[:fr]Alléluia !
Prends ta Bible et ouvre avec moi aujourd’hui dans 1 Corinthiens au chapitre 9 ! Tu garderas cependant à l’esprit le texte principal de Philippiens 1, versets 27 à 30. Et nous lisons du verset 16 au verset 27 de 1 Corinthiens 9 :
« Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile.
Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. »
Nous clôturons le programme ou le séminaire de ce mois ce jour. Et au cours de ce programme, nous traitons du même thème de la délivrance des esprits familiers et de la sorcellerie, dont le sous-thème cette fois est : l’esclave de Dieu a une conduite digne de l’évangile. Souvenez-vous que nous avons déjà vu le sous-thème qui fait nous les esclaves ou serviteurs de l’évangile. Cela implique que l’esclave de Dieu doive avoir une conduite digne de l’évangile. Le texte que nous venons de lire est donc bien choisi, il fait parler l’apôtre Paul qui nous sert de modèle dans notre statut d’esclaves et serviteurs de l’évangile. C’est lui qui parle dans ce texte.
Voyez-vous, Jésus avait eu douze apôtres. L’apôtre Paul lui, avait été comme le treizième apôtre après Jésus, parce qu’il ne l’avait pas vu. C’est cependant lui qui avait travaillé plus que tous les autres apôtres qui avaient même marché avec Jésus. Dieu l’avait aussi beaucoup utilisé. C’est pourquoi il avait beaucoup écrit, pour instruire l’église de Jésus-Christ en général. Et pourtant il n’avait pas suivi les enseignements de Jésus-Christ en direct. Mais le Saint-Esprit lui avait tout révélé. Comme il s’était donné entièrement à l’exercice de son ministère, le Saint-Esprit ne pouvait pas aussi lui parler avec réserves. Je me dois à ce sujet de vous dire que, vous n’avez pas la révélation de Dieu dans vos vies, parce que vous n’êtes pas livrés entièrement à Dieu. Quand tu te donnes entièrement à Dieu, c’est à ce moment-là qu’il te révèle, pour te guider, comment tu dois marcher avec lui, et ce que tu as à faire pour lui. Cela a lieu lorsque tu te donnes sans réserve. Donnez-vous donc à Dieu sans réserve ; donnez-vous à son travail sans réserve !
Donnez-vous à l’évangile, selon ce que vous avez appris le mois passé, à savoir que, vous devez être des esclaves de l’évangile. Et c’est toujours sur cela que nous insistons encore au cours de ce programme pour dire que, vous devez avoir un comportement qui est digne de l’évangile. Les païens ne doivent pas dire au sujet du chrétien que tu es, avec raison que, ce n’est pas comme ci ou comme ça qu’un chrétien doit faire. Tu ne dois pas faire l’objet d’une telle remarque, avec raison. Les non-croyants ne doivent pas te faire des objections du genre : « est-ce que c’est comme ceci ou comme cela qu’un chrétien doit faire ou qu’il doit parler ? » Non, cela ne doit jamais avoir lieu. Si tu es chrétien, tu dois avoir un comportement qui est digne de l’évangile. Qu’une telle question ou de telles questions soient posées dans la circonstance consistant juste à t’intriguer. Mais qu’elles ne te soient jamais posées à raison.
