[:fr]Alléluia !
Reste debout et prends ta Bible ! Nous parlerons aujourd’hui à la suite de cet enseignement portant sur le renouvellement de l’homme nouveau en le chrétien. Nous avons vu que c’est la parole de Dieu qui régénère l’homme nouveau en le chrétien, et c’est lui qui le renouvelle également. Il le renouvelle afin qu’il soit et demeure à l’image de Dieu qui l’a créé. Et l’image ou la ressemblance de Dieu c’est l’Amour. L’Amour est quelque chose que le diable ne peut jamais faire. Il ne peut jamais aimer. Il est donc ainsi clair que, si vous n’aimez pas, clamez-vous enfant de Dieu, mais vous ne l’êtes pas. Vous n’êtes pas enfants de Dieu tant que vous n’aimez pas, tant que vous n’avez pas l’Amour, le vrai Amour, tel qu’il est décrit dans 1 Corinthiens 13.
En étudiant donc l’Amour selon 1 Corinthiens 13, nous avons vu, qu’il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil. Nous y avons découvert que, ce qui poussent les gens à l’orgueil, c’est la pensée que, ils sont à l’origine de leur beauté, leur richesse ou autres. Ils ignorent que nous n’avons rien apporté sur la terre ; nous ne sommes propriétaire de rien, et que, tout ce que nous pouvons même avoir, nous l’avons reçu de Dieu pour l’intérêt commun. C’est alors que le devoir a été donné à chacun de répondre droitement à ces trois questions, à savoir : « qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? ». C’est à ce niveau que nous nous trouvons, précisément à ces versets bibliques que je m’en vais lire en guise d’introduction au message de ce matin. J’ai voulu rafraîchir la mémoire des uns et des autres par ce rappel, et éventuellement permettre à ceux qui nous suivent pour la première fois, de comprendre de quoi nous parlons.
Nous lisons ces versets dans le livre de Jacques, au chapitre 1, du verset 16 au verset 22, pour poursuivre le message de jeudi passé : « Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. ».
Nous n’avons rien de propre, nous n’avons rien que nous n’avons pas reçu. Tout ce que nous pouvons donc avoir est un don. Nous avons par exemple parlé de Jean-Baptiste l’autre jour. Des gens étaient allés à ce dernier pour lui dire que, « Jésus qu’il avait baptisé, baptisait déjà les gens plus que lui ; et que tous vont à lui pour se faire baptisés ». Ils avaient voulu le pousser à l’envie, à la jalousie, à la comparaison, sans savoir qu’ils s’adressaient à un véritable esclave de Dieu qui savait se mettre à sa place. Si tu ne sais pas te mettre à ta place, tu seras toujours frustré ou alors, tu seras toujours gonflé. Lorsqu’on n’est pas en effet à sa place, on est forcément gonflé outre mesure ou alors on est frustré. On sera gonflé parce qu’on estime qu’on a ou qu’on est ce que l’autre ou les autres n’ont pas ou ne sont pas ; et évidemment frustré, lorsqu’on estime qu’on est ou qu’on a moins que l’autre ou les autres. Le vrai chrétien n’a pas de raison d’être frustré de la sorte ou d’être gonflé de la sorte, quelque soit sa condition, et quelques soient les circonstances. Sa condition doit le laisser à « la même température, à 37°. Qu’il ait ou qu’il n’ait pas, il doit rester à 37°, c’est-à-dire à la même température.
Les amis, il vous faut comprendre que vous perdez assez de temps à vous-mêmes, mais aussi à Dieu, lorsque, étant chrétiens, vous vous battez pour vous positionner, pour montrer aux gens que vous avez existé, et que vous n’étiez pas rien. Vous vous battez pour rien, si vous vous battez pour prouver aux autres que vous n’êtes pas nullards, ou que vous n’avez pas échoué ; vous vous battez pour rien, si voulez prouver votre existence et vos capacités. Vous vous battez pour rien dans la mesure où vous vous battez pour vous-mêmes, et non pour donner gloire à Dieu. De tels combats sont pour vous-mêmes, même si vous y impliquer Dieu en priant qu’il vous bénisse et vous assiste dans vos luttes, dans vos combats, dans vos luttes de positionnement.
