[:fr]Alléluia, merci Seigneur !
Prends ta Bible pendant que tu es debout !
Nous continuons notre séminaire de ce mois de décembre 2022, par le même enseignement commencé hier, dont le thème général porte sur la délivrance des esprits familiers et la sorcellerie. Repars donc avec moi dans le livre des Proverbes au chapitre 15, pour lire les versets 16 et 17. Nous lisons : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Éternel, Qu’un grand trésor, avec le trouble. Mieux vaut de l’herbe pour nourriture, là où règne l’amour, Qu’un bœuf engraissé, si la haine est là. ».
Comme je l’ai dit hier dans mon message, c’est toi et moi qui sommes au centre de la dispute entre le diable et Dieu. L’homme que j’ai dessiné sur ce papier que je vous présente, te représente et me représente. Il est empoigné par deux mains qui le tiennent de part et d’autre. Il est donc tiraillé par les deux mains. C’est toi et moi qui sommes ainsi tiraillés. Et notre cœur est attiré du côté où penche notre chair. Il y a cependant à comprendre que, le Seigneur a toujours réclamé notre cœur. Il dit expressément : donne-moi ton cœur. Le Seigneur réclame ton cœur.
Comme je dis, l’homme est au centre d’une dispute, et la bataille se déroule dans son cœur ; parce que le corps veut se satisfaire. Le corps veut se satisfaire. C’est pourquoi le verset 16 de Proverbes 15 interpelle le chrétien et le non chrétien au contentement. Lorsque ce verset dit : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Éternel », cela veut dire que tu dois te contenter de ce que tu as. Et ce contentement ne peut t’être donné que par la crainte de l’Éternel. Car ceux qui ne craignent pas Dieu ne sont pas contents de ce qu’ils ont. Comme vous pouvez donc le constater, la crainte de l’éternel est la clé de tout ; c’est elle qui est aussi le commencement de la sagesse. Lorsque tu crains Dieu, tu te contentes de ce que tu as ou de ce que Dieu a mis à ta disposition.
Je vous ai enseigné que Dieu aime ses enfants que nous sommes d’un même amour. Il a créé chacun de ses enfants pour un but bien précis. Et c’est aussi lui-même qui sait comment le gérer ou le conduire pour qu’il puisse atteindre ce but au cours de sa vie sur la terre. Cependant à l’observation, toi son enfant, tu es insatisfait et réclames plus, réclames davantage. Tu réclames davantage d’amour, de soin, d’attention, des biens, etc. alors que Dieu sait te donner selon la mesure que tu peux supporter. Cela suppose que Dieu a fait chacun de nous spécialement. Chacun de nous est spécial. Et Dieu a disposé tout ce qu’il nous faut tout au long de notre parcours sur la terre ; et chacune de ces choses vient au temps marqué par Dieu. Mais malheureusement, les uns et les autres ne connaissant pas la volonté de Dieu, sont impatients. Ils veulent que les choses se passent vite dans leur vie. Ils veulent la vitesse, la vitesse, la vitesse. Et pourtant la Bible nous enseigne à développer les fruits de l’esprit au rang des quels, la patience.
L’impatience ne vient pas de Dieu. Quand tu es déjà impatient dans la vie, cela est une indication que tu veux sortir des voies de Dieu, ces voies de Dieu que tu ignores. Comprends que Dieu n’est jamais pressé. Regardez un grand Dieu comme lui, tout puissant et tout intelligent comme lui, il a pris jusqu’à six jours pour créer le monde. Ces six jours représentent beaucoup pour Dieu, puisque la Bible enseigne qu’un seul jour pour Dieu est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. En faisant appel aux mathématiques, on pourrait dire que Dieu a eu besoin de six mille ans pour créer le monde, dans une démarche purement humaine. Dieu avait-il donc besoin d’autant de jours pour créer le monde et toute l’humanité, lui qui est tout puissant, omniscient et omnipotent ? Il a créé le monde de façon progressive, jour après jour, jusqu’au sixième jour. Et bien plus, la matérialisation de cette création n’était pas instantanée. Elle avait eu lieu des années après, longtemps après, alors que tout était déjà potentiellement là.
