CONCRET DU SURNATUREL DU DIMANCHE 1er JUIN 2025, SUR LE THÈME : LES PRÉALABLES OU LES PRÉPARATIFS AVANT L’ENTRÉE EN CANAAN, ET LE SOUS-THÈME : LA VIE CHRÉTIENNE NORMALE (17ème partie)
Saisis dans des corps de jeunes gens, l’esprit de mort, l’esprit de famlah (sorcellerie de l’Ouest Cameroun) et l’esprit de ruse ont interpelé plusieurs fidèles. À partir de l’interrogatoire conduit par le révérend pasteur Caleb NGOA ATANGANA, s’est alors suivi un long dialogue dont voici la teneur :
– L’esprit de mort : pour la saison 3 du famlah, trois personnes sont sur la table du sacrifice, dans la famille DOUANGLA. La mère (veuve DOUANGLA) et ses deux frères (Willy et Fabrice) sont sur la liste, et on va choisir celui qu’on va manger parmi les trois.
– L’esprit de ruse : celui qui va chauffer va se dégager de notre emprise, celui qui va dormir, on va l’aider à dormir.
– Pasteur Caleb : appelez-moi Fabrice. Fabrice est-il là ?
– David : Fabrice n’est pas là.
– Pasteur Caleb : Où est-il ? Et Willy, où est-il ?
– David : ni Willy ni Fabrice n’est là. Ils sont tous les deux absents.
– Pasteur Caleb : appelez-moi Fabrice, pour lui au moins, on peut espérer. Mais pour l’autre, son cas est peut-être comme celui de NOUMBI Pierre dont on parlait tout à l’heure, disant que son cœur est ailleurs, dans une cage, quelque part.
– L’esprit de mort : c’est lui (parlant de Fabrice) qui a porté les dossiers Famlah des autres. Et maintenant il – s’amuse -. On va l’attraper !
– L’esprit de ruse : et il marche (Fabrice) avec moi, il fonctionne avec moi, il est rusé. Il faut lui dire de me laisser tranquille.
– Pasteur Caleb : Jésus a dit, la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens de ses richesses, de ses biens, fut-il dans l’abondance. Est-ce que Fabrice était là dimanche passé ? Où est-il allé aujourd’hui ? Où dis-tu qu’il est allé, madame ?
– Maman DOUANGLA : le matin, il m’a dit que la moto est gâtée, qu’il va d’abord aller au garage, puis au travail.
– Papa TATANG : pour le moment, Fabrice vient rarement aux cultes. On l’a appelé tout à l’heure, il n’a pas pris.
– Pasteur Caleb : qu’est-ce qui se passe ?
– L’esprit de mort : il y a des gens qui ne doivent pas s’amuser, quand ils voient l’histoire de leurs vies… Choisissez et donnez-nous une personne, on a déjà perdu le temps ici. Il y a un dernier cas concerné par le famlah. C’est l’ami de Famlah, c’est un petit garçon.
– Frère Samuel : bonjour papa, la dernière fois, on m’a fait comprendre que Fabrice a déménagé, qu’il a enlevé ses choses là où il vivait chez moi, il a seulement laissé les choses du frère DOUANGLA. Je l’ai approché pour lui dire que je vois, apparemment, qu’il est sorti. Il m’a dit qu’il n’est pas sorti, qu’il a juste enlevé ses choses, parce que son patron lui donné une chambre, là où il vit. Il a dit qu’il a seulement enlevé son lit, et qu’il est allé le poser là-bas. C’est ce qu’il m’a dit. Il m’a dit été dit que la chambre serait apparemment vide. Il l’a fermée, et il en détient les clés. Il m’a dit en retour qu’il n’est pas sorti de la chambre, qu’il est encore là. Je suis resté tranquille.
– Pasteur Caleb : c’est de la ruse.
– L’esprit de mort : il y a des gens qui ne doivent pas s’amuser, quand ils voient l’historique de leurs vies, mais il est là, il s’amure (Fabrice). Peut-on aller au dernier cas ? On est déjà fatigué.
– Papa TATANG : on vient de l’avoir, il dit qu’il est au travail, qu’il n’est pas connecté et ne peut pas arriver ici.
– Pasteur Caleb : quel travail ? Conduit-on les gens dimanche ? Wèh Seigneur ! Wèh Seigneur ! C’est qu’elle histoire ? Comment les gens peuvent-ils être attachés à ce niveau ? Fabrice ! Fabrice ! Oh Seigneur, ramène cet enfant !
– La mort : l’autre garçon dont je parlais est dans un champ, il travaillait d’abord avec ‘‘famlah’’, je veux dire avec le frère de Fabrice (frère Gaël), que vous avez aussi volé. Vois-tu, le petit garçon-là (frère Joël) fait partie des rares personnes qui ont coupé le cordon – avec les esprits familiers -, et qui ont le cœur à faire les choses… Maintenant, chaque fois que cela ne se passe comme il faut, il commence à pleurer et à se lamenter en cherchant x solution, c’est ainsi qu’il se reconnecte. Lui et son grand frère ont les mêmes problèmes, parce que quand il se lamente sur son passé, sur ce qu’il aurait pu faire ou avoir, il se reconnecte – aux esprits familiers -.