Même si vous prétendez que vous priez pour que Dieu vous soutienne, celui-ci n’y est pas, il n’est pas dans vos combats. Comme je le disais jeudi au sujet du pharisien dont nous avons parlé dimanche d’avant, le pharisien qui était allé prier au temple, ce dernier qui avait pourtant respecté les préceptes de sa religion toute sa vie durant n’était pas avec Dieu, ou alors Dieu n’était pas avec lui. Tout ce qu’il avait fait, il l’avait fait pour lui-même et donc pour rien puisque cela ne donnait pas gloire à Dieu. C’était donc pour lui-même qu’il le faisait. Dieu n’avait rien à voir avec la vie de cet homme qui se voyant pourtant lui-même juste, correct et honnête plus que tous les autres hommes de son temps. Il vantait ses mérites devant Dieu, et devant le publicain qui priait aussi à côté de lui.
Ce pharisien ignorait que, tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nous l’avons reçu et, n’avons donc pas le droit de nous présenter et nous montrer par nous-mêmes comme étant les meilleurs. Nous n’avons rien de propre par nous-mêmes et ne sommes rien de propre par nous-mêmes. Nous avons tous reçu tout de celui-là qui nous a créés, et nous devons le reconnaître comme celui qui nous a donné ce que nous avons, et nous effacer pour que ce soit lui qui se voit et en prenne gloire. Le chrétien doit être quelqu’un de totalement effacé dans cette vie. Il n’a rien à revendiquer, à réclamer, à prévaloir ou à clamer. Il doit se rappeler le verset 17 du texte ci-dessus que nous avons lu, et où il est écrit : « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. ». C’est du Père des Lumières que nous vient toute grâce excellente et tout don parfait. Lorsque c’est Dieu qui donne quelque chose, cela est excellent et c’est parfait. Chez Dieu, il n’y a pas de changement, de variation ou de regret d’avoir fait, ou d’avoir donné. Il ne regrette pas. Il ne se repent pas de ses dons ni de son appel, comme cela est écrit dans le livre aux Romains.
Il ne manque rien à Dieu. Lorsqu’il donne il ne regrette pas. Si le bénéficiaire du don l’utilise bien, il est glorifié, et s’il l’utilise mal, il est toujours glorifié ; rien ne change dans la nature de Dieu par rapport à notre comportement à nous. Rien ne change en lui. Il le dit bien dans Malachie où il est écrit qu’il est le même, il ne change pas. Au contraire, c’est nous qui profitons lorsque nous faisons comme il nous le demande ; et c’est aussi nous qui perdons quand nous ne faisons pas comme il nous demande de faire. C’est bien l’homme qui est le gagnant ou le perdant face au respect ou non de la parole ou des recommandations de Dieu. Rien ne change chez-lui, par rapport à ton comportement. Il demeure le même. Cher ami, toi qui es dans les regrets d’avoir perdu certaines grâces, tu l’es inutilement, car, si ces grâces étaient pour toi, tu allais les recevoir, si ces dons étaient pour toi, tu allais les recevoir. Si le ciel a prévu que tu devais recevoir des dons et des grâces spécifiques, tu devais les recevoir. Tu ne dois donc pas être dans les regrets d’en avoir perdu. Il est inutile d’être dans les regrets dans la mesure où toute grâce et tout don parfaits descendent d’en haut. C’est Dieu qui donne.
Si tu as raté des opportunités dans ta vie, ou si tu en rates en ce moment, ne reste pas là à te plaindre, à te lamenter, à les pleurer et à les regretter. Tu ne dois pas les pleurer, comprenant qu’elles n’étaient pas pour toi. Et comme je le disais déjà jeudi passé, lorsque tu as reçu une grâce ou une bénédiction, il ne revient pas à toi de bagarrer de toutes tes forces pour la conserver, te souvenant que tu n’as rien fait pour l’avoir d’une part, et que tu ne peux rien faire pour la conserver d’autre part. Tu ne peux rien faire pour la conserver. Je te dis que tu ne peux rien faire. Il faut que tu le comprennes aujourd’hui, afin d’entrer dans le repos de Dieu. Il faut que tu le comprennes enfin, pour entrer aujourd’hui dans le repos de Dieu. J’aimerais vraiment que plusieurs d’entre vous entrent dans le repos de Dieu aujourd’hui, avant que nous entamions le séminaire du mois d’octobre qui commence jeudi prochain. Vous devez entrer dans le repos de Dieu, car le temps dans lequel nous sommes, est celui où chaque enfant de Dieu doit être concentré à travailler pour son Dieu, à l’effet de faire entrer la moisson. C’est le temps du réveil spirituel.