Pour revenir au texte que nous avons lu proprement dit, je ne sais pas si tu as compris ce qui est écrit au verset 16 de cette façon. As-tu compris que, annoncer l’évangile ou être prédicateur n’est pas un sujet de Gloire ? Ce que Paul dit ici contraste avec ce qui vous a été enseigné par le passé, où il vous a été dit qu’annoncer l’évangile était un objet de gloire parce qu’ouvrant la voie à la célébrité. Il vous a été appris qu’annoncer l’évangile est source de gloire pour être reconnu, respecté et célébré. Non, ce n’est point pour cela que l’on prêche l’évangile. Annoncer l’évangile, comme Paul le dit ici, ce n’est pas un sujet de Gloire. Ceux à qui la nécessité d’annoncer l’évangile a été imposée le savent bien. Ils savent qu’annoncer l’évangile n’est pas un sujet de gloire. Ils expérimentent en effet tout ce que Jésus a prédit, à savoir que, ceux qui le suivent souffriront. Ils expérimentent cela. Et déjà depuis leur conversion, aussitôt qu’ils ont décidé d’abandonner le mal ou le péché, c’est alors que l’essentiel des ennemis se sont levés contre eux. Lorsqu’ils disent qu’ils cessent la fornication, les bagarres, le vol et les alcools, les gens se lèvent généralement pour les combattre, comme pour leur demander ce qu’ils veulent leur montrer ou ce qu’ils veulent leur dire. Et du coup ils sont taxés de mauvais. C’est dès ce moment-là qu’ils sont réputés mauvais.
Retiens que si tu te convertis, ces gens, ces ennemis, viendront à toi pour te faire des propositions comme pour te tenter. Et quand tu leur dis non, tu ne bois plus par exemple, et que, tu n’offres même pas à boire aux gens, Ils t’insulteront et t’injurieront, en se moquant même de ta chrétienté, pour dire que tu n’es pas le premier chrétien dans ce monde. D’autres te demanderont, qui de votre famille ou de votre village as-tu vu faire ce que tu fais ou croire à la façon dont tu dis que tu crois. Tu auras directement de l’opposition. Je dis bien que ce que je décrie se passe juste à partir de ta conversion. Entre nous, qu’est-ce que quelqu’un peut-il tirer de gloire dans une démarche où tu dois aller proposer aux gens de devenir ce que tu es devenu, lorsque ceux-ci estiment que tu es devenu fou ou que tu t’es égaré, en annonçant un tel évangile. Pourrais-tu trouver en cela un sujet de gloire ? Y a-t-il un sujet de gloire de savoir que, chaque fois que tu ouvriras la bouche devant les gens, tu seras moqué et rejeté ? Peux-tu trouver en cela un sujet de gloire ?
Vous comprenez donc que, tous ceux qui s’engagent à annoncer l’évangile ayant à l’esprit qu’ils deviendront des célébrités et des notoriétés, n’ont jamais cru. Ils n’ont jamais cru. Il y a plein de prédicateurs dehors qui n’ont jamais cru, mais qui ont tout simplement été interpellés par la célébrité ; tout simplement parce qu’ils ont vu comment les faux pasteurs et faux prophètes sont célébrés, admirés accueillis et respectés. C’est alors qu’ils sont aussi entrés dans cette mouvance pour commencer à prêcher, afin de devenir comme les faux pasteurs ou faux prophète qu’ils ont vus. Bien entendu, ils cherchent aussi à identifier les voies et moyens qui ont permis à ceux qu’ils admirent ou imitent, de devenir comme ils sont, ou d’atteindre leur niveau de « célébrité ». C’est donc ce qui les poussent dans l’initiation à des pratiques malsaines. C’est pour cette raison que nous avions découvert ici en 2013, par les délivrances prophétiques, des prédicateurs de la parole de Dieu qui sont dans des pratiques homosexuelles. C’était un choc ; c’était un choc, un choc. Je ne sais pas si j’ai dormi cette nuit-là. Nous passions des nuits entières à l’église pour les délivrances en 2013. C’est à cette période-là que la révélation était sortie que, les prédicateurs des églises pentecôtistes et autres églises réveillées étaient dans l’homosexualité.
