[:fr]SUITE DU SÉMINAIRE DU MOIS D’AVRIL 2022 (DIMANCHE, 24 AVRIL 2022) SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE,  ET LE SOUS-THÈME : S’OCCUPER DES PAUVRES (MALHEUREUX), AFIN DE SE DÉGAGER DES ESPRITS FAMILIERS (17e partie)  PRÉDICATION : L’ESCLAVE DE DIEU ÉGALE LE SERVITEUR INUTILE[:]

[:fr]SUITE DU SÉMINAIRE DU MOIS D’AVRIL 2022 (DIMANCHE, 24 AVRIL 2022) SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE,

 ET LE SOUS-THÈME : S’OCCUPER DES PAUVRES (MALHEUREUX), AFIN DE SE DÉGAGER DES ESPRITS FAMILIERS (17e partie)

 PRÉDICATION : L’ESCLAVE DE DIEU ÉGALE LE SERVITEUR INUTILE

 RÉFÉRENCE BIBLIQUE : LUC 17 : 1-10

Alléluia !

Ouvre ta Bible dans Luc 17 et lis avec moi du verset 1 à 10 !

Nous lisons : « Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer, que s’il scandalisait un de ces petits. Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, -tu lui pardonneras.

Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. Et le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait.

Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs : Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. »

 

Nous bénissons le Seigneur pour le chemin parcouru. Nous le bénissons pour ce qu’il va encore faire.

Alléluia, merci Seigneur ! Un grand merci Seigneur !

Le Seigneur est merveilleux. Nous allons titrer mon message de ce jour : « le serviteur inutile égale l’esclave de Dieu ». Un esclave est un serviteur inutile. Paye-t-on un esclave parce qu’il a travaillé ? Non ! Un esclave ne réclame non plus la paie.

Avant de passer au plein de mon message, la maman assise sous la tente, devant et portant une robe de couleur verte, en lunettes et chapeau rouge, portant un collier de couleur blanche, maman…. Tu es un peu partagée maman. Je ne sais pas si c’est à cause de ton éloignement physique d’avec ton pasteur que tu te retrouves partagée. Le pasteur t’a vue dans une autre communauté. C’est le pasteur lui-même qui te parle et non un esprit impur. Le pasteur t’a vue dans une autre communauté. Cela signifie que ton esprit est dans une autre communauté. Comprends-tu cela ? Tu dois concentrer ton esprit ici au Tabernacle de la Liberté. Pour le moment tu es partagée. Que s’est-il passé ces derniers temps ; pourquoi cette instabilité et ce flottement ? Je n’ai pas besoin que tu me répondes, il faut simplement que tu reviennes.

Il faut que tu ramènes ton esprit au Tabernacle de la Liberté, en dépit de tout ce que tu peux vivre chez toi ou autour de toi. Ne te laisse pas distraire par ce qui peut se passer dans d’autres communautés et particulièrement, dans la communauté de ceux chez qui tu vis. Ne sois pas intéressée par leurs choses ! Retiens que ton esprit est partagé, alors que tu devrais être à l’image de Anne dont parle la Bible dans l’évangile de Luc. Celle-ci, lorsqu’elle s’est mariée, n’avait fait que sept ans de mariage et son mari était décédé. La Bible ne nous dit pas si elle avait des enfants ou non. Mais après la mort de son mari, elle s’était entièrement consacrée à l’œuvre de Dieu. La Bible dit qu’elle servait Dieu jour et nuit, dans le jeûne et la prière. C’était son travail, demandant à Dieu de visiter son peuple. Elle priait Dieu avec insistance de visiter son peuple. Et lorsque la volonté de Dieu s’était manifestée, Dieu n’avait pas hésité à lui dire qu’il a écouté ses prières. Lorsque Jésus était en effet né, il avait été présenté au Temple en sa présence, et elle avait compris que c’était la volonté de Dieu qui s’accomplissait comme cela. C’est ainsi que tu dois faire maman « mbombo », je préfère t’appeler ainsi comme j’ai oublié ton nom. Écoute cette exhortation et reviens !