Nous perdons assez de temps, nous perdons assez de temps dans des futilités. Les combats, ou mieux, les faux combats dans lesquels vous êtes engagés pour vous positionner à votre convenance, ne sont pas forcément conformes au plan de Dieu pour votre vie. Et par ailleurs, vous n’êtes pas là à chercher à accomplir ses volontés, mais vous êtes là à chercher à vous satisfaire vous-mêmes. C’est pour cette raison que plusieurs ne gagnent pas les combats qu’ils mènent, et finissent par se décourager, à baisser les bras, estimant que le Seigneur les néglige. Ils estiment que malgré les efforts fournis, et malgré le fait qu’ils aient quitté le péché pour « se consacrer au travail de Dieu », ils ne voient pas les retombées ou les résultats. J’ai encore présent à l’esprit, le cas de ma fille Aline MAMEKEM qui disait l’autre jour qu’elle ne voit pas en quoi sa souffrance glorifie Dieu. Cette dernière n’est pas encore au bout de son épreuve, mais elle demande déjà en quoi cette épreuve glorifie Dieu.
Ce jour-là ; les esprits qui étaient en présence lui ont dit qu’il faut qu’elle brave l’épreuve, et c’est à la fin que Dieu recevra la gloire que son enfant a bravé l’étape, sans succomber à la souffrance et à tous les obstacles qui sont devant elle. Les amis, je vous assure que nous ne pouvons connaître le repos de Dieu que, lorsque nous savons en qui nous avons cru, et quand nous savons que tout ce que nous sommes ou que nous avons, nous vient de lui. Lorsqu’on le sait, on doit réellement se reposer, au lieu de bagarrer. Je suis étonné de voir que des gens se disant chrétiens, continuent à se comporter comme des païens ou à adopter des approches des païens, dans la recherche du positionnement ou l’acquisition des choses. Ils utilisent les mêmes méthodes et les mêmes pratiques que les païens. Les païens se battent pour se positionner dans la vie. Eux-aussi font la même chose. Or, ce n’est pas en se battant qu’ils peuvent être positionnés, avoir la paix recherchée, avoir la sécurité matérielle et financière par exemple. De tels combats sont le propre des païens. Je prie que Dieu vous aide à le comprendre. Ce n’est pas en vous battant que vous aurez par exemple l’harmonie dans votre couple. Vous n’avez pas à bagarrer pour cela. Je veux dire que vous n’avez rien à faire dans ce sens-là.
Vous devez seulement vous appuyer sur Dieu qui fait tout pour nous, ses enfants. Il est donc étonnant de voir comment certains enfants de Dieu se battent tout comme les païens. Et on peut comprendre que ceux-là n’ont pas laissé l’homme nouveau se renouveler en eux par la parole. C’est la parole de Dieu qui nous change ou qui nous transforme pour nous rendre à l’image de Dieu. S’il vous plaît, laissez Dieu vous façonner à son image par sa parole. Laissez-le vous façonner à son image par sa parole ! Et cette image de Dieu en nous est l’Amour. Un Amour qui ne s’enfle pas d’orgueil, et qui ne se vante pas ; un Amour qui ne bagarre pas pour vouloir se positionner comme dans le monde. Dans le monde justement, les gens sont prêts à tout pour « se faire aimer ». Je le mets entre guillemets, parce qu’il ne s’agit pas là de l’Amour. Il s’agit plutôt là de la manifestation de leur égoïsme. Comme vous le savez, dans le monde, les gens, les hommes et les femmes, et surtout les femmes, pratiquent pour se faire aimer par les autres. Ils pratiquent pour se faire aimer par le sexe opposé. Cela s’appelle charmer. Ils charment les autres pour les attirer.