Je veux te faire comprendre que, toi qui es son enfant, tu dois l’imiter en comprenant que, tu n’as pas besoin de te précipiter dans cette vie ; sachant que l’éternité est devant toi, et que la vie terrestre n’est qu’un bref passage dont je peux exprimer la durée à quelques heures. Ce petit passage terrestre est toutefois si important que, chacun des enfants de Dieu doit être assez sage, assez obéissant et docile à Dieu, afin de pouvoir jouir de l’éternité qui se profile devant lui. L’éternité dont je parle n’a pas de limite, elle n’a pas de limite. C’est pourquoi il importe que nous ses enfants nous soyons assez sages pendant notre parcours terrestre, pour pouvoir passer notre éternité auprès de lui et non en enfer. Car l’enfer a été créé pour le diable et ses agents qui sont les anges déchus. L’enfer n’a pas été créé pour les humains que nous sommes. C’est la terre qui a été créé pour nous les humains créés à son image. Voyez-vous l’attention que Dieu porte sur les humains ; voyez-vous l’amour qu’il porte aux humains ? Les humains ne doivent donc pas le décevoir. Nous ne devons pas le décevoir.
Les amis, nous devons écouter le conseil de Dieu, et ne pas nous laisser manipuler par les démons ou les esprits familiers qui nous poussent à sortir des voies de Dieu, en provocant en nous l’impatience, les murmures et autres. Nous ne devons pas céder à leur pression. Nous avons simplement besoin de développer la crainte de l’éternel en nous, afin de savoir nous contenter de ce que Dieu nous donne, de ce qu’il nous a donné ou de comment il nous a fait. Lorsque vous avez su développer la crainte de Dieu en vous, vous n’envierez pas les autres, et vous ne murmurerez pas contre Dieu. Et par ailleurs, lorsque vous avez su développer la crainte de Dieu en vous, vous saurez résister aux pressions de votre chair, quand elle peut vous faire des pressions, ou lorsqu’elle peut vous faire des suggestions telles que : « il te faut ceci ou cela ; tu devrais être ceci ou cela ; tu devrais être à tel endroit ou à tel autre endroit ; tu devrais être comme ceci ou comme cela ; tu devrais déjà à telle ou telle position ; etc. ». C’est la chair qui fait ces suggestions qui montent donc dans la tête, au niveau des pensées où le diable s’assoit, pour faire des suggestions. C’est alors que l’homme commence à regarder à gauche et à droite et se met de suite à faire des comparaisons dans son entourage, au lieu de se référer à ce que Dieu a prévu pour lui.
Comme je le disais l’autre jour à ma fille Anointing, tout le monde a un repère ou une référence. Cela suppose donc que tout le monde ne puisse pas faire la même chose. J’insiste à dire que n’importe qui a une référence ou un repère. Comme les enfants du diable ont leur repère, c’est de même que vous devez avoir le vôtre bien différent du leur. Les enfants du diable sont les enfants du monde qui ont leur repère. Et celui-ci ne peut et ne doit convenir aux enfants de Dieu. Ceux du monde ont leur référence. Lorsqu’ils parlent, vous les entendez bien citer les auteurs par exemple qui sont dans leur référentiel qui revoie en fait aux anges déchus, qui ont donné un modèle de vie ou une ligne de conduite. Toi qui es donc enfant de Dieu, tu dois aussi citer ta référence qui est la parole de Dieu contenue dans la Bible. C’est donc cette Bible qui doit être ta référence en tout. Tu ne dois en conséquence rien faire qui soit contraire à ce que tu as vu faire les anciens, dont les témoignages sont contenus dans la Bible ; tu ne feras rien qui soit contraire à l’instruction que Dieu a donnée dans la Bible, et qui y est soigneusement détaillée.
J’ai demandé à ma fille Anointing si elle lit sa Bible. Elle m’a répondu : « pas comme avant ». Par sa réponse, on comprend que ses repères ne sont plus ceux de Dieu selon la Bible, mais plutôt ceux du monde, ceux de son entourage, ceux de la société. Si vous voulez vivre selon Dieu, vous devez vous référer à sa parole qui est contenue dans la Bible. C’est cette parole de Dieu contenue dans la Bible qui enseigne comment pratiquer la crainte de Dieu. Et c’est cette crainte de Dieu qui favorise l’esprit de contentement en le chrétien. C’est cet esprit de contentement qui doit l’animer. Car, comme je l’ai déjà dit, les gens s’égarent parce qu’ils veulent avoir plus, ils veulent avoir davantage, ils veulent avoir beaucoup, ils veulent être les meilleurs, ils veulent être les premiers. Les gens veulent être en haut et non en bas. Ils veulent être les premiers et non les derniers. C’est pourquoi ils affectionnent les faux prédicateurs qui leur enseignent qu’« ils doivent être les premiers et non les derniers ; ils doivent être en haut et non en bas ». Et pourtant, Dieu dans sa parole a posé une condition par rapport à cet enseignement des faux prophètes. Voici paraphrasé, ce qui est écrit à ce sujet : Si tu observes mes lois et les mets en pratique, je ferai de toi la tête et non la queue (Deutéronome 28, verset 13). Ceci ne veut en rien dire que l’on devienne la tête et non la queue par soi-même ; ceci ne veut non plus dire que l’on se positionne en haut et non en bas par soi-même. Dieu exige que tu écoutes ses commandements et les mettes en pratique avant de faire comme il promet.
