[:fr]Alléluia !
Reste debout pour la lecture du texte biblique introductif du message de ce matin ! Nous poursuivons l’enseignement de jeudi ce matin, qui s’inscrit lui-même dans la suite de la série portant sur les principes de Christ. Nous lisons donc dans Colossiens au chapitre 3, les versets 1 à 11, comme suit :
« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous. »
Depuis jeudi passé, nous voyons comment l’homme nouveau peut se maintenir nouveau en nous. Nous avons donc appris qu’il doit être renouvelé ; ce qui signifie que l’homme nouveau se renouvelle. La question pertinente à se poser était de savoir ce qui renouvelle donc cet homme nouveau en nous. C’est ce que nous voyons depuis jeudi passé, 08 septembre 2022. Nous avons ainsi découvert que, c’est la parole de Dieu qui renouvelle l’homme nouveau. C’est par la parole qu’il a été récréé, et c’est aussi par la parole qu’il grandit. La conséquence logique en est que, dès qu’on est sevré de la parole de Dieu, le vieil homme refait surface et se réinstalle en nous. Il convient à ce sujet de relire le dernier texte que nous avons consulté jeudi passé.
Il s’agit du livre de Jacques au chapitre 1. Nous n’y lisons cependant que les versets 22 à 25 où il est écrit : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité. ». La fin de ce texte est très intéressant. Il dit que « celui-là sera heureux dans son activité ; celui-là sera prospère dans son activité ; celui-là réussira dans son activité ».
L’apôtre parle de celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre. C’est celui-là qui sera heureux dans son activité. C’est donc quoi la parole de Dieu ? La parole de Dieu, c’est l’ensemble de ses commandements, ce sont ses prescriptions ou ses préceptes. Et nous savons en cela que Dieu a résumé sa parole dans le livre d’Exode au chapitre 20, où il est question des dix commandements. Bien que les dix paroles contenues dans Exode 20 aient été condensées dans les évangiles par Jésus-Christ, il est constant que, les dix paroles prononcées par Dieu dans Exode 20, sont ce que Dieu veut que nous puissions respecter.
Tout le reste que nous pouvons lire par les apôtres, comme ce que nous venons de lire dans Colossiens 3, relèvent des détails et des commentaires, et même des explications pour ceux qui sont durs à comprendre. Lorsque Paul dans Colossiens dit par exemple qu’il faut faire mourir les membres qui sont sur la terre, tel qu’il les cite au verset 5 de Colossiens 3, il parle des choses dont les dix commandements ont déjà parlé. Il s’agit de : « l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. ». Ce sont les dix commandements de Dieu dont il parle de façon détaillée. C’est de même lorsqu’on parle de la fornication et de l’impudicité dans le livre de Corinthiens. C’est l’apôtre Paul qui en parle dans 1 Corinthiens au chapitre 6, versets 9 à 10. Voici ce qu’il dit : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. ». Il parle ici du péché sexuel de façon différente et classifiée, faisant la différence entre l’adultère, l’impudicité ou fornication et autres. Il s’agit là toujours du même péché sexuel qui est inscrit dans les dix commandements de Dieu, lorsqu’il est dit : « Tu ne commettras point d’adultère ».
Il devient aisé de comprendre que la parole de Dieu, c’est d’abord les dix paroles marquant les dix commandements de Dieu, que l’apôtre Jacques appelle ici la loi de Dieu au verset 25 du texte que nous venons de lire. C’est la loi de Dieu qui est sa parole constituée par les commandements ou les ordonnances. C’est cette loi que nous sommes appelés à pratiquer pour pouvoir renouveler le nouvel homme. Et quand nous plongeons nos regards sur cette loi, avec persévérance, c’est alors que nous pouvons réussir dans notre activité. C’est donc avec persévérance qu’il faut se rappeler de ce que Dieu a enseigné et ce qu’il nous demande de faire, ou ce qu’il nous interdit de faire. Nous devons toujours nous en rappeler jusqu’à ce que nous quittions cette terre, ou alors jusqu’à ce que la trompette sonne. Le croyant est donc appelé à marcher comme Dieu l’exige au quotidien. Souvenons-nous que la chrétienté se révise à la seconde. Ne l’oubliez pas.
