[:fr]SUITE DU SÉMINAIRE DU MOIS D’AVRIL 2022 (JEUDI 07 AVRIL 2022) SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE,
ET LE SOUS-THÈME : S’OCCUPER DES PAUVRES (MALHEUREUX), AFIN DE SE DÉGAGER DES ESPRITS FAMILIERS (16e partie)
PRÉDICATION : DIEU EXIGE UNE OBÉISSANCE À 100% À SON ESCLAVE
SUITE DU SÉMINAIRE DU MOIS D’AVRIL 2022 (JEUDI 07 AVRIL 2022) SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE,
Alléluia !
Restez debout et prenez vos Bibles !
Ouvrez dans 2 Corinthiens au chapitre 12, et lisons du verset 1 au verset 10 ! C’est l’apôtre Paul qui s’était époumoné dans ce texte pour essayer d’expliquer en de termes simples aux corinthiens, le travail de l’esclave de Dieu qu’il était. Vous constatez que nous sommes sur la même lancée de l’enseignement portant sur le pauvre, le serviteur ou l’esclave de Dieu.
Je vous prie de souvent bien méditer les déclarations de l’apôtre Paul, lorsque vous les lisez. L’apôtre Paul démontre dans ses écrits, comment il était l’esclave au service de son Maître, comme nous l’étudions depuis des mois aujourd’hui, et au cours du dernier séminaire encore. Il démontre dans ces écrits que c’était seulement les désirs de son Maître qu’il faisait. Et il est même à se demander pourquoi, Paul s’attelait-il à vouloir s’expliquer davantage auprès des corinthiens. C’était parce que ces derniers, comme les galates d’ailleurs, avaient reçu des ‘‘supers serviteurs’’ de Dieu après lui. C’est cela qui avait amené l’apôtre à devoir revenir vers par écrit, pour s’expliquer en de termes très simples, afin de leur faire comprendre que Dieu n’a pas de ‘‘supers esclaves’’, il n’a que des esclaves tout court.
Il leur montrait donc son exemple personnel. Fort heureusement, l’apôtre Paul était déjà passé chez les corinthiens et les galates avant ces soi-disant ‘‘supers serviteurs’’ de Dieu, et ils avaient été témoins de l’utilisation dont Dieu faisait de Paul. Ces ‘‘supers serviteurs’’ ou ces ‘‘supers esclaves’’ avaient tenté de changer la théologie ou alors la doctrine de Christ que Paul avait enseignée. L’apôtre s’était donc obligé de revenir pour leur dire de se rappeler qu’il n’y a pas deux évangiles. Et que, si lui-même revenait à eux avec un évangile autre que celui qu’il avait initialement prêché, qu’il devienne anathème, c’est-à-dire, maudit. C’est pour cette raison que je vous disais pendant le séminaire que je ne peux pas changer l’évangile de Christ que j’enseigne. Je ne peux pas le faire, car l’évangile ne connaît pas de modification.
Les propos de Paul sont pleins de révélations, que nous découvrirons encore aujourd’hui. Lisons les dix premiers versets du texte que j’ai annoncé, 2 Corinthiens 12 :
« Il faut se glorifier… Cela n’est pas bon. J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième ciel si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). Et je sais que cet homme si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi.
Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. »
Comme je l’ai annoncé et comme vous le constatez, nous sommes dans la continuité de l’enseignement portant sur le pauvre, le serviteur et l’esclave de Dieu. Nous étudions comment s’occuper des pauvres, comment et pourquoi nous avons été appelés par Dieu ; nous étudions en fait notre mission sur la terre, en tant qu’esclaves de Dieu. Aujourd’hui, nous voulons souligner un aspect particulier, et au besoin, donner un enseignement complet relativement à la réponse que j’avais donnée à la question du frère Sylvester. Sa question était : « pourquoi Dieu avait-il attaqué Moïse ? »
Ce qui s’était passé avec Moïse est ce que Paul nous explique davantage dans ce texte. Ce sont les versets 5, 7 et 10 qui nous intéressent le plus à cet égard. C’est sur eux que nous parlerons davantage, bien que j’aie lu tout le texte pour m’assurer d’être dans le contexte, afin de pouvoir amener les esprits à comprendre l’ensemble. L’apôtre Paul était en train de s’expliquer ou de justifier pourquoi il n’agit pas comme les autres qui étaient passés après lui chez les corinthiens et chez les galates. Ceux qui étaient passés après son équipe et lui dans ces deux communautés, se prenaient ou se passaient pour des ‘‘supers apôtres’’ réclamant la paie, les honneurs, la considération et beaucoup d’autres choses encore.