Ceci est bien ce que Jésus a dit dans les évangiles et notamment celui de Matthieu, au chapitre 10, verset 33. Il a dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. ». Jésus dit bien que les choses derrière lesquelles vous courez tous les jours, vous seront données lorsque vous êtes à la recherche du royaume et la justice de Dieu. Les amis, le Seigneur a peut-être voulu qu’en clôturant cette année 2022, je vous parle de l’exemple qui me concerne directement, par l’exemple de ma deuxième fille, Anointing. Elle est une enfant que Dieu a choisie, mais dans sa tête, elle s’est toujours sentie marginalisée. Si je prends son exemple, c’est parce que je sais que plusieurs parmi vous avez ce même sentiment. Plusieurs parmi vous qui avez été choisis par Dieu, avez le sentiment que vous êtes ou vous avez été marginalisés par Dieu, par les parents, par le pasteur. Anointing dont je parle s’est toujours sentie marginalisée comme le démontrait son comportement à la maison. Elle était toujours enfermée et toujours seule parce qu’elle se sent marginalisée. Ce qui est vrai est qu’elle n’est pas marginalisée.
Ce que je peux dire est que, ma deuxième fille qu’elle est, était née et avait très vite été suivie par ma troisième fille. Il n’y avait pas eu d’écart entre elle et sa petite sœur, comme il y en avait eu entre sa grande-sœur et elle. Sa maman devait donc s’occuper de sa petite-sœur alors que moi je devais m’occuper d’elle. C’est ainsi que je l’avais surnommée « la fille de papa ». Et jusqu’à l’heure actuelle, je l’appelle affectueusement « mon onction ». Je devais donc la balader presque partout où j’allais, étant entendu qu’elle ne dérangeait pas, et que sa maman ne pouvait pas gérer les deux bébés. Je m’occupais bien d’elle, lui donnant le biberon en tant que de besoin, la langeait, etc. Je peux dire qu’elle était au petit soin. Mais curieusement, depuis l’âge de la conscience, elle n’a cessé de se sentir marginalisée. Pourtant ce n’est pas le cas, et ça n’a jamais été le cas. Je crois que c’est la manipulation du diable. C’est pourquoi, je vous dirai que, vous tous qui avez ce genre de sentiment de marginalisation par vos parents ou au sein de votre famille, comprenez que la main de Dieu est sur vous, et le diable vous ment que vos membres de famille vous détestent. Et d’aucuns parmi vous pensent même que le pasteur vous déteste, c’est pourquoi il est dur envers vous.
Comprenez que la main de Dieu est sur vous et, le diable ne veut pas que vous puissiez accomplir la mission que Dieu vous a assignée, et vous rend frustrés ; afin que vous preniez en haine, vos parents, votre église ou votre pasteur. C’est le sentiment de haine que le diable veut semer en vous. Si vous faites une petite rétrospective pour revoir votre parcours, vous trouverez que vous êtes plutôt entourés de beaucoup de privilèges. Il n’est donc pas bon de se comparer aux autres, pour la simple raison que vous ne pourrez jamais être l’autre ou les autres. Vous êtes différents. En observant même les évènements malheureux ou les conditions difficiles que vous avez connues, cela ne devrait pas vous faire pleurer. Au contraire, cela doit vous pousser à louer Dieu, en voyant d’où il vous a pris et comment il a pu vous épargner de bien de mauvaises choses, en voyant comment il vous a guidé et vous a préservé malgré tout ; et en plus, vous l’avez connu comme votre père aimant et consolateur. Voyez-vous, vous n’êtes pas mort sans le connaître, vous n’êtes pas mort dans ces troubles et autres menaces. C’est plutôt la reconnaissance qui devrait monter dans votre cœur, au lieu des lamentations du genre : « voilà ma vie, ma vie a toujours été comme ça, voilà mon lot, la souffrance sans arrêt depuis ma naissance, … ma vie c’est seulement la misère ».