Il me souvient que je priais pour certains d’entre eux, en l’occurrence Dieunedort KAMDEM. Lorsque je voyais ses affiches dehors, je priais que Dieu ne permette pas qu’il s’égare, eu égard à l’allure que je le voyais prendre, connaissant bien ce qu’est le service de Dieu. Je suis dans le service de Dieu bien avant lui, mais ce dernier avait pris une ascension particulière tout d’un coup, marquée par le changement de grade (passant de pasteur à Bishop) d’une part ; et l’ouverture des chapelles partout, soutenue par des programmes spéciaux divers, d’autre part. Et lorsque cela avait été révélé qu’il avait été initié dans des pratiques malsaines, j’étais malade, abattu et frustré. Ceux qui peuvent penser que je m’étais engagé à critiquer ou à mal parler ou à saboter les autres hommes de Dieu, se trompent, parce que ce n’est pas moi qui ai initié ces révélations. Ils peuvent en tout cas dire ce qu’ils veulent ; c’est Dieu qui avait décidé de dévoiler le visage réel de tout un chacun, en exposant leurs dessous. Je ne savais pas que tous ces gens étaient engagés dans des pratiques malsaines, et qu’ils étaient tous initiés dans ces pratiques par TSALA ESSOMBA, pour chercher la prospérité, la célébrité et la gloire.
Et pourtant, l’apôtre Paul nous dit que prêcher l’évangile, ce n’est pas un sujet de gloire, comme nous le vivons nous-mêmes suite à notre conversion. Lorsque vous voyez donc ces prétendus serviteurs de Dieu organisant des programmes où ils sont accueillis par des foulent et où on leur déroule le tapis rouge, on se demande si c’est le même évangile qu’ils prêchent. Tout cela ne sert à rien, et c’est le monde comme cela, c’est le monde. Bibliquement, on n’a jamais vu accueillir les apôtres de cette manière-là. On les accueillait avec les injures, avec les pierres ; et on les lapidait et les emprisonnait. On les accueillait avec des fouets, même après avoir fait des miracles, comme dans le cas de Paul que nous avons vu l’autre jour. C’était après avoir chassé un démon d’une femme, qu’il avait été maltraité. Paul et Silas avaient été emprisonnés après avoir été copieusement battus. Ce n’était pas le tapis rouge qui leur avait été déroulé. Et cela n’avait jamais été fait aux apôtres. Ce qui confirme que, prêcher l’évangile n’a jamais été un sujet de gloire.
Comme je l’explique, si tu te convertis en vérité et tu fais face à l’opposition et le combat, en commençant par ta famille directe, penses-tu que cela t’attirera la gloire et la notoriété, en continuant de présenter Jésus pour susciter la conversion des uns et des autres ? Bien évidemment non ! C’est lorsque tu n’es pas converti et que tu cherches à te positionner que chercheras la gloire, la vaine gloire. C’est une vaine gloire qui ne sert à rien. Je me demande bien ce que les gens cherchent derrière la vaine gloire. Qu’est-ce qu’elle procure ? La vaine gloire et la célébrité ne donnent rien du tout. Elles ne donnent rien du tout. Oh mon Dieu ! Si c’était mon choix, moi qui vous parle, je ne serai pas prédicateur de l’évangile. Je suis donc comme Paul. C’est la nécessité qui m’en est imposée. Dieu m’a imposé de devenir prédicateur. Je n‘avais jamais songé le devenir. Et relativement à tout ce que nous vivons ces temps derniers dans le monde, tout ce que je vis est contenu dans la Bible ; j’ai des prédécesseurs qui l’ont vécu, depuis les prophètes jusqu’aux apôtres. Je suis combattu par rapport au travail de Dieu que je fais.