En définitive, nous comprenons que c’est la parole de Dieu ainsi définie, qui permet à la nouvelle nature du croyant, qui est l’homme nouveau, de se renouveler. L’homme nouveau est appelé à se renouveler. Il se renouvelle dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Il est donc à conclure que, si le croyant n’apprécie pas la parole de Dieu, celle-ci ne peut rien faire dans sa vie. Il pourra la lire tout le temps et même matin, midi, soir, sans qu’elle impacte réellement sa vie. Il y a bien des gens qui lisent ainsi la Bible plusieurs fois par an, sans que cela ait un impact sur eux ; pour la simple raison qu’ils n’apprécient pas la parole de Dieu. En terme d’appréciation de la parole de Dieu, l‘erreur généralement commise par les uns et les autres est que, ils apprécient ce qui leur plaît dans la parole lue, et ils rejettent ce qui ne leur plaît pas. La parole de Dieu doit être appréciée dans sa totalité. Il n’est donc pas question pour le chrétien de pratiquer ce qui l’arrange et de rejeter ce qui ne l’arrange pas. Il rejette la partie de la parole qui ne les arrange pas !
Plusieurs chrétiens le font. Et c’est à ceux-là que Jacques parle dans ce texte en étude, lorsqu’il dit au verset 22 que : « Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. ». Nous déduisons ici qu’il y a bien des gens qui peuvent écouter la parole, qui peuvent la lire, mais, sans que celle-ci influence leur vie ; parce que ceux-ci ont des faux raisonnements. Évidemment, quand on a des faux raisonnements sur la parole de Dieu reçue, on ne peut pas l’apprécier ; et comme on ne l’apprécie pas, elle ne peut rien accomplir dans sa vie. Je vous dis la pure vérité que, c’est notre appréciation de la parole de Dieu qui permet que nous puissions connaître le changement ou la transformation qui rend semblable à Dieu ou qui nous rend à son image. Nous devons apprécier la parole de Dieu même si elle nous fait mal, ou même si nous n’avons pas encore vu quelqu’un faire ce qui nous est demandé. Et même, nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas vu quelqu’un faire ce qui nous est demandé par Dieu, puisque nous avons des gens comme Jésus-Christ, les prophètes et les apôtres qui nous ont précédés. Le chrétien n’a donc pas d’excuses aujourd’hui de dire qu’il n’a pas de modèle ou d’exemple.
Le chrétien des temps présents n’a pas d’excuses à donner pour justifier pourquoi il ne respecte pas ou ne pratique pas la parole de Dieu dans un domaine donné. Aucun ne peut dire qu’il a des excuses pour dire pourquoi il fait ce que Dieu interdit. Aucun ! Nous avons des exemples dans la Bible. Elle contient tout. Dieu est tellement bon et fidèle ! La vie de tous ceux qui ont marché avec lui est décrite de façon détaillée dans la Bible tant du côté positif que du côté négatif. Tout a été dit sur eux, de ce qui était positif, passable ou négatif dans leur vie. Tout nous a été dit pour nous servir d’exemple. Le Chrétien du XXIe siècle est un chrétien qui devrait être plus efficace que les chrétiens de tous les autres temps. Lisons un peu dans 1 Corinthiens au chapitre 10 ! L’apôtre Paul, en parlant aux Corinthiens, leur avait pris l’exemple de ce qui était arrivé à l’assemblée d’Israël avec Moïse dans le désert. Lisons son propos du verset 1 au verset 13 :
« Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert. Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu. Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir.
Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. ».