Paul leur avait donc écrit pour leur dire que, lorsque vous nous avez vus chez-vous, vous avez vu de quelle manière nous travaillions. Nous ne nous intéressions pas à vos biens ni à votre argent ; ce qui nous intéressait était votre salut. Il leur avait donc pris des exemples sur son équipe et sur lui-même. Les corinthiens comme les galates avaient vu la puissance de Dieu dans le ministère de l’apôtre Paul. Ils se demandaient néanmoins, comment est-ce que Paul et son équipe étaient-ils si sobres, simples et sans protocole ; alors que les autres, ceux qui se passaient pour de ‘‘supers apôtres’’ après eux, étaient plutôt très respectables, exigeant honneur et respect, et demandant d’être pris en charge ? L’apôtre Paul leur écrivait donc pour leur dire que ce n’est pas comme cela que ça se passe.
Comme ces derniers avaient les yeux sur l’argent, Paul devait leur dire que ce n’est pas cela qui doit se faire selon l’ordre normal des choses. Il l’avait dit dans la deuxième partie du verset 14 comme il suit : « … Ce n’est pas, en effet, aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants. » Paul était en train de leur rappeler que c’est lui leur parent dans la foi qui devait s’occuper d’eux. Et que normalement, c’est bien le parent qui amasse pour les enfants, pour en assurer l’héritage. Ce n’est pas à l’enfant d’assurer l’héritage à son parent. Nous comprenons que, que ce soit du point de vue spirituel ou matériel, les rôles ne doivent pas être renversés. Ces parents qui pensent investir sur leurs enfants espérant en faire un investissement ou un capital qui viendrait les relever, parce qu’ils n’auraient pas eu une bonne position sociale, ont tort. Ils pensent mal, et c’est méchant et inhumain à la limite.
Il n’est pas normal de prendre un être humain comme un investissement. C’est encore pire d’agir de la sorte si l’on est chrétien. J’ai pitié pour ce genre de parent. Un tel comportement ou un tel esprit n’est pas du tout bien. Ce sont aux parents d’amasser pour leurs enfants et non le contraire. Cette hiérarchisation des rôles et des responsabilités entre le parent et l’enfant, est respectée même dans le domaine législatif où il est admis que ce soient les parents qui s’occupent de leurs enfants jusqu’à leur majorité, jusqu’à les situer. Ce ne sont pas les enfants qui doivent se battre, et, lorsqu’ils ont réussi, doivent relever leur parent. Non, ce n’est pas comme cela que ça doit se faire. C’est de cela dont parle et enseigne l’apôtre Paul dans cette lettre aux corinthiens. Il disait en fait explicitement aux destinataires de la lettre et à nous aujourd’hui que, ces gens dont vous vous occupez sont là pour vous sucer ; et ce n’est pas cela que nous vous avons enseigné.
L’apôtre Paul leur rappelait comment ils (son équipe et lui) avaient vécu avec eux, s’occupant d’eux-mêmes. Je dois dire à ce sujet que, s’agissant des corinthiens, Paul avait tout fait pour ne rien recevoir d’eux, pour ne pas recevoir le moindre franc d’eux. Il connaissait leur mentalité et évitait d’être accusé de s’intéresser à l’argent ou tout simplement qu’il est auprès d’eux pour de l’argent. Il connaissait leur mentalité. Dieu m’a fait comprendre que les camerounais et les humains en général ont une mentalité bizarre et, malgré que je sois pasteur et qu’ils soient fidèles, je devais me garder d’eux, c’est-à-dire que je devais être distant d’eux. Je ne devais pas me comporter comme partout ailleurs avec des visites pastorales et réceptions, toutes choses qui induisent les cadeaux de tout genre : enveloppes d’argent, produits alimentaires, fruits, produits de l’élevage, etc. J’avais compris cela depuis longtemps.
