Amen, alléluia !
Reste debout et prends ta bible ! Nous lisons aujourd’hui dans la première épître de Paul à Timothée, au chapitre 1er, du verset 12 au verset 17. Il est écrit : « 12Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère, 13moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; 14et la grâce de notre Seigneur a surabondé, avec la foi et la charité qui est en Jésus-Christ. 15C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. 16Mais j’ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d’exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. 17Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! Amen ! ».
PRIÈRE D’OUVERTURE À LA PRÉDICATION
Prions le Seigneur !
—Dieu trois fois Saint, nous te remercions pour ta parole de ce jour, ta parole de cet instant et de ce moment.
—Et nous te prions Seigneur, de permettre que le but pour lequel tu l’envoies ou la donnes, puisse s’accomplir dans nos vies.
— Oh Dieu, je prie que, du plus petit au plus grand, les enfants, les jeunes, les parents, Seigneur permets que ta parole puisse avoir de l’effet dans notre vie ; qu’elle puisse nous modeler à ton image.
— Merci Père Saint de le faire ! Au nom puissant de Jésus, nous avons prié !
— Amen !
Mon propos de ce jour vient à la suite de ce qui a été enseigné jeudi passé. Vous avez certainement compris par le texte ci-dessus que c’est la suite que nous entamions comme cela. J’ai dit en conclusion de mon intervention de jeudi que, lorsque le pardon des péchés est reçu de Dieu, le bonheur et la paix s’installent dans la vie du pardonné. Et nous avons vu que, ceux qui considèrent qu’ils n’ont pas beaucoup péché, ne peuvent pas voir leur réel état de pécheur, et se convertir authentiquement. En tant qu’humain, nous sommes tous en effet, des misérables pécheurs. C’est pourquoi nous avons besoin de sa grâce, de son pardon.
Nous devons savoir que nous ne faisons pas faveur à Dieu en lui obéissant et en le suivant. C’est une grâce que de le faire. Car Dieu n’a que faire de nous, dans la mesure où il peut continuer à fonctionner comme Dieu sans nous. Que nous nous repentions ou pas il reste égal à lui-même, cela ne lui ajoute rien et de lui enlève rien. Dans tout ce que nous faisons, c’est nous qui sommes gagnants ; il n’y a donc pas lieu de croire que, lorsque nous commettons des fautes, nous faisons une faveur à Dieu en lui demandant de nous pardonner. Nous ne lui faisons pas de faveur. Demander pardon à Dieu pour nos péchés, est ce que nous sommes supposés de faire tout naturellement. Nous devons normalement, lorsque nous avons commis des péchés, les reconnaître, les confesser, pour en obtenir le pardon de Dieu.
J’ai évoqué l’apôtre Paul jeudi passé au cours de mon enseignement et même pendant les délivrances prophétiques. C’est pourquoi j’ai voulu que nous lisions aujourd’hui ses propos afin de bien comprendre ce qu’il disait. Ce dernier était un religieux et forcément un moraliste, étant entendu que ce sont les religieux qui sont considérés dans la société comme ceux qui peuvent servir de modèles pour les autres, et leur montrer le droit chemin. En temps normal, si l’apôtre Paul mourait sans se repentir, il devant partir en enfer. Or, en temps normal aussi, le jour de son enterrement, il devait faire l’objet des éloges dans les témoignages des uns et des autres, question d’attester qu’il était un fervent croyant, qu’il n’y avait pas deux croyants comme lui. Les uns et les autres devaient témoigner qu’il était engagé au service de Dieu depuis sa tendre enfance jusqu’à sa vieillesse et sa mort, et que logiquement, il allait dans le repos éternel dans les bras de son créateur. C’est ainsi que le prédicateur du jour de son inhumation allait parler. Et pourtant, Paul lui-même savait dans son for-intérieur qu’il était loin d’être un modèle dans sa croyance en Dieu. Il le savait et il le dit dans ce texte que nous venons de lire, et dans bien d’autres.