Nous notons au verset 5 que, la plupart des enfants d’Israël périrent dans le désert parce qu’ils ne furent pas agréables à Dieu. Or, ils avaient tous le même encadrement, et vivaient les mêmes expériences. On comprend qu’ils ont péri, parce qu’ils ont enfreint la loi de Dieu. C’est cela qui les avaient fait tuer dans le désert. En nous référant à ce qui est dit au verset 6, je confirme que le chrétien de notre époque n’a pas d’excuses à donner, parce que nous avons des modèles ou des exemples qui nous ont précédés, à la fois dans l’ancien et le nouveau testament. La même parole de Dieu qui leur avait été adressée, est la même qui nous est adressée aujourd’hui ; les commandements qui leur avaient été donnés sont les mêmes qui nous sont donnés aujourd’hui.
Si parmi ces enfants d’Israël et les autres personnages pris en exemples avaient pu pratiquer la parole de Dieu, nous aussi aujourd’hui, sommes capables de pratiquer la même parole. L’apôtre Paul a écrit ce texte il y a plus de deux mil an. Et lorsqu’il dit au verset 13 que : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. », on comprend que ce qu’il dit est plus applicable à nous autres qui sommes parvenus à la fin des siècles. La loi de Dieu, ses commandements, sont les mêmes pour tous ses enfants. Ce sont eux que nous devons appliquer, pour voir l’homme nouveau se développer et se renouveler en nous. Il est question de maintenir et garder en nous l’image de Dieu en termes de sainteté et de pureté par l’application de ses commandements.
Lorsque donc, le chrétien prend ce qui lui plaît des commandements de Dieu, et il rejette ce qui ne lui plaît pas, celui-ci est en train de ternir l’image de Dieu en lui, en même temps qu’il fait ressusciter le vieil homme. Laissez donc les faux questionnements et les faux raisonnements de côté, et bornez-vous à appliquer les commandements de Dieu. Voyez-vous, c’est ce qui est négatif qui attire le plus les gens. Lorsqu’on entend les gens raisonner, ils le font davantage par rapport à ce qui est négatif pour se justifier ou pour expliquer leur faute ; cela est généralement en rapport avec d’autres enfants de Dieu ou d’autres prétendus enfants de Dieu qu’ils auraient vus en faute. Et pourtant, ce que nous venons de lire dans 1 Corinthiens 10, a été écrit afin que nous ne puissions pas commettre les mêmes fautes que celles commises par les gens qui nous ont précédés. Je vous dis bien que, c’est pour que nous puissions éviter les erreurs commises par les autres, que Dieu a permis que tout soit relaté dans la Bible, autant le positif que le négatif, autant leurs moments de faiblesse que leur moment de grande lucidité.
Nous autres dans notre temps, nous devons chercher à imiter, à copier et à ne pratiquer que ce qui est positif. C’est la recommandation que nous fait l’apôtre Jacques dans le texte que nous étudions. Il n’y a qu’à relire les versets 22 à 25, pour y noter que, l’application de la parole de Dieu qui nous est demandée, n’est pas pour un temps limité, c’est-à-dire pour quelques jours, quelques mois, ou pour quelques années. Elle est prescrite et exigée jusqu’au bout. C’est pourquoi le verbe « persévérer » est opportunément employé au verset 25. Nous ne devons pas nous fatiguer et nous relâcher pour dire à un moment donné que nous avons beaucoup fait, que nous avons beaucoup gardé la parole depuis tant d’années, et finalement décider de prendre donc du repos. Non, il n’y a pas de repos à prendre dans la pratique de la parole de Dieu, en matière d’obéissance à Dieu ou en matière de foi plus globalement. J’emploie le concept de l’obéissance ici à dessein pour dire que, la pratique de la parole de Dieu se résume en l’obéissance, l’obéissance aux prescriptions de Dieu. En effet, l’obéissance est égale à la foi ; alors que la désobéissance renvoie à l’incrédulité, la rébellion et la résistance.