Cependant, lorsque j’étais revenu au Cameroun, je venais de créer une église et, j’avais donc entrepris de créer aussi des cellules d’évangélisation et de prière dans des quartiers en marge de la chapelle centrale, histoire de me rapprocher des cibles à évangéliser. Mais, lorsque j’allais dans ces cellules, les gens se comportaient comme s’il s’agissait d’une visite devant donner lieu à réception et autres. Et j’avais eu vent de ce qui se disait dans mon dos à ce sujet. Il me souvient que, j’avais vu certains fidèles de l’église une fois, en passant au marché MFOUNDI ici à YAOUNDE pour des courses personnelles, et je les avais salués. Cela était devenu un problème. Lorsque j’avais appris tout ce qui avait été dit comme commérage au sujet de mon passage dans ce marché, j’en étais tout simplement dépassé. Il avait été déduit et propagé que « je fais le tour des maisons et des marchés pour collecter les dîmes et les offrandes ».
Lorsque j’avais appris cela, j’en avais été très choqué, très choqué. J’avais été confondu à ces microfinances qui collectent les recettes en guise d’épargne de leurs clients, de boutique en boutique, de comptoir en comptoir et de marché en marché. Je m’étais obligé à montrer à celui qui m’avait rapporté ces commérages, mes activités qui nourrissaient le pasteur et sa famille et qui habillaient sa femme. Cet homme, lorsque nous étions revenus, ayant vu l’activité et en ayant apprécié la rentabilité, m’avait dit : « pasteur, je me repens ». Je lui avais donc dit de rapporter à ceux qui mal-parlaient de moi ce qu’il avait vu au sujet de mes activités économiques, pour leur faire comprendre que la réalité n’est pas ce qu’ils racontent.
Des années étaient passées. Comme il m’arrive souvent de prier en marchant, de conduire en priant, j’ai coutume de faire ce que vous appelez ‘‘les cent pas’’ en intercédant. Et un soir, j’avais décidé de sortir et marcher en intercédant. C’est ainsi que je m’étais retrouvé devant le portail de quelqu’un qui fréquentait l’église. Ce dernier ne m’attendait pas, je n’avais pas de rendez-vous avec lui et je n’allais pas chez-lui. Mais je les avais vus et avais vu la maison de loin en allant. Les enfants étant dehors et me connaissaient, je n’avais pas voulu passer outre, je m’étais donc rapproché du portail et, avant même d’avoir sonné, le père des enfants qui fréquentait pourtant l’église, avait crié de l’intérieur pour dire aux enfants de ne pas ouvrir le portail, sans savoir que j’étais déjà devant ledit portail. Lorsque j’avais entendu cela, je n’avais plus sonné et étais passé sans rien dire. Jusqu’à présent, ce monsieur ne sait pas que j’avais suivi l’instruction qu’il avait donnée aux enfants, lorsque j’avais tenté de sonner au portail.
Voilà l’une des situations qui m’ont radicalisé. J’avais dès lors bien compris la mentalité des hommes, et décidé de ne plus avoir de contact ni mettre mon pied dans la maison d’un fidèle. Et même au niveau des contacts physiques, lorsque je recevais les gens dans mon bureau, il y avait des tentatives de séduction y compris par des enveloppes d’argent. Et certains cas de tentative d’offre d’enveloppe avaient lieu alors que j’étais dans le besoin. Cela était de la pure tentation contre moi. Beaucoup de gens venaient avec des enveloppes pour me donner. J’avais toujours refusé, au motif que je ne vends pas la prière. C’est l’ensemble de tout cela qui a renforcé mon attitude et mon comportement vis-à-vis des tiers, surtout les fidèles de l’église.
Ma position à ce sujet a encore été renforcée lorsque nous avons compris par les délivrances prophétiques que, c’est ce qui avait causé la chute de certains serviteurs de Dieu, qui avaient pourtant bien commencé. Beaucoup ont chuté à cause de la ‘‘gentillesse du village’’, des offrandes spéciales et des cadeaux. Le Seigneur m’avait ouvert les yeux depuis longtemps sur toutes ces choses et j’avais définitivement pris mes distances. Je suis conforté dans cette position aujourd’hui, parce que plusieurs me trouvent dedans, et elle ne peut pas changer. Je ne suis pas là pour réclamer de l’argent aux gens ou pour réclamer les honneurs. Je ne suis pas là pour ça.