Cher ami, ce n’est pas ce que tu dois faire, ce n’est pas ce que tu dois faire. Tu ne dois pas te lamenter en regardant ton passé misérable. Tu dois au contraire remercier Dieu en revisitant ton passé misérable, ton passé de combat. Tu dois remercier Dieu pour le chemin parcouru, en supposant que, s’il t’a ainsi préservé, sûrement, il te conduit où tu seras très utile pour lui. Par une telle attitude, tu pourrais te rendre compte que, tout ce que tu as considéré comme de la peine ou la misère dans ton passé, ne l’était pas en réalité. Pour le cas de ma fille Anointing qui est née et a grandi dans un cadre familial où on prend soin d’elle, où on est soucieux de son encadrement et de ses besoins de santé, de scolarité et autres, le diable lui fait cependant penser qu’elle n’est pas aimée. Et pire encore, comme elle est réputée eunuque, elle s’est confortée dans la pensée qu’elle n’est pas aimée. Elle se demande pourquoi un tel choix ne pouvait porter que sur elle et non sur ses autres sœurs. Elle considère son « eunucité » comme une malédiction, alors que ce n’en est pas une.
Nous avons pourtant vu dimanche passé, en lisant dans Hébreux, au chapitre 12 que, ce qu’elle considère comme un châtiment ou une punition ne l’est pas. Et si cela était le cas, la Bible dit aux versets 5 et 6 ce qui suit : « Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;
Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. ». Si elle est choisie comme l’eunuque de la famille, elle ne doit pas le considérer comme un châtiment, sachant qu’un tel choix relève de l’amour de Dieu pour elle. Elle ne comprend pas cela, elle ne le comprend pas. Elle ne comprend pas que son étoile brille plus que pour tous les autres.
Il est vrai que selon la compréhension du monde, lorsqu’on dit que quelqu’un a une étoile qui brille, il est quelqu’un qui est destiné à une grande notoriété, à une célébrité à un grand destin. Or, au plan spirituel, quand on a une étoile qui brille, cela signifie que l’on est une personne choisie par Dieu pour sauver les âmes. En prenant l’exemple de Jésus, des sorciers avaient vu son étoile briller et scintiller au ciel de Bethlehem en Israël, et ils étaient partis de très loin depuis l’Orient, pour aller le voir et lui offrir des présents. Ils avaient cependant trouvé cet enfant doté d’une grosse étoile brillante, couché dans une bergerie. Cet enfant était couché dans la bergerie avec les moutons, les bœufs, les chèvres, les moutons et autres. Cela est si étonnant, mais c’est ce que Dieu fait.
Pour revenir au cas d’Anointing, elle n’est pas née dans une bergerie, et elle n’a pas grandie dans la pauvreté comme l’enfant Jésus pourtant doté d’une grosse étoile. Ce dernier lui, était né dans la pauvreté et il était aussi mort dans la pauvreté. Anointing n’a pas grandi dans la pauvreté contrairement à Jésus. Mais elle se laisse bernée par le diable qui lui fait croire qu’il lui ferait atteindre les sommets du monde, et lui propose ce qui ne lui manque pas. Voyez-vous cela ? Les amis, je voudrais vous interpeller, vous qui pensez que vous miserez, vous qui pensez que vous souffrez ou que Dieu ne vous regarde pas, vous qui pensez que vous êtes venus accompagner les autres sur la terre. Vous devez bannir et balayer une telle pensée ; parce que, Dieu a un plan pour votre vie. Dieu a un plan pour votre vie. Les choses que Dieu a prévues pour que vous accomplissiez son travail pour la gloire de son nom, le diable vous les proposera quand il verra que vous n’êtes pas accrochés à Dieu et que par ailleurs, vous avez perdu la vision de votre existence sur la terre. Le diable vous proposera ces choses qui sont pourtant potentiellement à votre disposition, et vous égarera. Le diable vous égarera.