Nous sommes appelés à la foi, et donc à l’obéissance aux commandements de Dieu. L’oubli dont parle l’apôtre Jacques ici, lorsqu’il mentionne « l’auditeur oublieux », ne veut pas dire qu’on ne sait pas ce qui est dit ou ce qui est demandé. L’oubli ici s’entend qu’on a refusé de faire ce qui nous a été demandé de faire. Lisons à ce sujet dans 1 Pierre au chapitre 1, et lisons les versets 22 et 23 : « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur, puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. ». Ce texte nous dit que les âmes sont purifiées ou sanctifiées quand on obéit à la vérité. On ne peut donc pas connaître une vie de sanctification si on n’est pas obéissant ; les rebelles et les désobéissants aux commandements de Dieu, ne peuvent pas connaître la vie de sanctification. On peut donc dire sans se tromper que : obéir c’est se sanctifier. De même, selon ce qui est écrit au verset 22, les gens qui n’obéissent pas à la parole ou aux commandements de Dieu, ne peuvent pas avoir un amour fraternel sincère.
Souvenez-vous que la Bible dit que Dieu est amour. Étant donc donné que c’est par la parole de Dieu qu’on a la nature de Dieu, c’est-à-dire qu’on est transformé à son image, c’est aussi lorsqu’on a sa nature qu’on peut avoir l’amour fraternel sincère. Si l’on n’est pas transformé à la nature de Dieu, si l’on n’est pas à l’image de Dieu, évidemment, on ne saurait avoir l’amour fraternel. L’image de Dieu en le croyant est l’image de l’amour. Cette image ne saurait être en lui, s’il n’est pas obéissant à la parole de Dieu qui confère la nature de Dieu et donc l’amour. Les amis, comprenez que, lorsque vous rejetez toute ou partie de la parole de Dieu, vous avez mis un frein à votre transformation et donc à votre ressemblance à Dieu. Vous ne pourrez plus fonctionner dans l’amour, dès que vous n’obéissez pas à un seul aspect des prescriptions ou des commandements de Dieu, vous ne pouvez plus avoir de l’amour fraternel. L’amour est la nature de Dieu, et c’est cette même nature que nous devons avoir, pour lui être donc semblables. La condition pour cela est d’apprécier la parole de Dieu dans sa totalité ou entièrement. Je vous dis bien que, c’est lorsque nous apprécions la parole de Dieu, dans tous ses aspects, que sa nature autrement appelée l’amour, s’imprègne en nous.
Il y a bien des gens qui peinent à aimer comme Dieu, mais qui prétendent être chrétiens. Nous comprenons que de telles personnes sont des rebelles qui n’acceptent pas la parole de Dieu, ou alors certaines parties de la parole de Dieu. Il convient de dire que, nous sommes appelés à accepter et à apprécier toute la parole de Dieu, pour que nous soyons empeignés de la nature de Dieu qui est l’amour. Dire donc qu’on aime les gens et que l’on aime Dieu, n’est pas de simples mots à prononcer, ce n’est pas de simples paroles. Cela doit être sincère et venir du fond du cœur. Je souhaite que vous lisiez bien 1 Corinthiens 13, à l’effet de bien comprendre la nature de l’amour. Il serait vraiment intéressant pour vous autres qui vous dites chrétiens et qui prétendez que vous aimez, de relire 1 Corinthiens 13, pour comprendre ce que veut dire aimer. Vous pourrez être surpris de découvrir que vous n’avez pas la nature de l’amour. Le verset 23 du texte de 1 Pierre 1 nous confirme que, c’est la parole vivante de Dieu qui nous régénère et nous renouvelle. Vous devez en conséquence appliquer cette parole et celle qui vous est enseignée de sa part. C’est elle qui permettra à la nature de Dieu, c’est-à-dire l’amour, de s’imprégner en vous.
N’étant pas sûr que les uns et les autres iront effectivement lire 1 Corinthiens 13 comme je le demande, je veux que nous le lisions tous ensemble maintenant, pour conclure le message d’aujourd’hui. Voici ce qui y est écrit par l’apôtre Paul pour dire ce qu’est l’amour autrement appelé la charité, du verset 1 au verset 8 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse ; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. ». On pourrait reprendre les versets 4 à 7, en remplaçant le mot charité par celui de l’amour. Cela reviendrait à dire : « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; ».