Je suis combattu par tous. J’ai été surpris de constater que, depuis 2013 que la guerre a commencé contre moi, je me suis retrouvé seul, tout seul contre tous. Je me suis retrouvé seul contre tous ! Cela m’a fait bizarre et m’a dépassé. C’est alors que je me suis rendu à l’évidence que, dans ce monde, dans cette nation du Cameroun, et dans cette ville de Yaoundé, il n’y a personne qui partage ma vision. La preuve en est que, lorsque j’ai été interpellé et gardé à vue en 2013, aucun pasteur camerounais ne m’avait rendu visite ; aucun n’avait cherché à savoir ce qui se passait avec moi. Et d’ailleurs, il ne pouvait en être autrement, d’autant que la plupart d’entre eux avaient déjà été dénoncés par le Saint-Esprit, relativement à leur nature réelle et les pratiques malsaines qu’ils faisaient. Ce n’est qu’un groupe de pasteurs étrangers et notamment rwandais qui m’avait rendu visite. Je dis bien qu’aucun pasteur camerounais ne m’avait rendu visite. Ils étaient certainement contents et faisaient des incantations pour que je sois condamné, et au besoin, que je sois exécuté une seule fois. Ils auraient souhaité qu’on en finisse avec moi. Vous rendez-vous compte ?
Et par rapport au mensonge de l’heure, regardez dans quelles conditions nous tenons nos cultes ! C’est depuis deux ans que les autorités camerounaises ont scellé notre temple. C’est donc depuis 2013 que les combats dont nous faisons face jusqu’à ce jour, ont commencé. Cela fait neuf ans d’affilé que le Gouvernement nous combat. Voyez-vous cela ? Comment dans ces conditions pouvez-vous dire que vous prêchez l’évangile pour la gloire. De quelle gloire parleriez-vous ? Non, ce n’est pas un sujet de gloire que de prêcher l’évangile. Comprenez donc que, je ne prêche pas l’évangile pour la gloire, la nécessité m’en est imposée ; sinon, j’allais fermer ma bouche depuis longtemps. C’est d’ailleurs ce que le Gouvernement souhaitait. Il m’a été dit que je devais faire comme les autres ; ils m’ont dit que je devais me taire et prêcher le même message que les autres. Des autorités m’ont demandé pourquoi je fais différemment ; et pourquoi, je ne peux pas m’aligner au discours des autres. Je leur ai répondu que je ne suis pas comme les autres ; j’ai reçu un appel et une mission que je dois accomplir. Cet évangile que je prêche n’est donc pas pour chercher la gloire, la nécessité m’en est imposée. C’est du reste ce qui est vrai pour tout croyant, ou tout vrai disciple de Christ, que je souhaite que tu sois, toi qui me suis en ce moment.
Mais sache que, prêcher l’évangile n’est pas pour la gloire ni pour la notoriété, ni même pour la célébrité et le respect. Prêcher l’évangile est juste pour sauver les perdus, dans la persécution et les combats. Les combats ne doivent pas s’arrêter. C’est la pure vérité que je te dis que, les combats ne cesseront guère. Et de plus, au fur et à mesure que tu évolues, les combats s’amplifient aussi. Si tu veux prendre du repos par rapport aux combats dont tu fais face, tu risques de tomber dans l’oisiveté, comme ce fut le cas pour le roi David. Lorsque celui-ci avait estimé qu’il avait suffisamment combattu et qu’il pouvait n’envoyer au front que son chef d’armée, pendant que lui-même reste à la maison pour prendre de l’air ; c’est alors que, pendant qu’il se détendait sur le toit de sa résidence, il avait vu une femme se lavant toute nue. Et il en était tombé amoureux, au point de commettre adultère et meurtre. C’est l’oisiveté qui l’avait fait tombé. Tu n’as donc pas besoin de chercher un temps de repos. Le repos pour un véritable chrétien, n’est pas sur cette terre. En tant que disciple de Jésus-Christ sur cette terre, tu es dans le combat jusqu’à ta fin. C’est ce que nous voyons à partir du premier texte que nous lisons depuis le début de ce séminaire, Philippiens 1, verset 27 à 30.