Il y a plusieurs personnes qui sont un peu instables par rapport à tout ce qui se passe, et qui comme la maman, doivent remobiliser leur esprit à l’église pour les besoins de leur optimale concentration. Ils doivent se mobiliser sur la mission que Dieu nous a confiée et par rapport à leur appel individuel. Ne soyez donc pas distraits. Parmi les gens que je dois interpeller, en dehors de cette maman, il y a le frère Blanchard et Papa Essomba Victor. Vous devez être concentrés sur la mission pour ne pas vous laisser distraire. Pour toi papa Essomba, il y a certains rêves que tu faisais auparavant qui sont bizarrement revenus. Cela est la conséquence d’un manque de concentration sur l’essentiel. Je crois que tu peux confirmer ce que je dis. Il faut donc te concentrer sur l’essentiel, pour que ton esprit ne divague plus et que les esprits impurs n’en profitent pas pour impliquer ton esprit dans des choses qui ne glorifient pas Dieu.

Comme j’ai coutume de dire aux gens qui sont effleurés par l’esprit de divination, il ne faut pas demander à Dieu de te parler, car, les voix que tu entendras en le faisant, ne seront pas celles de Dieu. Elles seront les voix de l’ennemi. Lorsqu’on est concentré sur ce que l’on est appelé à faire, sur sa mission, on ne peut pas se distraire. Souvenez-vous qu’il est dit en science d’observation que, un membre qui ne travaille pas s’atrophie. Lorsqu’on ne fait pas ce qu’on est appelé à faire, on deviendra bien évidemment infirme, et l’homme spirituel s’amaigri en soi. Cela est tout simplement dû au fait qu’on ne fait pas ce qu’on est appelé à faire. Et en revanche, quand on fait ce qu’on est appelé à faire, on grandit, on grossit spirituellement. C’est un peu ce que Jésus disait à ses apôtres qui pensaient qu’il leur fallait une grande foi pour arriver à comprendre ce que Jésus leur disait. C’est pourquoi ils avaient demandé à Jésus de leur augmenter la foi.

Et Jésus en réponse, leur avait dit qu’il n’était pas une question d’augmentation de la foi. Et qu’il leur suffisait d’avoir une toute petite foi semblable à un grain de sénevé en eux seulement, pour déplacer les montagnes. Cela veut dire que notre petite foi doit seulement être portée au Grand Dieu. Lorsque vous êtes interpellés pour des motifs divers, vous devez simplement vous mettre au travail sur le couloir qui est le vôtre dans l’œuvre de Dieu. C’est cela qui vous évite la distraction, et vous met à l’abri de la dispersion de votre esprit. Comprenez-vous bien cela ? Il y avait une troisième personne, le frère Blanchard, où est-il là ? Pour toi, il est question de te donner un conseil. Lorsqu’un païen, un non-chrétien j’entends, voit que tu sympathises avec lui, il tentera de te donner des conseils, qui ne sont malheureusement pas des conseils venant de Dieu.

Ce que je dis à frère Blanchard est valable pour tout le monde. Comprends que, lorsque tu sympathises avec un non-croyant, tes esprits familiers trouveront en cela que tu es ouvert et disponible pour pouvoir être atteint. L’un d’eux ouvrira donc sa bouche pour te conseiller. Tu dois comprendre qu’il s’agit d’un piège à éviter, car, nous chrétiens n’avons pas de conseil à recevoir d’un non-croyant sur les choses de Dieu. Je vous dis la pure vérité. Et frère Blanchard sait de quoi je parle. Je te donne donc ce conseil à l’attention de tout le monde. Les gens que vous pouvez avoir autour de vous, dans vos familles, vos lieux de service ou autres, s’ils ne sont pas convertis et s’ils ne vous disent pas des choses en droite ligne avec la parole de Dieu, comprenez qu’il s’agit purement des paroles de séduction et non le conseil de Dieu, visant à vous tenter et voir si vous êtes déjà pénétrables. N’écoutez pas ce genre de conseil !