C’est le travail des marabouts qui les trompent. En effet, quelle est cette histoire de charme où, une femme lave ses parties intimes pour en utiliser l’eau recueillie à la cuisson de la nourriture préparée à l’homme qu’elle prétend aimer ? Elle adopte une telle démarche pour prétendre que cet homme qu’elle charme ainsi ne doit revenir qu’à elle, et à elle seule. Vous savez que ce genre de pratique est courant dans la société. Il me vient à l’esprit, le cas de cette femme qui a empoisonné la nourriture dans un mariage. Vous l’avez certainement lu dans les réseaux sociaux. Un couple a été empoisonné à l’occasion de son mariage ainsi que les convives. L’histoire raconte que l’auteure de cet empoisonnement, est l’ex-fiancée de l’homme, qui n’a pas supporté que le choix ait été porté sur une autre femme pour son mariage. Elle a ainsi décidé de tuer tout le monde au travers du buffet qu’elle a pu empoisonner. Elle a décidé de tuer tout le monde qui a pris part à ces festivités : le couple et tous les convives. Elle a pris une telle macabre décision parce qu’elle a estimé avoir été déçue en « amour ». Les histoires de cette nature sont légion dans le monde au nom de « l’amour ».
Les amis, si vous prétendez aimer quelqu’un, vous ne pouvez pas lui faire du mal. Ce n’est pas en faisant du mal à quelqu’un que vous pouvez dire que vous l’aimez. Ce n’est pas en faisant du mal que vous pouvez prouver que vous aimez telle femme ou tel homme, au point de vous venger de lui. Cela est bizarre et n’est pas de l’Amour. Il est dès lors incompréhensible de constater que dans la chrétienté aussi, des gens se comporteraient de cette façon. Il est peut-être bon que nous relisions ce qu’est l’Amour selon 1 Corinthiens 13. La Bible dit que : « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. ».
L’amour est plein de bonté, plein de bonté. L’Amour cherche toujours à faire du bien. Nous voyons plutôt que, ce qui est appelé amour aujourd’hui dans le monde et même dans la chrétienté, est l’égoïsme sous-tendu par la recherche de l’intérêt personnel. Ce n’est pas de l’Amour, c’est la recherche de l’intérêt personnel. Sur tout un autre plan, lorsqu’on a un cœur plein d’Amour, on est difficilement irritable ; vous ne pouvez pas vous mettre sur les nerfs à la moindre occasion. L’irritation renvoie bien à la colère. Elle renvoie à la colère que Jacques déconseille aux versets 19 et 20 du texte que nous avons lu.
Voici ce qu’il y dit : « Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. ». Le chrétien qui a véritablement la nature de Dieu, c’est-à-dire celui qui a le cœur plein d’amour, ne s’irritera pas et ne se mettra pas en colère comme n’importe quel païen. Le conseil de Jacques est bien donné. Il recommande de d’abord écouter avant de faire quoi que ce soit, en évitant de se mettre en colère, sachant que la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. Pour éviter l’irritation et la colère, il faut être rempli de l’Amour. Dans les relations avec les autres, il vaut la peine d’être naïf, il vaut la peine d’être trompé, pour éviter de se retrouver en dehors de la parole de Dieu. Il vaut mieux accepter que l’on abuse de toi ou que l’on se joue de toi ou d’être roulé. Cela vaut la peine, que de se retrouver en dehors des prescriptions de Dieu. En le faisant en fait, on ne perd rien, on ne perd rien, puisqu’en te volant ou en te trompant, on a volé ou trompé Dieu, étant donné que ce qui a été volé vient de Dieu ? Tu n’as rien fait pour l’avoir. La chose qui aura été volée ou détournée n’était pas la tienne.