C’est à cela que l’apôtre Paul nous invite lorsqu’il peut dire au verset 30 de Philippiens 1 que ; « en soutenant le même combat que vous m’avez vu soutenir, et que vous apprenez maintenant que je soutiens. ». Le combat dont parle Paul est jusqu’à la mort. La pensée que vous aviez ou que vous avez actuellement, à savoir que, le christianisme vous apportera la sécurité, l’assurance et la belle vie sur la terre, est une pensée à balayer de votre tête. Et tous ceux qui peuvent avoir la pensée de servir Dieu pour être bien sur cette terre, ne sont pas des appelés de Dieu. Ils ne comprennent pas ce qu’ils pensent et ce qu’ils disent. Si la nécessité d’annoncer l’évangile ne t’est pas imposée, aussitôt que tu commences et tu es intimidé par des ennemis, tu changeras directement de langage, pour te conformer, ou alors tu jetteras l’éponge et abandonneras. Sinon tu feras comme les prédicateurs mondains qui pullulent dehors. Je te dis bien que, si la nécessité de prêcher l’évangile ne t’est pas imposée, tu te compromettras directement à cause des combats dont tu feras face. Ce que je vous dis, les amis, est très sérieux.
Comme le dit si bien l’apôtre Paul, la nécessité d’annoncer l’évangile doit t’être imposée. Et, si tu résistes ou si n’annonces pas l’évangile comme Dieu te l’impose, tu te mets directement sous la malédiction. C’est ce que l’apôtre nous déclare dans la suite de ce même verset 16 de 1 Corinthiens 9. Les esprits qui le confirment se sont déjà manifestés depuis le début de ce séminaire. Il s’agit de : la sécheresse, la malédiction et la mort. Lorsque tu ne fais pas ce que tu as à faire au titre de l’imposition que Dieu a mise sur toi, à savoir, annoncer l’évangile, tu te places toi-même sous la malédiction. C’est ce que l’apôtre Paul nous informe lorsqu’il dit « malheur à moi, si je n’annonce pas l’évangile ». Il est donc à comprendre que, vous autres qui êtes bien convertis et qui avez commencé à annoncer affectivement ledit évangile, mais à cause des oppositions rencontrées et des ennemis en face, vous vous êtes retenus de poursuivre votre mission, vous aurez depuis ce temps-là invité la malédiction dans votre vie. C’est pour cette raison que, pour plusieurs d’entre vous, malgré votre désir d’évoluer ou de progresser dans votre vie, vous n’évoluez pas, vous n’avancez pas ; vous n’obtenez pas ce que vous désirez. La raison en est que, vous ne faites pas ce que vous êtes appelés à faire.
Souvenez-vous toujours de l’instruction de Jésus en la matière. Il a dit dans (Matthieu 6 : 33) : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. ». Il parle des choses derrière lesquelles vous courrez : le manger, le boire, le vêtir et tout le reste qui induit le bien-être. Il est donc à comprendre que, lorsque tu es prêt à supporter de prêcher l’évangile, en bravant l’opposition, les persécutions, la faim, la nudité et tout le reste, c’est alors que « toutes ces choses te seront données par-dessus ». L’apôtre Paul a bravé toutes ces situations et a su vivre et s’adapter à tous les contextes. Si tu n’apprends pas à savoir vivre dans tous les contextes de la vie qui se présentent à toi, tu ne sauras pas vivre dans le contexte où tu deviens une source de bénédictions pour les autres. Tu ne sauras comprendre que, lorsque Dieu te bénira ce ne sera pas pour que tu puisses te vanter ; mais au contraire, pour que tu deviennes une source de bénédictions.