Il me souvient que, la radio, Faith Radio dont nous fêtons le onzième anniversaire aujourd’hui, tout ceux qui l’écoutaient, l’adulaient à ses débuts. Elle était aimée par tous. À l’époque, il n’y avait pas encore une marmaille de fréquences comme aujourd’hui ; je crois qu’elle était la troisième radio dite évangélique. Mais, lorsque les délivrances prophétiques avaient débuté ici à l’église, nous avions aussi commencé à recevoir des appels téléphoniques des gens qui prétendaient nous donner des conseils, relativement aux délivrances prophétiques, sur un phénomène que nous-mêmes en interne, ne comprenions pas et ne maîtrisions pas encore. C’est un phénomène nouveau que nous découvrions aussi. Le Seigneur m’avait juste fait savoir que c’est son travail, et que je devais laisser faire. Il m’avait précisé que c’est lui qui a initié le phénomène et qu’il le gérera lui-même comme bon lui semble. J’avais lu les écritures et elles avaient confirmé l’instruction de Jésus. La Bible ne dit-elle pas que nous devons monter sur les toits pour proclamer ce qu’il nous dit à l’oreille ; Et qu’il n’y a rien de cacher qui ne doit être dévoilé ? (Luc 12 : 3)

Jésus l’avait dit et nous devons le respecter. Lorsque l’Esprit de Dieu est donc en train de travailler, je ne peux pas l’étouffer pour lui dire de ne pas faire ceci ou cela. Ces esprits, quand ils se manifestaient, ils ne partaient pas lorsque je leur disais de partir ou se taire lorsque je leur disais de le faire. C’est lorsqu’ils avaient pu confesser entièrement ce pourquoi ils étaient venus, que je pouvais leur commander de sortir, et ils s’exécutent. J’avais compris par ce fait-là qu’on ne peut les étouffer parce qu’ils viennent en mission. Si aujourd’hui des gens peuvent me reprocher, ils doivent comprendre que ce n’est pas moi qui ai organisé les délivrances prophétiques tel qu’elles se déroulent. Ce n’est pas moi. J’avais juste obéi à l’Esprit de Dieu, et les choses se déroulent comme vous le voyez, jusqu’au niveau où nous sommes aujourd’hui.

Que le Seigneur te bénisse frère Blanchard ! Tu peux regagner ta place.

 

C’est le temps maintenant d’entamer l’enseignement du jour, par rapport au texte que nous avons lu. Nous poursuivons notre enseignement portant sur le chrétien comme esclave de Dieu. Le titre du message d’aujourd’hui, comme je l’ai déjà dit est : « Serviteur inutile égale esclave de Dieu ou esclave de Dieu égale serviteur inutile ». Voilà ce que nous sommes, des serviteurs inutiles et donc des esclaves. Jésus avait pris un exemple concret selon le texte que nous avons lu. Et ce texte nous rappelle réellement notre mission en tant qu’enfants de Dieu. Nous sommes des esclaves, nous sommes des serviteurs inutiles. Notre mission en tant qu’enfants de Dieu n’a pas vocation à scandaliser et donc à détruire. Elle n’est pas pour nous une occasion pour causer la chute des autres par des scandales qui conduiraient les gens en enfer. Nous ne devons pas être des occasions de chute pour des gens en général et pour nos frères en Christ en particulier.

Pour les païens du monde ou les anges déchus qui ne veulent rien comprendre, ils doivent être traités comme Jésus avait dit à ses disciples, à savoir que, toute plante que n’a pas planté mon Père sera coupée et jetée au feu. En effet, Jésus avait enseigné un jour et, ses disciples étaient allés le voir après pour lui rapporter que, les gens avaient été scandalisés par ce qu’il avait enseigné. Mais, Jésus ne s’était pas repenti pour dire qu’il s’excusait. Il avait plutôt dit que, toute plante que n’a pas planté mon Père doit être déracinée (Matthieu 15 : 13). Ceux qui ne sont pas de Dieu, sont scandalisés lorsqu’on leur parle des choses de Dieu. Cela les scandalise. Cela n’est pas de votre faute. Vous devez juste comprendre que ce ne sont pas des plantes que votre Père ou notre Père a plantées. C’est de l’ivraie qui doit être déracinée et jetée au feu. Nous n’avons donc pas d’excuses à présenter aux anges déchus et aux sectaires qui feignent de ne pas comprendre les vérités de l’évangile et qui en sont scandalisés.