Je reconnais que j’ai frôlé toutes ces choses dont je parle, mais Dieu m’a préservé et m’a permis de me radicaliser. Ce que je vous raconte est à l’image de ce que l’apôtre Paul raconte ici, en rappelant aux corinthiens qu’il n’a pas pris le moindre franc chez eux, et qu’il ne recevrait rien d’eux s’il avait encore l’occasion de les revisiter, et même jusqu’à sa mort. L’apôtre Paul avait pris une telle décision à leur égard, pour ne pas leur donner l’occasion de médire de lui.
Je vous donne tous ces exemples et développe tout ce que je viens de dire, pour vous faire comprendre que, l’apôtre Paul voulait dire aux corinthiens que, contrairement à ceux-là qui réclament les honneurs, la considération, la notoriété, la paie et autres, s’il fallait parler de la relation avec Dieu, des prophéties et des visions, des délivrances et de puissance spirituelle, Dieu l’avait suffisamment utilisé et élevé dans tous ces domaines, mais il n’avait pas réclamé les honneurs, la notoriété, la paie, la considération, ou autres. Il leur dit qu’il n’avait pas fait cela. Il était allé jusqu’à leur dire davantage que, il lui était arrivé à un moment donné, à cause de ce que Dieu faisait avec sa vie, de vouloir s’enorgueillir, de vouloir s’élever et se montrer comme quelqu’un qui était arrivé et que Dieu utilise. Et Dieu avait laissé Satan le frapper avec une écharde. Il leur rappelle qu’il avait prié trois fois, mais Dieu ne l’avait pas exaucé.
Dieu lui avait dit qu’il doit vivre avec cette écharde. Il l’avait compris et levé les mains. Voilà ce que Paul dit en d’autres termes ; et voilà ce qui caractérise les vrais esclaves de Dieu ! Je dois donc vous dire aujourd’hui que, ce n’est pas parce que vous aurez levez les mains pour dire à Dieu : « je m’abandonne, je suis ton esclave, je me soumets », que vous serez épargnés des corrections. Je préfère le dire en ce terme. Vous ne serez pas épargnés des corrections lorsque le Seigneur remarquera que votre obéissance est remise en question, c’est-à-dire que vous n’obéissez plus parfaitement comme à votre commencement. Peut-être que vous hésitez à lui obéir dans certains domaines en appliquant sa parole comme il se doit ; ou alors s’il observe qu’un défaut dans votre vie tend à devenir une habitude au lieu d’être corrigé.
Dans le cas de Paul où l’habitude tendait à l’orgueil, Dieu avait permis que l’esprit de Satan le frappe par une écharde. Ladite écharde devait se renouveler, pour le contraindre à s’en souvenir et à ne point s’enorgueillir. Comprenez-vous cela non ? C’est comme cela que Dieu travaille avec nous, nous ses esclaves. Ne pensez donc pas que, lorsque votre relation avec Dieu est au top niveau, que vous n’aurez plus des épreuves et des défis. Jamais ! Au contraire, vous aurez des défis, et même, vous pourrez avoir un handicap que vous traîneriez toute votre vie. Je me rappelle lorsque j’avais dit à l’une de mes filles que, pour que son moi soit dominé totalement, elle risquerait de passer toute sa vie dans la pauvreté et le dénuement total. Cela ne lui avait pas plu, et cela ne lui plaît pas. Mais, c’est la vérité, c’est la vérité. Voici un exemple que nous voyons avec l’apôtre Paul. Et nous pouvons aussi voir le cas de Moïse.
Allons-y lire dans Exode au chapitre 4. Ce sera le deuxième exemple. Moïse avait finalement consenti d’obéir à Dieu en entrant en Égypte pour aller accomplir la mission à lui confiée par Dieu. Celui-ci avait dit au revoir à son beau-père Jethro et s’était mis en route pour l’Égypte. Il était donc déjà en mission ; Moïse était déjà en mission, et Dieu lui avait déjà montré les signes à présenter autant à ses frères qu’à Pharaon, pour faire sortir ses frères de l’esclavage. Il était donc déjà armé pour la mission. Cependant, il était hébreu et enfant d’Abraham. Avant la naissance de Moïse, Dieu avait déjà traité alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Et cette alliance était matérialisée dans leur chair, la chair des enfants mâles, par la circoncision. Tous les enfants juifs mâles devaient donc être circoncis le huitième jour après leur naissance, et Moïse lui-même l’était. Il était circoncis. Ses parents avaient eu le temps de le circoncire avant qu’il fut adopté comme le fils de la fille de Pharaon. Moïse était donc juif de naissance lorsqu’il avait fui l’Égypte pour se réfugier chez à Madian et devenir berger de Jethro son beau-père. Il portait donc l’alliance de Dieu avec les juifs dans sa chair. Moïse était donc juif de chair et d’esprit.