C’est la raison pour laquelle tu dois apprendre à vivre dans tous les contextes, en passant donc par toutes les étapes possibles : le manque, le besoin, la disette, la faim, etc. Tu dois les connaître comme Paul, qui dit qu’il sait vivre dans la disette et qu’il sait vivre dans l’abondance. Si tu n’as pas su vivre dans la disette, en tant que disciple de Jésus-Christ, tu ne sauras pas vivre dans l’abondance. Tu ne sauras pas. Cela se voit chez plusieurs qui pensaient que, c’est lorsqu’ils seront bénis qu’ils aimeront plus Dieu, qu’ils s’impliqueront davantage dans son œuvre. Nous nous sommes plutôt rendu compte que c’est lorsqu’ils ont été bénis, lorsqu’ils ont reçu, c’est à ce moment-là qu’ils ont dit au revoir à Dieu, à ses choses et à sa maison. On se rend plutôt compte qu’il fallait que ceux-là demeurent sans rien recevoir de Dieu, ainsi, ils pouvaient être sauvés comme au travers du feu. Ils allaient être forcés mal gré, bon gré, à rester dans la présence de Dieu, et être finalement sauvés comme au travers du feu. On a finalement compris que, ceux-là n’avaient pas encore assimilé la vie dans la disette dans laquelle ils étaient, avant de recevoir la bénédiction reçue de Dieu et qui les a égarés.
Prêcher l’évangile pour un enfant de Jésus-Christ est une nécessité qui lui est imposée. Et comme c’est le cas, celui-ci s’organise en mettant tout en œuvre, pour gagner le plus grand nombre. Il fera tout pour l’évangile, afin de gagner le plus grand nombre ; il mettra tout en œuvre pour glaner les âmes par-ci, par-là. Le vrai disciple de Jésus-Christ, à l’exemple de Paul, sait que, il doit annoncer l’évangile mal gré, bon gré ; sinon il est sous la malédiction, comme il le dit au verset 17. Il dit, « malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile ». L’apôtre Paul qui nous sert de modèle, nous informe par ailleurs au verset 18 que, annoncer l’évangile est un service de bénévolat, et non pour récolter la gloire ou la célébrité, ou quoi que ce soit d’autre. Travailler pour Dieu est un service de bénévolat de manière générale, même comme la récompense y est prévue. Bien que cette récompense soit prévue, ce n’est pas elle que nous devons regarder, étant donné que nous sommes des esclaves de Dieu qui n’ont droit à aucune paie ou à aucune récompense. Il nous faut en conséquence être garnis de l’esprit de bénévolat. Cela est très important.
Car, lorsque tu as cet esprit de bénévolat, tu ne seras pas affecté lorsque tu sers les gens et ceux-ci se moquent de ton service ; ou lorsque tu essuies les ingratitudes en face, de la part des gens que tu sers gratuitement et généreusement. Tu ne seras guère frustré sachant que tu rends service gratuitement. Si tu es frustré suite aux ingratitudes, cela signifierait que tu veux une rémunération qui peut être la reconnaissance. Si donc tu t’attends à une rémunération qui ne vient pas, tu seras voué à mal faire le travail que Dieu t’a confié. C’est lorsque tu es armé de l’esprit de bénévolat ou l’esprit d’esclavage, que tu te mets à l’abris de toute frustration suite aux déceptions et aux ingratitudes. L’esclave ne sert pas en effet son maître pour recevoir une quelconque rémunération. Si vous n’agissez pas de la sorte, je vous l’assure, vous n’irez pas loin dans le service de Dieu, si vous êtes réellement un appelé. Vous vous égarerez, en constatant que, vous travaillez et ne gagnez rien, en dehors des moqueries, des ingratitudes, des injures ou autres. Vous finissez par vous émousser et dire : « à quoi me sert-il de servir les gens, à être dévoué au travail de Dieu, pour ne récolter d’injures, ingratitude et déception ? »
Cela arrivera parce que tu n’auras pas intégré dans ton esprit que, si tu sers Dieu, tu es un bénévole ou un esclave n’ayant droit à aucune récompense. Dieu sait que les gens qu’il t’a confiés à servir te feront ce qu’ils te font. Il ne te revient que de supporter et de ne rien réclamer ; et surtout de continuer à accomplir ton travail avec le même élan de cœur. En nous référant au verset 19 où il est écrit ce qui suit : « Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. », l’apôtre Paul revient sur la notion de serviteur qui signifie ministre ou esclave, comme nous l’avons vu. Par cette notion d’esclave, on est serviteur de tous, ce qui veut dire que tu n’as rien à réclamer, ni à revendiquer, ni à espérer. Tu ne dois faire que volontairement, gratuitement et généreusement le service qui t’a été confié. Tu dois poursuivre ton travail sans tendre la main à Dieu pour réclamer quoi que ce soit. Et tu dois le faire ayant à l’esprit que, au fur et à mesure que tu avances, tu seras face à plus de combats, à plus de chocs et à plus d’ingratitudes et de déceptions encore. Car en effet, tu seras en train de t’investir pour les gens, pour ce que tu veux pour eux, mais ce sera le contraire que tu verras et que tu recevras.