Si nous n’avons pas des excuses à leur présenter, la Bible nous demande au contraire de ne point scandaliser les enfants de Dieu, qui ont été rachetés par le sang de Jésus. La Bible dit que, si tu deviens pour eux une occasion de chute, il vaudrait mieux qu’on t’attache une grosse meule de moulin au cou et qu’on te jette au fond de la mer (Luc 17 : 1-2). Fais donc attention au comportement que tu peux avoir vis-à-vis de tes frères et sœurs. Les disciples de Jésus avaient des frottements entre eux, des frottements de temps à autre, c’est pourquoi ils l’avaient prié d’augmenter leur foi. Ce dernier leur avait dit qu’il ne s’agissait pas d’avoir une grande foi ; et qu’il s’agissait plutôt d’avoir ne serait-ce qu’une toute petite foi, pour que le Grand Dieu puisse travailler avec vous.

Comme vous le savez, le contraire de la foi c’est le doute ; le contraire de la foi c’est la peur ; le contraire de la foi c’est l’hésitation. En tant que chrétien, tu ne dois pas hésiter comme les vents et les tempêtes sont là. Tu ne dois pas hésiter, tu ne dois pas avoir peur et tu ne dois pas douter même un tout petit peu. Ce que tu dois plutôt faire, c’est de croire ne serait-ce qu’un tout petit peu au Grand Dieu qui est capable de grandes choses dans ta vie. Tu ne dois avoir peur de rien ; la peur, le doute, l’hésitation et toutes autres choses négatives ne doivent pas traverser ton esprit. La seule chose qui doit traverser ton esprit est de croire un tout petit peu en ton Dieu. Tu dois juste croire un tout petit peu en ton Dieu, pour que celui-ci travaille avec toi. Et dans le même temps, tu dois éviter d’être une occasion de chute pour ton frère ou ta sœur en Christ.

Souvenez-vous que je vous ai fait remarquer au cours de la phase de la prière, combien les païens sont solidaires. Ceux du diable sont solidaires ; ils sont soudés lorsqu’il faut défendre la cause de leur maître. Les esprits familiers s’entendent très vite indépendamment de leur origine. Mais chez nous les chrétiens, cela est très difficile. Cela est difficile ! Il est certes vrai que le salut est personnel et difficile, mais nous avons tout de même les enseignements qui nous permettent de ne pas fléchir devant les tentations ; et nous apprennent comment nous devrions nous comporter vis-à-vis des frères et sœurs. Jésus nous demande d’avoir l’esprit de pardon. Et à ce sujet, il dit que, si ton frère t’offense sept fois par jour et sept aussi, il vient se repentir du mal qu’il t’a fait, Jésus prescrit que, sept fois aussi tu dois lui pardonner ses offenses. Je sais cependant une chose, si ton frère t’offense aujourd’hui et qu’il t’offense encore le mois prochain, tu garderas la date, le jour, l’heure, la minute et la seconde, et même les circonstances qui ont entouré l’offense dont tu as été victime. Tu lui rappelleras cela dans les moindres détails s’il vient à te demander pardon.

Je dis la vérité que, tu lui rappelleras la date, le jour, l’heure, et les circonstances de la première et même de la seconde offense s’il vient à te demander pardon. Que ceux qui pensent que je mens, lèvent la main pour dire que j’exagère. Qu’ils lèvent la main. Non, le pasteur ne ment ni n’exagère. Vous savez garder rancune, vous savez vous rappeler des mauvais choses qu’on vous a faites, même des années après. Tu rumine les offenses et es prêt à t’en rappeler et à y revenir, si elles se reproduisent par les mêmes frères ou sœurs. Tu diras alors : « en telle année tu m’as fait ceci ou cela, et en telle année encore, tu m’as encore fait ceci ou cela, mais maintenant tu reviens pour me demander pardon. Ne sais-tu pas que moi aussi j’ai un cœur et que je suis aussi humain ? ». Je suis dépassé d’entendre ce genre de raisonnement d’un chrétien. Voyez-vous, Jésus dit que si ton frère t’offense sept fois en un jour, et qu’il vienne sept fois aussi se repentir, tu dois lui pardonner son offense.