Dieu avait déjà parlé depuis longtemps selon ce que nous lisons dans les Proverbes, s’adressant à ceux qui ont le cœur derrière les choses, mais qui ne les ont pas. Ils croient donc que Dieu ne les aime pas ou qu’il les a abandonnés. À vous, Dieu dit au verset 17 du texte en étude : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’éternel, qu’un grand trésor, avec le trouble ». Dieu vous avertit que vous serez dans le trouble si vous avez un grand trésor alors que vous n’avez pas la crainte de son nom. Vous serez inévitablement dans le trouble. Car la Bible dit que, c’est la bénédiction de l’éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin (Proverbes 10, verset 22). Lorsque Dieu bénit selon cette parole, il n’y a pas de chagrin, il n’y a pas de trouble. Et il bénit pour un but, il ne bénit pas pour bénir. Il ne bénit pas pour que l’on montre qu’on est plus que les autres, que l’on dépasse les autres, ou alors que l’on est au-dessus des autres. Il bénit pour que l’on accomplisse ce pourquoi il a sauvé et placé dans un domaine ou dans un secteur donné.
Je vous disais hier que ma fille dont je parle, Anointing, à peine elle a fini ses études, a décidé de prendre son indépendance, est partie de la maison familiale, et s’est retirée de l’église. Elle a aussitôt trouvé un premier emploi qui lui offre un salaire consistant. Elle n’a pas connu le chômage. Au cours de notre entretien, lorsqu’elle m’a dit combien elle touche comme salaire, environ 500 000 francs CFA, et combien elle paie comme loyer pour un studio moderne, soit 80 000 francs CFA, j’ai été choqué. Moi qui suit son père, je m’étais marié à l’âge de trente ans et payais un loyer de dix mille francs CFA, et ma bailleresse m’aidait même à payer ce loyer par ses dîmes d’un montant total de quatre mille francs CFA. Je ne devais donc au final débourser que six mille francs pour payer ce loyer réduit à six mille francs CFA. Mais ces six mille me dépassaient à payer alors que j’étais marié. Ma fille, elle, n’a pas trente ans. Elle a à peine vingt-six ans puisqu’elle est née en 1996. Voyez-vous-même, l’écart qu’il y a entre 80 000 francs CFA et 10 000 francs CFA, bien qu’il y ait assez de temps entre les deux périodes. À mon sens cet écart est énorme.
Elle gagne certes un salaire de presqu’un demi-million par mois, mais je trouve cette dépense énorme et déplacée, alors qu’elle prétend aimer les enfants. Elle sait par ailleurs que je m’occupe de beaucoup d’enfants, moi qui était incapable de payer mon loyer à l’époque. Ma fille de moins de trente ans d’âge, loue une maison à quatre-vingt mille francs CFA pendant qu’elle prétend aimer les enfants ! Elle dépense annuellement 960 000 mille francs CFA au seul titre de loyer, alors que je dispose des appartements à Yaoundé où j’héberge gratuitement les gens ! Je lui ai dit qu’elle aurait pu s’occuper de quelques enfants, sachant bien combien je dépense pour la pension des enfants de l’église. Je lui ai dit en plus que ce n’est pas elle qui devrait aller louer. Elle avait juste besoin de s’installer dans l’un des appartements de son père, et, comme elle dit avoir de l’amour pour les enfants, prendre certains enfants en charge. Je lui ai dit par ailleurs qu’elle aurait pu se consacrer au soutien des enfants puisqu’elle prétend aimer les enfants. Voyez-vous cela ?
Ma fille Anointing n’a besoin de rien. Elle veut seulement mener la « grande vie » qui l’expose à la vente de son étoile aux agents du diable. C’est terrible ce qu’elle fait, c’est terrible ! Plusieurs parmi vous, vous courez derrière des choses dont vous n’avez pas besoin. Plusieurs parmi, vous vous retrouvez dans des choses où vous ne devriez pas être, à cause de la mondanité. C’est ainsi que vous êtes en train de rater l’essentiel de votre vie. Vous dites pourtant que vous êtes chrétiens. Cela veut dire que vous ne faites que le minimum, le minimum, c’est-à-dire prier, aller à l’église. En vous comportant de la sorte pour offrir un service minimum à l’œuvre de Dieu, vous êtes conscients que vous n’êtes pas à votre place, et ne faites pas ce que Dieu vous demande de faire en ce temps-ci. C’est pourquoi Dieu vous interpelle par ces deux versets bibliques que je me fais le devoir de rappeler : « Mieux vaut peu, avec la crainte de l’Éternel, Qu’un grand trésor, avec le trouble. Mieux vaut de l’herbe pour nourriture, là où règne l’amour, Qu’un bœuf engraissé, si la haine est là. ». Plusieurs parmi vous ne priez que pour la vie meilleure, le reclassement, l’abondance, la progression, et pour rien d’autre. Vos rêves ne sont que ceux d’abondance, de bénédictions et d’élévation ! Est-ce pour cela que Dieu vous a appelés ; est-ce comme cela que vous accomplirez les plans de Dieu pour votre vie ?
