’observer ce qu’il dit au verset 25 où il dit qu’il s’impose ou se soumet toute sorte d’abstinences. Ceci signifie que, pour réussir les combats contre toi-même, tu dois t’imposer des abstinences, c’est-à-dire des privations. Ces privations sont faites volontairement au gré de chacun, dans le but d’atteindre son objectif qui est de défendre l’évangile à tout prix et à tous les niveaux, afin d’avoir part au dit évangile. Il importe donc, voyez-vous, de s’imposer la privation de certaines choses, de certains privilèges pouvant même être légitimes. En revisitant le verset 22 de 1 Corinthiens 9, Il nous démontre comment il a procédé dans la pratique, pour tout faire pour l’avancement de l’évangile.
Voici ce qu’il dit à ce sujet : « J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. ». Il faut cependant éviter de croire que, lorsque l’apôtre dit qu’il s’est associé à celui qui boit de l’alcool par exemple, cela veut dire que lui aussi il s’est mis à boire de l’alcool. Non, ce n’est pas ce qu’il dit. Il veut dire que, lorsqu’il voyait un chrétien boire de l’alcool, il ne le condamnait pas et ne le refoulait pas directement ou d’emblée ; il lui donnait une seconde chance en l’exhortant et en essayant de le ramener à la raison. Il ne rejetait pas d’office ceux qui faisaient des choses répréhensibles autour de lui. Et c’est ce que Jésus-Christ nous demande de faire. C’est pourquoi, il est à condamner le genre de chrétien qui, juste avoir appris un acte malheureux posé par un frère ou une sœur, l’a aussitôt condamné et pris des résolutions à son égard, sans avoir pris la peine de s’enquérir de la véracité de la situation. Ce genre de chrétien ne travaille pas ou n’agit pas à la manière de Dieu.
Ce n’est pas comme cela que le chrétien doit agir ; et ce n’est pas comme cela qu’il peut dire qu’il fait tout pour l’évangile afin d’y avoir part. L’apôtre Paul dit qu’il a été « faible avec les faibles » ? Cela veut dire qu’il ne les a pas d’office condamnés et rejetés. Mais, sans faire comme eux, il les a attirés pour les amener à la raison, en les aidant à comprendre ce qui aura été à l’origine de leur faiblesse pour les faire tomber, afin de pouvoir les aider à se relever. Voilà ce que signifie, « être faible avec les faibles ». Si le chrétien n’est pas faible avec les faibles, il les condamnera aussitôt qu’il apprend ou qu’il les voit tomber. Vous savez qu’ici au Tabernacle de la Liberté, quand on arrive à chasser un individu qui se disait chrétien parmi nous, c’est lorsque nous avons essayé de tout faire pour le ramener à la raison ou à la foi. Nous disons généralement qu’il doit s’en aller quand nous avons déjà tout tenté en vain, pour qu’il puisse changer ou se convertir. Nous sommes forcés de le faire pour que les autres dans l’assemblée ne soient pas affectés par le comportement mis en cause ; et aussi pour que cela serve d’exemple à ceux qui pouvaient être tentés de suivre son exemple comportemental.
Avant que nous arrivions à chasser quelqu’un, il y a un long cheminement. Vous le savez. Je sais qu’il y a beaucoup qui sont tentés de me condamner, en disant que je suis dur, que je ne devais pas chasser tel ou tel autre. Ceux-là ignorent malheureusement que, avant d’en arriver là, j’ai pris assez de temps pour ramener les uns et les autres à la raison. Je procède justement comme l’apôtre Paul dit au verset 22. On ne condamne pas d’emblée les faibles. On les écoute pour comprendre quelle a été la raison de leur faiblesse, dans le but de les gagner. Il est certes vrai qu’on ne peut gagner tous les faibles, on ne peut en gagner que quelques-uns comme le dit l’apôtre Paul ; il faut d’abord tout essayer pour les ramener à la raison, afin de gagner quelques-uns, pour les sauver sans s’embourber avec eux bien entendu. Il ne faut donc pas comprendre le propos de l’apôtre Paul dans le sens de s’embourber avec ceux qui tombent ; c’est-à-dire, si quelqu’un tombe dans la fornication, toi aussi tu y tombes, s’il vole et t’offre l’argent tu vol, tu l’acceptes. Non, ce n’est pas ce que l’apôtre veut dire. Je sais malheureusement que plusieurs comprennent le propos de Paul dans ce sens-là. Non, Paul n’adoptait pas le comportement des païens lorsqu’il était au milieu d’eux.