Je suis persuadé que si l’on rendait témoignage de lui, on devait faire que des éloges. Mais, voici ce qu’il dit de sa bouche au verset 13 : « 13moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j’ai obtenu miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité ; ». Voyez-vous, l’apôtre Paul reconnaît qu’il était un blasphémateur. Or il se passait, ou mieux, il prétendait être un défenseur de l’intégrité de la parle de Dieu avant sa rencontre avec Jésus. Après que Jésus se soit révélé à lui, il avait découvert qu’il était un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Et il avoue qu’il agissait par ignorance. Les amis, l’ignorance n’est pas une bonne chose, parce que c’est elle qui entraîne l’incrédulité. L’apôtre Paul reconnaît ici qu’il était ignorant et forcément donc incrédule. Je dois relever ici que l’incrédulité s’assimile à la croyance. Ceux qui sont ignorants croient sincèrement en ce qui est négatif ou faux de toutes leurs forces et de toute leur énergie. L’ignorance n’est pas une bonne chose.
Au verset 15 où il est écrit ce qui suit, « 15C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. », il se prend comme le premier des pécheurs ; et déclare que Jésus Christ est venu sauver les pécheurs. En lisant cette déclaration de Paul, comment te considères-tu ? Te considères-tu comme quelqu’un qui n’est pas loin de Dieu, quelqu’un qui n’a pas beaucoup offensé Dieu, quelqu’un qui a toujours cherché Dieu ? Comment te considères-tu ? Je vous ai enseigné jeudi passé que, si l’on n’a pas compris ou considéré que l’on est très loin de Dieu, on ne pourra pas comprendre qu’il faut se rapprocher très près de lui, en te considérant comme un misérable pécheur. En effet, Jésus n’est pas venu sur la terre pour rien ou pour les justes. Il est venu sur la terre pour les pécheurs. Nous devons nous voir tel que Dieu nous voit, c’est-à-dire comme des misérables pécheurs. Comme l’apôtre Paul, nous devons nous considérer comme les tout premiers pécheurs que Jésus est venu sauver sur la terre.
Je souhaite par le présent enseignement que vous puissiez voir la gravité de notre perdition, de notre égarement, qui a donc nécessité la venue de notre Seigneur Jésus-Christ sur la terre pour nous apporter la grâce de Dieu et sa miséricorde. Pour un homme ordinaire qui avait par exemple vu Paul à l’œuvre, il allait dire qu’il était un exemple, et pourtant il était un égaré très loin de Dieu, qui ne méritait pas de servir de modèle. En lisant dans Philippiens au chapitre 3, au verset 8, on peut encore lire la suivante déclaration de lui : « 8Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, ». Ceux qui mettent leur confiance en la chair sont ceux qui ne peuvent pas voir la nécessité de recevoir le total pardon de Dieu, en reconnaissant leur total égarement. Au verset 7, l’apôtre Paul reconnaît et nous fait savoir que, tout l’activisme qu’il faisait en sa qualité de religieux, était pour son gain personnel. Tout ce qu’il faisait n’était que pour son pain quotidien et non pour Dieu, ni pour le ciel, ni même pour sa vie dans l’au-delà. Tout ce qu’il faisait, était pour sa chair et donc pour son MOI.
L’apôtre Paul trouvait son pain dans la religion, en défendant la religion. Il justifie tout le zèle qu’il manifestait par la recherche de son pain quotidien. Il a avoué qu’il était un homme violent, et donc un sanguinaire. Il vous souvient qu’il avait participé au meurtre d’Etienne. La bible nous le rapporte bel et bien. Or ceux qui le regardait de l’extérieur, le prenaient pour un ami intime de Dieu ; alors qu’il était un pur égaré, un perdu. Fort heureusement qu’il avait été rattrapé par Jésus-Christ qui avait ouvert ses yeux. Et comme vous le savez, avant que ses yeux ne s’ouvrent sur son égarement, il était d’abord tombé physiquement aveugle. Peut-être que plusieurs d’entre vous, avez besoin d’un tel processus afin que vos yeux s’ouvrent. Je crois que certains d’entre vous, vous avez besoin de tomber physiquement aveugles afin de recevoir le miracle de Dieu par lequel vos yeux du cœur s’ouvriront. L’apôtre Paul était un aveugle spirituel, mais il croyait qu’il voyait ; il croyait qu’il était le maître des ignorants. Il était tombé physiquement aveugle pendant qu’il allait persécuter les chrétiens. C’est après cet incident qu’il s’était donc converti. En même temps que ses yeux physiques s’ouvraient, ses yeux du cœur s’ouvraient. Peut-être je me dis, certains d’entre vous, avez besoin de connaître une telle expérience pour croire en Jésus. Car le miracle physique de délivrance de votre aveuglement pourra aussi entraîner la délivrance de votre aveuglement spirituel.