Moïse étant donc juif et enfant d’Abraham, savait bien qu’il existait une alliance entre les juifs et Dieu. Il savait comment devaient être les enfants mâles des juifs. Jethro son patron avait décidé de lui donner l’une de ses filles comme épouse, et celui-ci avait commencé à faire des enfants avec elle. Malgré qu’il fut conscient de l’alliance et du traitement qui devait être réservé aux enfants mâles, ce dernier ne les avait pas circoncis, parce qu’il était au milieu des païens. Ce dernier avait tout de même fait mention de cette alliance à sa femme, histoire de lui faire connaître le traitement qui devait être réservé à leurs enfants mâles, selon l’alliance de ses parents avec Dieu. Il prenait à cet effet soin de lui montrer son exemple personnel.
La femme de Moïse était la femme d’un prêtre païen pratiquant l’idolâtrie et la sorcellerie depuis sa naissance, et sa fille devenue la femme de Moïse avait grandi dans ce milieu où elle avait vécu et pratiquée ces choses. Moïse de son côté était conscient de son alliance avec Dieu, et avait grandi l’ayant à l’esprit. Il y avait donc conflit spirituel entre les deux ; ils n’étaient pas spirituellement compatibles pour le mariage. Ceci me donne l’occasion de revenir sur le mariage pour dire que, le mariage mixte entre un chrétien véritable et un païen n’est pas souhaitable. Un chrétien véritable ne doit pas épouser une païenne ; et une vraie chrétienne ne doit pas épouser un païen. Si vous êtes donc nés de nouveau, vous devez d’office barrer la possibilité de mariage avec le monde païen.
Je suis donc étonné de voir que, certains chrétiens, en matière de mariage ou de projet de mariage, continuent d’avoir les mêmes critères de choix de partenaires que dans le monde. Lorsque ceux-là sont à l’église, ils observent l’assemblée ou la communauté, ils concluent qu’il n’y a pas leur classe ou leur profil. Et la classe et le profil de partenaire dont ils parlent se trouvent plutôt dans le monde. Voyez-vous cela ? Lorsque vous accédez à une communauté et vous baladez les yeux pour constater et conclure qu’il n’y a pas votre classe, sachez que vous avez d’emblée décidé de rétrograder ou de mettre fin à votre chrétienté. C’est la pure vérité que je vous dis ; je vous dis la pure vérité. Moïse avait épousé sa femme, mais croyez-moi que ce mariage n’avait pas été facile. Il est vrai qu’on ne nous en dit pas beaucoup, à part quelques bribes, mais je vous dis que ce mariage de Moïse et la fille de Jethro n’avait pas été facile. Il est certes vrai qu’à leur époque, Dieu n’interdisait pas la polygamie, mais on peut se dire que c’est le comportement de cette femme païenne qui avait poussé Moïse à épouser une deuxième femme.
Pour revenir au cœur de notre sujet, nous lisons dans Exode 4 pour voir ce qui s’était passé avec Moïse alors qu’il était déjà en route pour l’Égypte. Lisons les versets 24 à 26 ! « Pendant le voyage, en un lieu où Moïse passa la nuit, l’Éternel l’attaqua et voulut le faire mourir. Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant : Tu es pour moi un époux de sang ! Et l’Éternel le laissa. C’est alors qu’elle dit : Époux de sang ! à cause de la circoncision. ». Relisez un peu ce verset 24 ! N’est-ce pas Dieu qui avait appelé Moïse, et n’est-ce pas Moïse était en train de lui obéir ?
Je sais que certains parmi vous avez pris l’engagement au terme du dernier séminaire, de lever les mains et vous abandonner à Dieu comme de véritables esclaves, pour ne faire que sa volonté. Mais, cela n’est pas suffisant. Il y a des détails, certains détails à régler avec Dieu. À quel niveau vous trouvez-vous avec lesdits détails ? Je vous précise que Dieu n’oublie pas les détails. Lorsqu’il a des détails à régler avec son esclave, il ne les oublie pas. J’imagine qu’il y en a parmi vous qui ont des détails à régler avec Dieu, et qui lui disent de fermer les yeux dessus. Je vous dis qu’il n’y a pas de raccourci avec Dieu.