Je sais en ce qui me concerne que, dans notre assemblée par exemple, j’ai plus d’ennemis que d’amis ; je ne sais même pas si j’ai des amis ici. Je parle de vous qui êtes devant moi. Je n’ai pas confiance en vous. Mais malgré cela, je me donne pour vous, et fais tout pour que certains parmi vous soient sauvés, malgré que vous me détestez. Tout ce que je vis, tout ce que je fais, c’est pour vous que je le fais. Je ne le fais pas pour moi-même, je le fais pour votre avancement dans la foi. C’est pour vous que je vis, sachant cependant que la majorité parmi vous, vous ne me voulez pas du bien. Je le sais, je le sais. Mais je travaille et j’avance, pour que le peu que le Seigneur pourras sauver, il le sauvera. Le travail que je fais est comme le filet qu’on lance dans la mer et qui porte donc tout, y compris des déchets, des brindilles, des feuilles, mais aussi du poisson. Je dis donc gloire à Dieu pour les quelques poissons qui peuvent entrer dans ce filet que je jette. Je ne m’attends pas que vous tous soyez sauvés ou que vous tous alliez au ciel, bien que ce soit mon désir. C’est Dieu seul qui connaît ceux qui lui appartiennent. Je parle à la manière de Paul qui dit espérer sauver le plus grand nombre. Il ne s’attendait pas à sauver tout le monde, mais espérait gagner le plus grand nombre.
Il veut dire qu’il mettait le paquet pour que, ceux qui pouvaient être sauvés le soient. Il ne comptait pas pouvoir sauver tout le monde. C’est cette même attitude que le vrai serviteur de Dieu, le vrai esclave de Dieu, est appelé à avoir. Les versets 20 à 22 sont en quelque sorte le résumé de ce qui précède et que j’ai commencé à expliquer hier. L’apôtre conclu ici en nous enseignant qu’il ne faut pas rejeter les gens d’office quel qu’ils soient. Il faut essayer de les comprendre afin de les ramener à la raison pour pouvoir les sauver. Paul ne veut nullement dire dans cette conclusion qu’il faut s’embourber dans le péché avec ceux qui pêchent, pour espérer les sauver. Non, tu ne tomberas pas dans l’alcool parce que tu les as vus dans l’alcool, tout comme tu n’entreras pas dans la fornication, parce que tu les as vus dans la fornication, au motif que vous sommes tous charnels et donc faibles. Il veut tout simplement dire qu’il a attiré à lui les pécheurs de tout genre, pour tenter de les sortir du péché et les sauver au moyen de l’exhortation. Il ne s’agissait pas non plus, de les encourager dans leur élan de pécheurs, parce que la chair est réputée faible. Non !
L’apôtre finit son propos au verset 23, en disant qu’il fait tout, à cause de l’évangile, afin d’y avoir part. Il veut dire qu’il a payé le prix pour l’évangile. C’est à cela que nous sommes appelés. Nous devons payer le prix, en ayant une conduite digne de l’évangile en tout, en tout temps et partout, afin que, tous ceux qui peuvent être sauvés, le soient ; tout en évitant d’être par ailleurs un sujet de scandale pour ceux-là qui peuvent être sauvés.
Mettez-vous debout pour demander la grâce à Dieu, de comprendre tout ce qui a été déversé dans votre esprit pendant ce programme !
Amen ![:]