Le chrétien doit le pardon à son frère ou à sa sœur autant de fois que celui-ci ou celle-ci vient à lui pour se repentir. Pardonne à ton frère ou à ta sœur ; pardonne-lui son offense ! Comprends-tu cela ? Oh mon Dieu ! Je vous dis que, les gens qui n’ont pas l’esprit de pardon, ne peuvent jamais, jamais, et à grand jamais être esclaves. Ce sont donc aussi des gens qui ne peuvent jamais, à grand jamais, être des serviteurs inutiles. Observez en effet que, c’est à la suite de cette histoire du pardon dont Jésus parle du verset 1 au verset 6 dans le texte que nous avons lu, que ce dernier prend l’exemple du serviteur inutile à partir du verset 7. Il symbolise le serviteur inutile, par un patron dont le serviteur revient du champ ou derrière les troupeaux de bêtes. Lorsque celui-ci revient de son travail normal, ce n’est pas le patron qui le sert. Mais, son patron lui dit de s’échanger et de lui dresser la table pour lui servir à manger ? Jésus dit que ce patron ne doit pas de reconnaissance à son serviteur parce que celui-ci n’aura fait que ce pourquoi il a été engagé ou acheté en parlant d’esclave. Il s’agit bien ici d’esclave et non de mercenaire qui lui, a droit à une paie.

Vous devez comprendre que dans le langage biblique, lorsqu’on parle de mercenaire, il s’agit d’un employé qu’on paie, alors que lorsqu’on parle de serviteur, on parle d’esclave. Je précise bien qu’il s’agit ici du contexte biblique. Le mot serviteur dans la Bible renvoie à l’esclave. J’étais donc en train de vous expliquer que, c’est à la suite des rapports que nous devons avoir entre nous, en tant que frères et sœurs, que Jésus avait pris l’exemple du serviteur inutile ou l’esclave, ou de l’esclave et du maître, pour dire que, nous avons des devoirs d’esclave vis-à-vis de nos frères et sœurs dans la foi. Et l’un de ces devoirs qu’il révèle ici est celui de compassion, de compréhension ou de pardon. Ce devoir nous incombe en tant que chrétien. Même si vous avez été abusé n’importe comment par votre frère ou votre sœur, vous devez lui accorder le pardon.

Il peut arriver que vous tombiez entre les mains des faux-frères, dans un tel cas, vous devez prendre votre recul. Mais ce qui dérange est que vous manquez déjà d’esprit de discernement naturel, qui vous aurait permis à chaque fois de discerner que celui-ci est un faux-frère et celui-là est un vrai-frère. Dans tout ce dont je parle en matière de pardon, vous devez d’abord avoir un cœur d’amour pour pouvoir avoir un cœur pur. Et lorsque vous avez un cœur d’amour, il ne vous coûte rien de pardonner les autres. Cela ne vous coûte rien du tout. Je sais malheureusement que plusieurs parmi vous avez encore du chemin à faire pour non seulement avoir un cœur d’amour, mais aussi celui de discernement pour connaître celui avec qui vous traitez. Ce qui vous est généralement facile à faire est de juger et de condamner. Voilà ce que vous faites ! Et les disciples de Jésus étaient de ce genre. C’est pourquoi ils demandaient à Jésus d’augmenter leur foi, pour être capable de pardonner à son semblable qui abuse d’eux jusqu’à sept fois par jour, et qui revient aussi sept fois pour demander pardon.

Lorsque Jésus prend l’exemple de celui qui peut vous offenser jusqu’à sept fois en un seul jour, cela veut dire qu’il s’agit de quelqu’un avec qui vous passez assez de temps ensemble. Il ne peut s’agir donc que de quelqu’un dont vous partagez le service ou le toit, c’est-à-dire une même maison. Il n’est pas évident que quelqu’un vous offense jusqu’à sept fois en une seule journée si vous ne partagez pas de longs moments ensemble. Si je prends l’exemple du service, le temps de travail légal au Cameroun est de huit heures. Cela signifierait que, votre collègue vous offenserait toutes les heures ou presque. Et si vous habitez ensemble, votre semblable vous offenserait toute la journée durant ! Voyez-vous, Jésus dit que vous devez supporter et pardonner. Ceci veut dire que nous sommes condamnés à pardonner à nos frères et sœurs leurs offenses contre nous. Que chacun de vous dise : « je suis condamné à pardonner à mes frères » ! Dites-vous cela à vous-mêmes à haute voix : « Je suis condamné à pardonner à mes frères et sœurs » ; « Quel que soient les offenses subies, je suis condamné à pardonner à mes frères et sœur ».