Plusieurs d’entre vous, vous avez encore les yeux totalement fermés à cause de la religion et la justification personnelle. Par l’esprit de religion, vous faites des choses en apparence, alors que vous n’avez pas la satisfaction en vous-mêmes. Vous n’avez pas la paix intérieure, mais vous trompez la vigilance des autres qui ne peuvent pas connaître le combat qui a cours au fond de vous. Dieu lui, connaît tout. Cher ami, tu dois constater ta perdition ou ton éloignement de Dieu et le danger de l’enfer qui te guète. Lorsque tu l’auras fait, c’est alors que tu pourras voir les bras de Jésus-Christ ouverts pour t’accueillir ; et que tu connaîtras la paix que procure le salut, et reconnaître que tu sors de très loin. Au terme d’un tel processus, tu ne pourras plus t’amuser avec ton salut. C’est ce que l’apôtre Paul avait expérimenté. Aussitôt que ses yeux s’étaient ouverts et qu’il avait confessé Christ, il avait commencé à témoigner de lui. Il n’avait pas attendu. Il avait directement commencé à témoigner de lui. C’est pourquoi je te pose la question de savoir si tu as déjà rencontré Christ. As-tu déjà rencontré Christ ? T’es-tu déjà rendu compte que tu es égaré et éloigné de lui ? As-tu déjà couru vers lui pour qu’il t’accueille ? Si oui, tu apprécieras cet acte et, tu ne pourras plus jamais le négliger. Je t’assure.
L’apôtre Paul se connaît comme le premier des pécheurs. Et toi, te considères-tu comme le premier des pécheurs ? L’apôtre Paul veut te faire comprendre ici que, tu ne dois pas te considérer comme dans la mêlée avec les autres. Tu dois plutôt te considérer comme étant seul, unique sur la terre, de sorte à admettre que, Jésus était venu uniquement pour te sauver. Cela suppose que, si tu avais été unique sur la terre, il serait toujours venu pour toi seul, pour te sauver. Ton comportement ne doit donc pas être fonction de celui des autres dans la société ou dans l’église. Tu n’auras pas besoin de regarder et considérer ceux qui s’amusent dans leur marche de foi, parce que tu les auras peut-être trouvés à l’église ou parce qu’ils auraient cru avant toi. Si tu te comportes de manière à regarder à gauche et à droite pour voir comment les autres se comportent, et les imiter peut-être, cela veut dire que tu ne sais pas ce que tu cherches. Je dis bien que, si tu sais que Jésus serait venu sur la terre pour te sauver, même si tu y étais tout seul, tu ne vas pas t’amuser ou te comparer aux autres par rapport à leur mauvais comportement. Tu règleras ton comportement sans tenir compte du leur, à l’effet de défendre le nom de chrétien que tu portes ; ayant à l’esprit que, le Grand Dieu a sacrifié son unique Fils pour toi. Tu ne pourras pas le décevoir.