Tu n’as donc pas raison de t’énerver, d’entrer en colère ; et tu n’as pas raison de te venger. Tu n’as pas raison de remuer et ameuter ciel et terre lorsque tu vois que tu as été touché au plus profond de toi, lorsqu’on peut avoir dérobé ce qui t’appartient. Si tu le fais, cela signifierait que tu ne reconnais pas que c’est Dieu qui t’a donné ce qui aura été dérobé. Tu le considères comme ta propriété et le défends à cor et à cri pour qu’on n’y touche pas. La réaction que nous avons lorsque nos possessions, nos biens ou nos avoirs sont atteints, indique clairement ce que nous faisons du verset 7 de 1 Corinthiens 4, et particulièrement la deuxième question qui dit : « qu’as-tu que tu n’aies reçu ? ». Est-ce que la chose qui t’a été soustraite était vraiment la tienne ? Était-elle ta chose ou la chose de Dieu ? Elle n’était pas ta chose, si tu es réellement chrétien. Tu n’as donc pas besoin d’ameuter le ciel et la terre parce que tu l’auras perdue. Si tu reconnais que cette chose qui t’a été volée t’a été donnée par Dieu, tu ne devrais pas avoir de la colère pour l’avoir perdue. Tu dois simplement rendre grâce à Dieu et garder ta paix.
Sur un tout autre plan, si tu sais que tu dépends entièrement de Dieu, en tant que son enfant et surtout son esclave, tu ne dois pas manquer de sommeil parce que tu cherches à combler ta vie, que ce soit financièrement, matériellement ou émotionnellement parlant. Émotionnellement, parce qu’il y a des gens qui sont à la quête de l’affection, et donc de l’Amour. Voici ce que la Bible dit à ce sujet dans le psaume 127, aux versets 1 et 2 : « Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur ; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. ». En tant qu’enfant de Dieu, tu n’as pas besoin de te battre dans cette vie pour te positionner, pour avoir de quoi manger, de quoi se nourrir ou pour avoir un abri. Tu n’as pas besoin. Tu n’as pas besoin de manquer de sommeil, sommeil physique ou spirituel, parce que tu manques ou cherches ces choses. L’apôtre Paul, en citant les différentes phases de sa vie, parle même du manque de sommeil. Mais son manque de sommeil n’était guère pour chercher « les choses de la vie ». Il parle de nombreuses veilles, mais ce n’était pas des veillées pour chercher le pain quotidien. Vous savez bien qu’il lui arrivait de prêcher du soir au matin.
Nous avons d’ailleurs coutume de rappeler l’histoire d’Eutychus (Actes 20 : 9) qui était tombé de l’étage d’un immeuble et qui était mort, parce que Paul avait prêché très longuement jusqu’à tard dans la nuit. Si tu te prives de sommeil, ce doit être pour les choses spirituelles, les choses de Dieu, et non à cause des soucis de ta vie. Le chrétien ne doit pas manquer de sommeil à cause des problèmes de sa vie. Ce doit être au nom du travail de Dieu, ce doit être à cause du travail de Dieu. Ce doit être parce que tu es tenu à la brèche pour défendre l’œuvre de Dieu ; ce n’est que pour cela que tu dois être privé de sommeil. Ma prière à vous ce matin est que chacun de vous comprenne ce que la Bible enseigne ici dans le psaume 127. Si tu te bats pour construire ta vie, ta maison avec ta force, avec tes capacités et tes précautions humaines, où arriveras-tu ? Tu ne pourras rien faire, tu ne pourras rien faire. Tu travailleras en vain lorsque tu essayeras par toi-même de bâtir ta maison. L’Éternel est à l’origine de tout ce qui est bien. Nous venons de lire que, « Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. ». C’est de lui que nous vient tout.
Il est préférable de passer des nuits de veille pour prier Dieu pour ta maison, au lieu d’être à crier à longueur de journée : crier sur les enfants, les ouvriers, le conjoint, pour tout le monde autour de soi ; ou au lieu d’être là à faire la police derrière les gens de ta maison ou les ouvriers. Ce n’est pas cela qui les sauvera. Selon ce que David enseigne, on fait un travail en vain dès lors qu’on entreprend les choses par soi-même, par ses forces, par ses capacités, sans se référer à Dieu qui doit en être l’entrepreneur. Tu cours là le risque d’aller à l’encontre des voies de Dieu et donc de l’Amour dont nous parlons ici. Tu te mettras par exemple à soupçonner ceux qui sont impliqués au projet ou au travail, devenant à l’occasion, un policier. Tu en seras, crois-moi, un piètre policier dans ta maison. Cela n’aura rien changé et ne changera rien. Tu dois te reposer sur Dieu qui seul, peut bâtir ta maison. Si tu deviens toi-même le gardien de ta maison ou de ta cité, tu le feras en vain. Tu veilleras en vain et perdras donc ton temps. Tout ceci vise à dire que, le travail que tu fais pour ta maison, pour ta famille, pour ton avenir ou celui des enfants, tu le fais pour rien si tu ne t’appuies pas sur Dieu. Car forcément, tu useras des méthodes qui ne sont pas divines.