Sœur Christelle que je confonds toujours avec sœur Sandrine OBAMdans la diaspora, comprends-tu cela ? Il me souvient que tu avais des problèmes avec ta maman qui n’arrêtait pas à t’oppresser et à te presser. Cela tombe donc bien que ce soit toi que j’interpelle directement. Tu as besoin de pardonner à ta maman, tu es condamnée à pardonner. Mon technicien n’a pas fait d’erreur en affichant ton image à l’écran. Nous sommes condamnés à pardonner à nos frères ; nous sommes condamnés à pardonner en dépit des offenses subies. C’est ce que Jésus nous enseigne. Ce qui veut dire avoir le cœur de Dieu, qui est un cœur d’amour, un cœur de miséricorde et de pardon. Il est un cœur qui reçoit les offenses, qui pardonne et qui oublie. Il ne s’agit pas de faire comme certains qui disent pardonner mais qui ne peuvent pas oublier. Ce sont ceux-là qui ont le cœur d’amour et donc de pardon qui peuvent être des esclaves ou des serviteurs inutiles. Ce sont eux. Si tu n’as pas un cœur de pardon, un cœur d’amour ; si tu ne peux pas supporter le mal qu’on te fait, tu ne peux pas être esclave, tu ne peux pas être esclave de Dieu. Comprends cela !

La Bible dit d’aimer Dieu. Et elle précise que, tu ne peux pas aimer Dieu que tu ne vois pas, sans aimer ton prochain que tu vois. L’amour qu’on voue à notre Dieu est l’amour qu’on manifeste vis-à-vis du prochain. Que le Seigneur t’aide à comprendre ; qu’il t’aide à comprendre ! Dans la vie quotidienne, il est observé que, pour accorder le pardon à quelqu’un, tout se passe comme si on lui accorde une faveur ou un grand service. D’aucuns réclament le merci parce qu’ils ont pardonné et oublié une offense. Ils réclament de la reconnaissance pour avoir pardonné une offense. C’est pour cette catégorie de personne que Jésus a pris cet autre exemple d’esclave qui revient du champ et à qui son maître demande de lui servir d’abord à manger avant que lui-même ne mange et ne boive. Lisons cela aux versets 7 à 9 de Luc 17 : « Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs : Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? ».

 

Jésus dit ceci parce qu’il sait que plusieurs parmi nous, avons l’intention de demander à Dieu d’avoir de la reconnaissance pour nous, parce que nous sommes ses enfants et le servons. Je dois vous dire que, nous n’avons rien à présenter à Dieu pour lui dire qu’il doit nous faire ceci ou cela. Nous n’avons rien à lui présenter pour dire : « accorde-moi ceci ou cela parce que j’ai fait ceci ou cela ». Nous n’en avons pas. Il me souvient avoir lu dans le passé, un livre publié par un faux prophète qui enseignait sur la prière et qui soutenait qu’il faille donner des raisons à Dieu, pour lui dire pourquoi il doit exaucer la prière à lui adressée. Il prescrivait aux gens de donner une dizaine de raisons à Dieu pour réclamer l’exaucement de la prière par ce dernier. Non, nous n’avons pas de raisons à présenter à Dieu pour qu’il nous bénisse ou exauce nos prières. Nous n’avons aucune raison valable à présenter à Dieu. On n’en a pas. Dieu nous visite, nous bénit et nous sauve par sa bonté.