Souvenez-vous à ce sujet, comme je vous l’avais enseigné que, prendre un raccourci c’est décider de ne jamais arriver à destination. Ne prenez donc jamais de raccourci avec Dieu. Lorsqu’il vous reprend pour avoir pris un raccourci, vous devez renter en arrière jusqu’au point de départ, c’est-à-dire au pont où vous avez fait fausse route, restituez et reprenez votre route pour continuer votre course ou votre marche. N’essayez pas de bifurquer pour rejoindre votre route devant. Non ! On ne fait pas cela avec Dieu ; ne faites donc pas cela avec Dieu ! Je prends à ce sujet l’exemple d’un chrétien qui, dans toute sa conscience, épouse une païenne et demande à Dieu de convertir celle-ci, ou de convertir l’union. Celui-là ment. Dieu ne peut pas le faire ; et un tel mariage ne peut pas marcher. Nous voyons l’exemple ici comment, par ce mariage de Moïse avec une païenne, à l’époque où la polygamie n’était même pas encore interdite, la fille païenne lui donnait du fil à retordre.
Dieu n’avait pas tenu compte que Moïse avait déjà tout fait en vain pour que sa femme comprenne et accepte que leur garçon soit circoncis. Il avait attaqué Moïse pour le tuer, en fermant les yeux sur le fait qu’il avait déjà accepté d’effectuer la mission et qu’il était déjà en route pour cette cause. Non ! Dieu n’avait pas regardé la chose de cette manière et avait directement décidé de s’attaquer à Moïse. En lisant ce qui est rapporté aux versets 25 et 26 suivants, nous découvrons le comportement de la femme de Moïse qui confirme le fait qu’elle avait été bel et bien au courant du rituel portant sur l’alliance des hébreux avec Dieu, lequel rituel portait sur la circoncision.
Voici ce qui est écrit : « Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant : Tu es pour moi un époux de sang ! Et l’Éternel le laissa. C’est alors qu’elle dit : Époux de sang ! à cause de la circoncision. » Nous comprenons que Moïse avait eu le temps de le dire à sa femme, mais que celle-ci avait refusé l’accomplissement du rituel sur leur fils mâle. Malgré que c’est Séphora la femme de Moïse qui avait refusé la circoncision, Dieu lui, n’avait pas considéré la chose de cette manière. Il avait tout simplement considéré que Moïse ne lui avait pas obéi à ce sujet, bien qu’il lui avait obéi sur les autres aspects de sa vie.
Pour cet aspect du non-respect du rituel de son alliance avec le peuple d’Israël, Dieu avait voulu tuer Moïse. Vous voudrez bien comprendre ici que, Dieu ne nous demande pas une obéissance partielle, une obéissance à 99%, il demande notre obéissance à 100%. Sachez que, si vous avez des reliquats d’obéissance dans votre vie, même si vous avez décidé de lever les mains comme esclaves de Dieu, celui-ci les tient en compte et veut que vous lui obéissiez à 100%. Il est prêt à vous attaquer n’importe quand et n’importe comment, malgré qu’il sait que c’est sur vous que repose l’espoir. Est-ce que Dieu avait appelé quelqu’un d’autre en dehors de Moïse ? Non, c’est Moïse seul qui était appelé, et c’était sur lui seul que l’espoir de la délivrance du peuple d’Israël reposait. Mais, cela n’avait pas empêché Dieu de l’attaquer par la mort, considérant qu’il n’avait pas usé de son autorité pour imposer la circoncision de son fils à sa femme qui en était opposée.
Chers mais, vous voyez vous-mêmes comment elle n’est pas évidente, la gestion d’un couple mixte chrétien/païen ! La gestion de tels couples n’est pas évidente, elle n’est pas évidente. Pour ceux-là qui se sont mariés étant encore païens, la Bible donne le conseil approprié à celui des conjoints qui se converti. La Bible lui recommande d’avoir le comportement chrétien dans le couple, dans le foyer. Si vous êtes femmes, ayez un comportement chrétien dans le foyer, de telle sorte que, si votre conjoint n’est pas un ange déchu, il puisse se convertir par votre comportement, et non par des prédications. Je dis bien, si votre conjoint n’est pas un ange déchu. Et si c’est le contraire, vous devez savoir que vous n’avez rien à gagner relativement au salut de celui-là. Vous ne devriez donc pas gérer ses ‘‘dégagements ‘‘ à la maison ou mieux, son mauvais comportement visant à vous faire rétrograder.