Tu feras tout et tout pour te maintenir auprès de lui et pour aider les autres pécheurs qui sont dans le monde à revenir à leur Dieu créateur. Si tu considères que Jésus est venu mourir sur la terre pour toi seul en tant que pécheur, tu ne t’amuseras pas avec ton salut et, tu ne t’amuseras pas de même avec ta mission qui est d’aider les autres à se sauver. Lorsque je peux apprendre des histoires telles que ce qui s’est passé entre la sœur AMNE Géneviève et sa maman, je suis seulement dépassé. Je vous ai enseigné ici sur la famille chrétienne. Elle est une famille qui doit être un modèle où les parents éduquent les enfants dans les voies de Dieu. Les amis, il n’est pas bon qu’il y ait des tiraillements à la maison au sujet de l’éducation des enfants. Les tiraillements ne sont pas du tout bien à ce sujet. Les enfants doivent toujours être éduqués dans les voies du Seigneur. Nous avons pris du temps à parler de ce verset ¬de Proverbes 22 qui dit : « instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; quand il sera grand, il ne s’en détournera pas ». Je crois que cet enseignement est tombé dans les oubliettes comme nous n’en parlons plus. Les uns et les autres ne pratiquent plus cela. C’est cela qui s’est passé entre la sœur Géneviève et sa maman au sujet d’un enfant qui n’a pas fait ses tâches domestiques correctement.
L’enfant qui est la nièce de la sœur Géneviève a mal fait les tâches domestiques et, lorsque la sœur veut la rappeler à l’ordre, la grand-mère de l’enfant s’y oppose, comme pour protéger l’enfant, au point de mordre Géneviève au bras. Heuy, maman, maman, maman ! Lorsque j’ai lu le rapport sur cet incident, j’ai simplement compris que la maman est matérialiste. Elle méprise Géneviève parce que cette dernière ne lui rapporte rien, contrairement aux autres de ses enfants. Elle la méprise. Et pourtant dans leur maison c’est la sœur Géneviève qui est le flambeau du Seigneur. Et bien plus dans cette maison, tous ceux qui sont devenus chrétiens le sont devenus par elle. Elle est cependant regardée dans cette maison comme la dernière, parce qu’elle ne rapporte rien. Je dois dire à cette maman qu’elle est matérialiste. Maman, tu dois changer ; tu dois te convertir. Il faut te convertir. À la sœur Géneviève je dois dire qu’elle n’a pas besoin de se frustrer par rapport à cette situation. Et s’agissant de l’incident, tu n’avais pas besoin d’insister à la suite de l’intervention ou de l’interposition de la maman en faveur de l’enfant. Il fallait simplement comprendre que la maman n’a pas encore intégré cette notion de l’instruction des enfants dans les voies du Seigneur. Son comportement dans cet incident démontre bien qu’elle ne comprend pas encore grand-chose dans ce qui s’enseigne ici.
Et en ce qui concerne cette enfant qui n’a pas bien fait ses tâches ménagères, il faut continuer à avoir les yeux sur elle. Bien que cette maman ait dit qu’elle n’a pas mon temps, moi le pasteur, je te confie aujourd’hui l’éducation de cette enfant. Lorsque Géneviève a dit à la maman qu’elle va rapporter les faits au pasteur, elle lui a répondu qu’elle ne craint que Dieu, elle n’a pas le temps du pasteur. Je dois vous dire que j’ai pitié de vous, j’ai pitié de vous. Maman où connais-tu Dieu, où le connais-tu ? Vous marchez à genoux chez les faux prophètes au point de leur donner tout ce que vous avez chez-vous ; mais, lorsque vous arrivez ici où vous êtes instruits dans les voies droites du Seigneur, vous minimisez cela et méprisez le pasteur. Je redis à cette maman qu’elle doit se convertir ; et qu’elle doit cesser d’être matérialiste. Tu méprises ta fille parce qu’elle ne te rapporte rien, alors que c’est elle qui vous a montré la voie du Seigneur dans cette famille. Nous venons de comprendre que l’apôtre Paul faisait sa religion pour le gain. Tout ce que l’on peut faire dans un esprit de religion relève de la recherche du gain pour cette vie, pour l’instant présent. Or, nous venions d’être enseignés sur le sous thème de ‘‘travailler pour la nourriture qui subsiste et non pour celle qui périt’’. Mais jusqu’à présent les gens ne veulent pas comprendre que c’est pour cette nourriture qu’il faut travailler. Et, au lieu d’être respectés en tant que des ouvriers du Seigneur, ils sont plutôt méprisés, ceux-là qui travaillent pour cette nourriture qui subsiste pour la vie éternelle.