 

Nous ne pouvons même pas lui dire de nous visiter à cause du sang de Jésus, étant entendu que ce n’est pas nous qui lui avions demandé de sacrifier Jésus à la croix pour nous. Nous ne lui avions rien demandé. Il l’avait donc fait par lui-même et pour lui-même. Tous ces gens qui ne comprennent pas le sens de la prière et qui vont jusqu’à pleurer devant Dieu pour lui dire comment ils souffrent, comment ils ont des problèmes ou d’autres raisons encore, n’ont rien compris. Pleurer et citer une litanie de raisons ne contraindra pas Dieu à exaucer la prière. Car aucune raison ne passe devant Dieu, aucune. Je vous ai rappelé l’histoire de Job la dernière fois. Je crois que nous allons y revenir une autre fois. Quand on lit son histoire, et les tribulations par lesquelles il était passé, la Bible nous dit clairement que Job n’avait rien fait. Cela était vrai. Mais devant Dieu, Job n’était pas un saint et Dieu le lui avait rappelé, lorsqu’il avait voulu démontrer sa pureté ou sa sainteté. Dieu le lui avait reproché en lui disant qu’il était un « insensé ». Comprenez-vous cela ?

Nous n’avons donc pas de raisons à donner à Dieu pour que celui-ci nous bénisse, nous guérisse, nous restaure ou nous sauve, ou encore qu’il nous fasse ceci ou cela. Nous n’avons pas de raisons à lui donner. J’insiste sur cela pour vous faire comprendre que vous ne valez rien devant Dieu. Vous êtes inutiles. Vous êtes des esclaves et un esclave n’a rien à réclamer. C’est ce que je veux que vous compreniez. Et il faut que vous compreniez cela. Oh mon Dieu ! Seigneur aide ces gens à comprendre ; aide ces gens à comprendre ! En lisant les versets 9 et 10, Jésus nous dit que, quand nous avons fait ce qui nous a été ordonné de faire, nous ne devons pas réclamer la reconnaissance et la paie ou le salaire. En faisant ce qui vous a été demandé, vous n’avez droit à rien parce que vous êtes des serviteurs inutiles ou plus simplement des esclaves. Un esclave n’a pas besoin de reconnaissance quand il a fait ce qui lui était demandé de faire. C’est cela que vous êtes, des esclaves. Vous n’avez pas de raisons à donner à Dieu pour qu’il vous fasse ceci ou cela. Il fait comme bon lui semble.

Même lorsqu’il s’agirait d’un mal que vous sentez dans votre corps, un mal réel que vous ressentez atrocement ; même lorsqu’il s’agirait d’un grand traumatisme psychologique, ou une grave maladie, vous n’avez pas besoin de dire à Dieu : « regardez et voyez comment j’ai mal et combien je souffre ». Vous ne devez pas lui demander d’alléger votre douleur. Qui êtes-vous et à quoi servez-vous pour lui demander de vous guérir ou d’alléger votre douleur ? Ce que vous devez plutôt faire, c’est de vous assurer que vous faites ce qui vous a été demandé de faire. Le cas échéant ou contraire, je vous dis que votre chrétienté va finir. Vous mettrez fin à votre chrétienté si vous n’avez pas intégré que vous ne méritez rien et que vous n’avez rien à réclamer. Vous y mettrez fin en pensant que vous avez à réclamer des grâces, des bénédictions à Dieu, pour avoir fait ceci ou cela.

Tout ce que vous pouvez faire dans un tel esprit ne peut faire bouger Dieu d’un pouce. En vous comportant de la sorte, vous préparez vous-mêmes votre frustration parce que Dieu n’agit pas sous notre pression. Non ! Il agit selon sa volonté, en toute indépendance et toute sa souveraineté. Lorsque vous serez donc en train de donner des raisons à Dieu, vous seriez en train de préparer votre frustration comme je viens de dire, parce que Dieu n’agira pas selon votre pression. Il ne sera pas obligé de faire comme vous demandez et vous serez frustrés en voyant le temps qui passe, en voyant la situation s’aggraver ou la maladie s’empirer. C’est bien vous qui serez frustrés. Autant donc lever les mains aujourd’hui ; autant lever les mains maintenant pour s’abandonner à Dieu et lui dire : « je suis inutile, je ne sers à rien ».

Vous devez seulement dire à Dieu que, vous dites oui à son travail et à tout ce qu’il vous demande de faire. Vous devez seulement lui dire OUI. Dites-lui seulement Oui à tout ce qu’il vous commande. Dites-lui OUI. Notre chorale le chante souvent.

Mettez-vous debout et que la chorale exécute ce chant dont je parle : « Ouiii amen Seigneur ! Quoi que tu demandes, à mon cœur de faire aujourd’hui, ouiii amen Seigneur … ».

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

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