Lorsqu’on a la nature de Dieu, voilà les choses qu’on doit faire ou qu’on doit s’interdire de faire ! Du verset 4 au verset 7, nous découvrons comment la nature de Dieu, c’est-à-dire l’amour, doit se manifester en nous. L’amour de Dieu n’est donc pas le genre dont vous parlez là-bas dehors. J’allais dire que l’amour des humains est un amour intéressé, contrairement à l’amour de Dieu, qui est ce que nous venons de lire à savoir : patient, bon, pas envieux, pas vantard, sans orgueil, pas malhonnête, ne cherche pas son intérêt, etc. Vous savez tous que, la plupart des relations que vous avez voulues tisser, sont pour votre intérêt et non pour l’intérêt de celui avec qui vous tissez la relation. Nous notons donc que, la plupart n’agissent pas par amour selon Dieu ; ils agissent plutôt par égoïsme. C’est l’égoïsme qui gère la plupart des humains ; et malheureusement aussi la plupart de ceux qui s’appellent chrétiens. Ils ne poursuivent que l’intérêt personnel.
Je poursuivrais en disant que l’amour ne s’irrite point, ni ne soupçonne point le mal. Le cœur de Dieu c’est le cœur d’amour, que le chrétien doit avoir. Vous devez avoir ce genre de cœur. Et pour se faire, vous devez obéir à toutes les prescriptions de Dieu. Si ces prescriptions manquent dans votre vie, même en partie, vous verrez que vous manifesterez le contraire de ce que l’amour selon Dieu, manifeste. Vous en serez le contraire parce que la parole de Dieu ne demeure pas en vous. Car si elle demeurait en vous, elle allait transformer votre cœur dans tous les aspects. Il n’y a pas d’effort personnel à fournir pour cela. Il est juste question de dire : « Seigneur, je fais comme tu as demandé de faire » ; et vous le faites sans résistance aucune. Et ceci s’applique dans tous les domaines de la vie chrétienne, sans exception. C’est alors que l’amour de Dieu, sa nature s’installe en vous, et vous êtes ainsi moulés à l’image de Dieu le créateur. Je dois insister à dire que l’image de Dieu, concrète et perceptible, c’est l’amour ; un amour qui ne cherche pas son intérêt, un amour volontaire et gratuit, un amour qui aime ceux qui ne sont pas aimables.
Cet amour n’est cependant pas à confondre avec l’indulgence. Dieu aime, et comme il aime, c’est aussi comme cela qu’il punit et châtie ceux-là qu’il aime pour les rectifier. Il ne s’agit donc pas de l’indulgence, ni du laisser-aller. Ce sont ceux qu’il aime qu’il traite aussi durement, parce qu’il voudrait qu’ils soient réellement comme il désire, comme son cœur. Ne confondez donc pas la parole de Dieu avec l’indulgence. L’amour de Dieu c’est la sévérité, non parce qu’il veut détruire, mais parce qu’il veut bâtir et construire. C’est cette nature que nous devons avoir, et, devons en conséquence, accepter la parole de Dieu et l’apprécier lorsqu’elle nous est adressée, afin qu’elle nous régénère par renouvellement de l’homme nouveau que nous avons reçu à notre conversion qui est la nouvelle naissance.
Pensez-y ! La parole de Dieu est ce qui nous revêt de la nature de Dieu qui est elle-même l’amour, selon ce que nous avons lu dans 1 Corinthiens 13 ; toute chose à ne pas confondre avec l’indulgence ou la tolérance. Car Dieu n’est pas indulgent. Il punit sévèrement ceux qu’il aime. Que Dieu vous donne la grâce de saisir cette parole, et de vous laisser transformer par elle, afin que vous ayez toujours sa nature, et être de la sorte à son image !
Amen !
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