La réalité sociale est que ceux qui œuvrent pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, je veux dire les ouvriers du Seigneur, sont méprisés dans la société. Les gens les prennent pour des misérables, alors qu’ils passent leur temps à lire la bible tous les jours et à aller aussi à l’église tous les jours pour prier. Qu’est-ce que cela donne, et où est-ce que cela mène ? Ce sont là les remarques des gens qui ne connaissent pas Dieu. Je sais que la sœur a sérieusement été affectée par cet incident et, certainement des mauvaises pensées ont traversé sa tête, au point par exemple de regretter sa vie et son avenir. Tu n’as pas besoin d’avoir des mauvaises pensées ma fille. Concentre-toi sur ton Dieu. Je réitère que, même comme la maman a dit que je ne suis rien, je te confie exclusivement l’éducation de cette enfant. Sa grand-mère ne peut pas la conduire au ciel, elle n’est pas capable de conduire cette enfant au ciel. L’exemple qu’elle a montré indique clairement qu’elle ne peut conduire personne au ciel, à moins qu’elle ne change à la suite de mon présent propos. Nous devons travailler non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle.
Pour revenir sur le cas de Paul qui dit qu’il est le premier pécheur, chaque croyant doit se considérer comme le premier des pécheurs, à l’image de l’apôtre Paul ; et savoir qu’il a besoin du salut de Jésus-Christ, de son pardon et de son amour. C’est une telle compréhension qui permet de se donner à lui sans réserve ; c’est elle qui provoque en le croyant, l’engagement total à Christ. Lorsque tu comprends que tu étais tellement perdu et éloigné de Dieu, c’est alors que tu peux avoir un tel sursaut d’amour et d’engagement pour lui. Tu ne pourras pas t’amuser avec ton salut, que ce soit dans ton langage, ton comportement ou tes projets. Ce n’est que de cette manière que tu pourras servir ton Dieu comme il se doit. Bien évidemment si tu ne vois pas la gravité de ta perdition, tu continueras à fonctionner avec l’esprit de la religion. C’est le lieu de rappeler qu’il n’y a pas de petit péché, et que tous les péchés mènent à la mort. Je sais qu’il y a des gens qui me diront que l’apôtre Jean a dit que ce n’est pas tous les péchés qui mènent à la mort, mais il y a lieu de considérer le contexte dans lequel l’apôtre Jean avait parlé.
Il est d’ailleurs bon que nous consultions le propos de Jean à ce sujet, lorsqu’il enseignait qu’il faut prier les uns pour les autres. Il conseillait donc en cela que, si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, il faut prier pour lui, afin que Dieu le lui pardonne. C’est dans ce contexte qu’il avait dit que, il y a un péché qui mène à la mort, ce n’est pas pour celui-là qu’il demande de prier. Je crois qu’il évoquait là le péché blasphématoire qui est impardonnable alors que tous les autres sont pardonnables. L’apôtre Jean parlait de la mort immédiate, en référence au péché qui relève du blasphème contre le Saint-Esprit ; malgré que la bible enseigne que, « tous les péchés mènent à la mort ; mais le don gratuit de Dieu c’est la vie en Jésus-Christ notre Seigneur ». Tout compte fait, tous les péchés mènent à la mort, à la seule différence que, tous les péchés sont pardonnables à l’exception du péché du blasphème contre le Saint-Esprit. Voilà la différence qu’il y a à faire en la matière. Quand on a blasphémé contre le Saint-Esprit, personne ne peut demander son pardon, y compris Jésus. Il est incapable de demander le pardon pour celui qui a blasphémé contre le Saint-Esprit. Cependant tous les autres sont pardonnables, mais conduisent à la mort lorsqu’ils ne sont pas reconnus, confessés et abandonnés. Et comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, il n’y a pas à les quantifier ou à les qualifier de petit péché, péché moyen ou grand péché. Le péché c’est le péché.