Vous ne devez pas gérer cela ; vous ne le gérez pas en toute chrétienté. Les conseils à ce sujet sont indiqués dans 1 Corinthiens 7 pour tous les cas de figure, qu’il s’agisse de couple entre païens, qu’il s’agisse de couple chrétien/païen, ou qu’il s’agisse de couple entre chrétiens. Dans les couples chrétiens, il peut arriver que l’un des conjoints soit moins affermis que l’autre. Celui qui est plus affermis doit soutenir l’autre par son comportement rigoureusement chrétien. Les conseils sont donnés à tous dans le chapitre ci-dessus que vous êtes appelés à lire et à pratiquer. Nous avons longuement enseigné dessus et n’allons pas nous y attarder encore.
Revenons sur le sujet de l’esclave de Dieu qui doit obéir à Dieu à 100%. Nous avons dit que Dieu tient compte des reliquats d’obéissance dans certains points de leur vie, il ne ferme pas les yeux dessus, parce que son esclave lui obéit dans certains autres aspects. Dieu tient à l’obéissance totale. Vous qui êtes donc esclaves de Dieu, observez bien votre cheminement avec Dieu et identifiez les aspects dans lesquels Dieu vous rappelle à l’ordre, et vous ne vous laissez pas rappeler à l’ordre. Sachez par ailleurs que, si vous avez une tendance à la recherche de l’élévation, à la notoriété, ou la reconnaissance par exemple, Dieu trouvera toujours des occasions pour vous humilier. Vous serez toujours dans une condition humiliante.
Lorsque je méditais à la situation de l’apôtre Paul par rapport à moi-même, j’ai compris que je porte une écharde. À l’observation, j’ai constaté que les gens aiment me porter plainte. Je vous dis que pour un rien, quelqu’un ou n’importe qui décide de porter plainte contre moi, y compris les fous. C’est ainsi que je suis traîné dans les tribunaux partout. Je comprends que c’est ainsi que Dieu a décidé d’évoluer avec moi. Vous savez qu’en matière pénale, comme c’est généralement le cas, lorsqu’on a déposé plainte contre vous, vous êtes tenus de vous présenter. Et parfois, lorsque je me présente et voit la personne qui a déposé plainte contre moi, je suis dépassé et amusé. C’est bizarre, c’est si bizarre je vous dis ! Je comprends que c’est mon lot, c’est mon lot : les procès. Mon lot est d’être la serpillère de tout le monde ! Je l’ai compris et je dis simplement à Dieu, que sa volonté soit faite.
C’est exactement ce dont parle l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 12 aux versets 7 à 9 où il est écrit : « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. ».
Voyez-vous, Paul a parlé de lui-même dans les versets précédents, au sujet des révélations qu’il avait souvent eues, à la troisième personne du singulier, comme s’il parlait de quelqu’un d’autre, alors qu’il rappelait ses expériences, pour éviter de s’enorgueillir, pour être effacé. Dieu avait compris que le moi de cet homme était assez élevé, et il fallait l’abaisser et le maintenir abaissé, en mettant une écharde dans sa chair, dans son vieil homme. Paul avait compris qu’il était faible dans son physique, chaque fois qu’il était insulté et outragé, chaque fois qu’il était dans les calamités, les persécutions et les détresses. Il avait compris qu’il ne devait plus s’en plaindre, mais qu’il devait tout au contraire rendre grâces à Dieu. Comprenez-vous cela ?
Je m’en vais encore vous dire que, c’est de manière générale, la façon dont Dieu traite avec nous autres qui sommes ses esclaves. C’est d’après ce qui est mentionné au verset 10 précisément à savoir : « C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. ». Si vous ne le comprenez pas, vous aurez toujours les nerfs à fleur de peau et vous vous emporterez à chaque fois ; et c’est ainsi que vous tomberez aussi dans l’orgueil et dans les revendications.
Levez-vous pour prier Dieu de vous donner la grâce d’avoir la révélation de vos reliquats d’obéissance, ou de vous rappeler les domaines où vous avez fait défaut et dont il vous réclame réparation et/ou restitution !
Amen !
[:]