Référez-vous à mon cas où, à l’âge de trente ans comme je vous l’ai dit, j’étais incapable de payer six mille francs de loyer. Aujourd’hui, plusieurs familles sont hébergées gratuitement par ce que Dieu m’a permis de mettre en place. Et bien plus, d’autres familles dont je paie le loyer sont aussi à ma charge ; alors que moi-même j’ai été incapable de payer mon loyer. Voyez-vous cela ? C’est comme cela que Dieu fait ses choses. Écoutez-moi bien les amis, dans cette vie, il y a certaines opportunités qui ne sont pas des opportunités, et certaines bénédictions qui sont des malédictions. Mais malheureusement, bien des gens courent après elles. Bien des gens courent après des malédictions, croyant qu’il s’agit des bénédictions. Non, vous devez revenir sur le droit chemin en vous appuyant sur la parole de Dieu qui vous oriente. Car accomplir le but de votre vie, c’est être au lieu ou à la place où Dieu veut que vous soyez, en faisant ce qu’il veut que vous fassiez. Ce n’est nullement le fait de réaliser ce que vous désirez réaliser ou ce que vous désirez faire ; ce n’est pas arriver là où vous avez désiré arriver ; ce n’est pas la réalisation de vos programmations personnelles. Et chaque fois que vous tenterez de vous ressaisir pour faire ce que Dieu a prévu que vous fassiez, vous serez toujours pressés et oppressés par les esprits familiers.
Je vous ai souvent parlé de mon grand-frère charnel qui était derrière moi tout le temps pour demander ce que je fais de ma vie, et comment je ferai avec femmes et enfants, puisque j’avais refusé de travailler comme fonctionnaire dans l’administration camerounaise. Lorsque je me suis marié, il était revenu à la charge pour dire, voilà que tu t’es déjà marié, comment feras-tu avec les enfants qui naîtront. Il était un démon familier qui me « cassait les oreilles » chaque fois. Fort heureusement, je n’écoutais pas ses interpellations. Je lui disais toujours que, je suis encore jeune et n’ai pas encore pris la retraite. Je n’avais à l’époque qu’une trentaine d’années comme je vous l’ai dit ? Je lui disais donc que, lorsque j’aurai l’âge de la retraite, il faudra qu’il vienne faire le bilan et surtout la comparaison entre mes camarades qui sont allés dans l’administration et moi qui me suis mis au service de Dieu. À l’heure actuelle où j’ai l’âge de la retraite au Cameroun, je crois que Dieu a montré sa fidélité, comme moi-même lui sois resté fidèle. Je n’ai rien, et ne me tape pas la main sur la poitrine. J’ai souvent de la peine à parler de ces choses, parce que je ne possède rien. Je ne m’intéresse ni à la nourriture, ni à l’habillement. Mon apparence le démontre d’ailleurs. Car tout cela n’est que futilité pour moi dans cette vie. Je crois qu’il faut être utile aux gens. C’est ce que Dieu veut pour chacun de nous. Il faut accomplir la mission de Dieu. Cette mission est d’aider les gens, de sauver les gens, de les arracher de l’enfer. Voilà ce que Dieu veut de nous ; voilà ce que Dieu veut pour chacun de nous. Nous devons nous donner pour les autres ; nous devons nous sacrifier pour les autres.
Vous devez être utiles à Dieu, en étant utilisés par lui pour les autres ; au lieu d’être derrière votre aisance personnelle, votre bien-être personnel, derrière la recherche de l’argent et des richesses. Vous ne devez pas être derrière toutes ces choses-là. Ma prière est que vous vous ressaisissiez. Car depuis qu’on parle et enseigne, les gens ne changent pas, ils ne comprennent pas. Tout se passe comme si l’on verse de l’eau derrière le dos du canard qui ruissèle et tombe. Il faut que vos oreilles du cœur s’ouvrent et que chacun de vous puissent se ressaisir et se décider de ne plus être après les choses, après le matériel, après l’argent, après la gloire de ce monde. Il faut que chacun cherche à faire la volonté de Dieu avec sa vie, cette volonté qui est de sauver les perdus.
Amen !
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