– Pasteur Caleb : laissez votre historie-là, lavez-vous-en les mains. Avancez avec Jésus… Je ne sais même pas si on a établi l’acte de naissance de Jésus. Pourquoi allez-vous vous soucier inutilement ? Laissez ce côté-là. Ces enfants ont eu des difficultés, étant dans une famille compliquée. Et c’est leur père qui a compliqué les choses.
– L’esprit de mort : tant qu’ils se connectent à leurs démons familiers, ils sont sous un joug de malédiction. C’est pour cela qu’ils ont intérêt à se déconnecter totalement. Leur père a consciemment fait toutes ces choses consciemment, des choses comme l’inceste et autres.
– Pasteur Caleb : leur père a mélangé, a bouleversé, a malaxé leurs identités.
– L’esprit de mort : ce petit garçon (Joël) sait qu’il y a des gens qui te cherchent, donc il a intérêt à s’arranger. Dès qu’on voit quelqu’un qui a un peu un bon cœur, qui veut bien faire les choses, nous allons contre elle, pour en finir avec elle. On attend le programme des obsèques. On vise quatre personnes. Nous devons prendre au moins deux sur les quatre.
– Pasteur Caleb : non, non ! On ne vous laisse personne. La personne qui peut se donner à vous, c’est NOUMBI Pierre.
– L’esprit de mort : ‘‘Famlah’’ (Fabrice) peut également se donner à nous.
– Pasteur Caleb : bon, on ne lui a pas encore parlé. Donc, son cas est au bénéfice du doute.
– L’esprit de ruse : il faut lui dire de me laisser tranquille. C’est avec qui marche
– Pasteur Caleb : il quitte de là où on l’héberge depuis des années, sans dire au revoir.
– La ruse : sais-tu pourquoi il a gardé les clés ? C’est pour revenir peinard, au cas où la situation cuit de l’autre côté.
– Pasteur Caleb : donc, il veut gagner des deux côtés. Samy, quand tu l’auras, dis-lui que j’ai dit qu’il rentre à la maison. Comment part-il s’allier à un pays, prétendant qu’il s’agit de travail, même les dimanches ? Je lui ai dit : comment peux-tu prendre un travail qui t’occupe les dimanches, chez un païen ? Samy, quand tu l’auras, dis-lui qu’il rentre à la maison.
– La ruse : ici, dans votre maison, vous ne payez pas bien. Vous payez mal, les païens payent bien.
– Pasteur Cale : que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? C’est l’âme qu’on doit d’abord préserver.
– La ruse : non ! On va d’abord à la chasse de l’argent. Pour préserver l’âme, il faut avoir la paix, il faut avoir l’argent.
– Pasteur Caleb : c’est Jésus qui est la paix. Ce n’est pas l’argent qui est la paix (…). L’amour de l’argent doit quitter son cœur.
– La mort : la personne sur qui nos efforts sont concentrés, c’est celui à qui on a fendu la tête (allusion au frère Valère MOUSSI, qui a récemment subi une opération neurochirurgicale). Si on te montrait le film qui se passe ! Quand il a repris service (frère Valère), il s‘est vraiment repenti, il voulait se relever. C’est là que le combat a commencé. On a notre chorale en bas (en enfer). Tu crois que qu’est-ce qui anime les veillées ? De la même manière que vous organisez les buffets quand une âme monte au ciel, c’est de la même manière qu’on organise les buffets quand une âme descend en enfer. Si on vous disait comment les choses ont été faites pour qu’on entre ici, les gens pour qui nous sommes venus sauront seulement combien l’heure est grave. Le cas urgent concerne celui qui a la tête en quatre (frère Valère), à cause de qui le Père d’en-haut (Dieu Créateur) nous a fait venir ici.
Vers la fin du culte, le révérend a conduit la prière en faveur de la famille DOUANGLA. Voici l’extrait de cette prière :
« Assemblée, nous sommes en guerre contre le monde des ténèbres, nous sommes en guerre (…). Prions pour la famille DOUANGLA. S’il te plaît Seigneur, épargne cette maman (veuve DOUANGLA), si elle part maintenant, qui va élever ces enfants ? S’il te plaît Seigneur, préserve-la. Que le famlah ne puisse voir ni elle ni ses enfants. Couvre-les avec le sang de Jésus. Merci Père saint, parce qu’ils sont invisibles à ces sorciers du village. Le sang de de Jésus les couvre. Tenez-vous par les mains, la maman et les enfants, faites une chaîne. Couvre-les avec ton sang, Seigneur. Que l’Esprit saint soit leur couverture. Couvre-les maintenant (Pfufffff !). Merci Seigneur ! Tu dois chauffer constamment, madame. La mort ne doit pas venir te chercher, elle sort d’où ? La mort ne doit plus être ton partage… Merci Seigneur ».
Finalement, le révérend a décapité l’esprit de famlah, l’esprit de ruse et l’esprit de mort, puis il les a tous chassés en enfer. Merci Seigneur.