L’apôtre explique les raisons qui l’ont toujours emmené à ne pas repousser, à ne pas rejeter, à ne pas condamner d’emblée quelqu’un qui est tombé. Il tentait toujours de sauver la personne qui est tombée. C’est cela qui doit aussi être notre objectif. Le comportement de Paul ici est conforme à sa déclaration que, il « fait tout à cause de l’évangile », c’est-à-dire qu’il fait tout ce qui est de son possible pour sauver une âme. Et bien entendu, à contrario, il évitait de faire tout ce qui peut scandaliser et fermer le cœur de quelqu’un pour l’évangile. C’est pour cette raison qu’il embraye sur les abstinences ou sur les privations, pour dire que, il allait jusqu’à sacrifier les privilèges attachés à sa vie ou à sa personne, lorsqu’une âme était en danger de mort. C’est ce que nous sommes appelés à faire. Lorsqu’une âme est en danger de mort, nous devons mettre nos privilèges de côté pour la sauver, même si les privilèges dont il s’agit devaient nous procurer de l’argent, de la notoriété ou autres. C’est cela que Paul appelle des privations pour le salut d’une ou des âmes.
L’apôtre Paul a développé tout ce qui précède, pour dire que, si tu ne parviens pas à gagner le combat contre les adversaires intérieurs, tu ne pourras le gagner contre les adversaires extérieurs. Nous pouvons donc tous comprendre que notre moi, doit être maintenu sous nos pieds, afin de ne pas chercher à faire prévaloir nos intérêts lorsque ceux-ci sont mis en jeu, mais au contraire à les sacrifier, pour qu’une âme, même une seule, soit sauvée. Vous ne pouvez prétendre vouloir sauver toutes les âmes. Les gens qui sont généralement entourés des païens dont on leur demande de s’en séparer, n’ont pas besoin de se demander comment ils pourront être sauvés s’ils les abandonnent, ou comment pourront-ils écouter l’évangile s’ils les délaissent. Ils ne comprennent pas que par leur présence parmi eux, ils sont en train de compromettre le salut d’un ou de certains parmi eux qui peuvent être sauvés. En effet, c’est en se retirant carrément du lot qu’ils peuvent distinguer qui est de Dieu et qui peut donc les suivre.
Il faut que vous compreniez ce que Dieu veut de vous. Il veut que vous puissiez payer le prix. C’est ce que l’apôtre nous dit au verset 27, lorsqu’il précise qu’il traite durement son corps et le tient assujetti au nom de l’évangile, de sorte qu’en voulant sauver les autres, il soit finalement lui-même rejeté. Il est donc à craindre d’être rejeté lorsque l’on a cessé d’être rigoureux envers soi-même, c’est-à-dire quand on est devenu indulgent ou quand on ne combat plus vigoureusement contre sa propre personne. On aura aidé à sauver les gens tout au long de la marche chrétienne, mais à la fin, on pourrait être rejeté à cause de l’indulgence. Ce combat pour le salut des âmes et de ton âme, commence par le combat contre ton Moi. Tu ne dois donc pas être indulgent, tu dois au contraire traiter durement ton corps en t’imposant des abstinences et des privations ; tu dois abandonner tes privilèges, de sorte que, tout ce que tu dois faire, dire ou penser, soit tourné autour du progrès de l’évangile, autour de la foi de l’évangile. Lorsque tu veux agir ou parler, tu dois d’abord réfléchir pour voir si cela sera ou non un avantage pour l’évangile. Au cas où il s’avère que cela sera plutôt une entrave, tu dois t’abstenir de le faire.
Le chrétien ne doit pas vivre en l’air, il doit vivre en suivant ou en poursuivant un objectif bien précis. Il doit savoir où il va et ce qu’il fait, et comprendre que, tout ce qu’il fait ou dit, a des conséquences positives ou négatives sur l’évangile. Il doit donc toujours y penser, afin de pas agir ou faire n’importe comment. Il doit tout faire, en tant qu’esclave de Dieu, pour favoriser l’évangile par une conduite digne de celui-ci. Il doit tout faire à cette fin comme le dit l’apôtre Paul, afin d’y avoir part.
Lève-toi pour la prière !
Amen !
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