Je vous dis à ce sujet que, celui qui vole un stylo comme celui que je tiens en mains, et celui qui vole des milliards comme il y en a au Cameroun, sont tous des voleurs au même titre devant Dieu. Si l’un et l’autre refusent de se repentir, de confesser et de restituer, et qu’ils meurent, ils se retrouveront en enfer au même endroit. Voyez-vous la différence, l’un aura volé un stylo qui coûte cent (100) francs, alors que l’autre aura volé des milliards de francs ? Voilà ce qu’il y a avec Dieu ; voilà ce qui est à comprendre dans le péché ! Il n’y a donc pas à se comparer à quelqu’un d’autre pour dire que, celui-ci a beaucoup péché, alors que l’autre n’a péché qu’un peu. Une telle appréciation du péché est une grave erreur. J’aimerais que le voile quitte de vos yeux au sujet de l’horreur du péché devant Dieu. Comme je viens de parler du vol, c’est la même chose qui se passerait dans le cas de la fornication, et même de tous les autres péchés. Si quelqu’un fornique une seule fois et ne s’en repent pas jusqu’à sa mort, il se retrouvera en enfer au même endroit que celui qui aura passé toute sa vie à forniquer. Il n’est pas question de penser que toi tu ne serais allé qu’avec une seule femme ou un seul homme, alors que l’autre serait allé avec mille femmes ou mille hommes. C’est le même jugement qui vous attend, et vous vous retrouverez au même endroit en enfer.
Les amis, ce n’est pas la quantité ou la nature du péché qui compte ; c’est l’acte commis qui constitue le péché devant Dieu. Vous devez donc abandonner le péché, en considérant qu’il est grave et laid. C’est alors que vous pouvez apprécier le pardon de Dieu, pour ne plus jamais rentrer dans le péché, ou dans vos vomissures. Car le pardon de Dieu confère le bonheur et la paix du cœur dont nous avons parlé jeudi, en nous référant au psaume 32. Ce bonheur est tel que vous ne pouvez ne pas le partager avec les autres, car en fait, l’évangélisation vraie émane d’un cœur qui a reçu le pardon de Dieu. C’est la joie que vous éprouvez qui pousse à vouloir partager aux autres ce que l’on a reçu comme expérience du pardon. Il est peut-être indiqué de relire le psaume 32 que je viens d’évoquer. Ce psaume dit ce qui suit aux versets 1 et 2 : « Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné ! 2Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! ». Le bonheur que l’on reçoit est tel qu’on ne saurait le garder pour soi. Et un tel témoignage servirait à délier ceux qui sont tenus par les liens du péché. Ils sauront comment obtenir le pardon de leurs péchés respectifs.
Si au contraire on ne voit pas la gravité de ses péchés qui auront été pardonnés, le témoignage que l’on peut faire ne sera pas suffisamment saisissant pour porter des fruits. Il sera sans impact. Ce serait comme si l’on disait à quelqu’un : « j’ai été pardonné de mes péché, mais je n’étais quand même pas, ou tout de même pas, un mauvais garçon ou une mauvaise fille ; ou alors j’ai reçu le pardon de mes péchés, il est vrai que je n’avais pas beaucoup péché… ». De tels propos ne peuvent aider personne ; ils ne peuvent pas changer quelqu’un. C’est pourquoi je viens de vous dire que le péché, c’est le péché. Celui qui a commis un seul et celui qui en a commis mille sont identiques devant Dieu, et ils ont tous besoin du même pardon. Et c’est la reconnaissance du degré élevé de tes péchés, leur gravité, qui te vaudra le degré élevé d’amour pour ton Dieu. Je prie que vos yeux s’ouvrent sur cette vérité, afin que vous puissiez apprécier le pardon de Dieu et son amour. Seigneur ouvre leurs yeux, ouvre les yeux de chacun s’il te plaît !
Amen !