Nous avons suivi certaines personnes déclarées lors des assemblées passées, que, ce qui a causé leur relâchement dans leur marche chrétienne, c’est la fatigue due au travail pour la recherche du pain quotidien. Et pourtant, l’esprit de mort était derrière eux. Or, je vous l’ai toujours dit que, vous pouvez travailler, tout en étant connecté à Dieu, quel que soit votre occupation. Si donc quelqu’un peut se déconnecter de Dieu parce qu’il effectue un travail, c’est parce que ce dernier ne fait pas ce travail pour Dieu. Il fait ce travail-là pour lui-même, parce qu’il veut améliorer sa condition de vie. Si c’est pour Dieu qu’il le fait, ledit travail ne peut pas couper ou briser sa relation avec Dieu, quel que soit sa nature. Lorsque le psalmiste peut dire que « Dieu en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil », cela ne veut pas dire qu’il encourage les gens à dormir. Non, il n’encourage pas les gens au sommeil, il veut dire que le chrétien n’a pas besoin de se battre par ses forces et ses moyens et capacités propres pour se positionner dans la vie. Il doit se donner du repos en s’abandonnant à Dieu et en s’appuyant sur lui. Tu n’auras rien, crois-moi, si tu es chrétien et te mets à te battre comme un beau diable, tout en mettant Dieu de côté, pour te positionner ou pour améliorer ta condition dans cette vie. Je te dis que tu n’auras rien.
Tu n’auras rien. Et si tu réussis à engranger quelque chose, cela se dissipera entre tes mains comme par un coup de vent. Tu ne gagneras donc finalement rien. Souvenez-vous que Jésus ne nous a jamais demandé de nous attarder à la recherche du pain quotidien. Il ne nous a non plus demandé de nous attarder à la recherche de notre bien-être : l’habillement, les constructions, et autres. Je vous prie à ce sujet de lire l’évangile de Matthieu au chapitre 6, les versets 24 à 34. Vous y lirez que Jésus invite tous les chrétiens à avoir de l’assurance au Père céleste qui les connaît et connaît aussi leurs besoins. Ils n’ont donc pas besoin de se battre pour avoir quoi que ce soit. Car, avant qu’ils ouvrent la bouche pour s’adresser à Dieu, celui-ci sait déjà ce dont ils ont besoin. C’est pour cette raison que Jésus peut conclure en disant aux versets 33 et 34 : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. ».
Voilà le conseil de Jésus ! Cela n’est pas exagéré ; et cela ne signifie pas de croiser les bras sans travailler. Ce n’est pas ce que Jésus enseigne ici ; et ce n’est pas ce que David a enseigné. Cela veut tout simplement dire que tu dois avoir ta paix en Dieu, au lieu de perdre ton sommeil et cette paix en cherchant à te positionner dans la vie. Je prie que le Seigneur t’aide à comprendre cela ; à comprendre que tu ne dois pas utiliser les méthodes du monde pour avoir quoi que ce soit dans ta vie. Tu n’as pas besoin d’utiliser les méthodes du monde pour te faire aimer, ou pour aimer les autres. Nous avons vu que ces méthodes relèvent de l’égoïsme et ne participent en rien à offrir ou à préserver l’Amour. Quand elles ne participent pas de l’égoïsme, elles participent de la cruauté, à l’exemple de la femme qui a empoisonné les mariés et leurs convives, au nom d’un prétendu amour dont elle aurait été déçue.
Tu es appelé aujourd’hui à laisser Dieu te façonner à son image qui est l’Amour, l’Amour réel et véritable, afin que tu puisses le représenter.
Amen !
[:]