SUITE DU SÉMINAIRE DU MOIS DE SEPTEMBRE 2023 (JEUDI 14 SEPTEMBRE), SUR LE THÈME : LA DÉLIVRANCE DES ESPRITS FAMILIERS ET DE LA SORCELLERIE, ET LE SOUS-THÈME : EN FINIR AVEC L’HOMME FORT DE TA FAMILLE OU DE TA VIE ! (1ère PARTIE) PRÉDICATION : COMMENT TE CONSIDÈRES-TU DEVANT DIEU PAR RAPPORT AUX AUTRES ? RÉFÉRENCES BIBLIQUES : MATTHIEU 9 : 9 – 13 ; 1 CORINTHIENS 3 : 16

Alléluia !
Prends ta bible et va avec moi dans Matthieu au chapitre 9 ! Nous poursuivons notre enseignement dans l’esprit du sous-thème du séminaire passé, comme nous l’avons entamé jeudi passé et dimanche passé. Nous étudions aujourd’hui, le cas qui est rapporté dans Matthieu au chapitre 9, du verset 9 au verset 13. Il est écrit :
« 9De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit : Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit. 10Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. 11Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? 12Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. 13Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. ».

PRIÈRE D’OUVERTURE À LA PRÉDICATION

Prions le Seigneur !

—Dieu trois fois saint, nous te remercions pour ta parole de ce jour et de ce moment, que tu nous donnes ; et nous prions Seigneur, que tu puisses donner à tes enfants que voici les cœurs de disciples, pour qu’ils puissent comprendre et retenir tes conseils.
— Oh Dieu, nous nous attendons à toi, accomplis ta volonté dans nos vies en ce temps Seigneur ! Oh Dieu, nous nous attendons à toi.
— Merci de nous visiter, merci d’accomplir ta volonté dans nos vies ; que ta volonté s’accomplisse dans nos vies comme au ciel !
— À toi toute la gloire et tous les honneurs, au nom puissant de Jésus, nous avons prié ! — Amen !
À la suite de cette lecture, je m’en vais te poser la question suivante : comment te considères-tu devant Dieu par rapport aux autres ? Dans le texte que nous venons de lire, il est clair que les pharisiens se considéraient plus justes que Matthieu et ses collègues, les publicains, qui avaient rempli la maison lorsqu’il avait invité Jésus-Christ. En rappel, les publicains étaient essentiellement des collecteurs d’impôts, c’est-à-dire des gens qui travaillaient au ministère des finances de l’empire romain de cette époque. Et lorsqu’il s’agit des finances, il y a forcément et facilement l’odeur de la corruption et même de l’escroquerie par oppression des usagers. Matthieu ou Levi était parmi les publicains et comptait parmi les disciples, les douze, que Jésus avait choisis pour sa compagnie. Ces douze l’accompagnaient partout où il allait, et parfois, il les envoyait en mission.
Et le jour qu’il avait appelé Levi ou Matthieu, celui-ci lui avait offert un festin. Lorsqu’il avait invité Jésus à un festin chez-lui, ce sont ses collègues de service qui avaient beaucoup plus pris part au festin, ce sont eux qui avaient rempli la salle. Or, aux yeux des pharisiens, ils étaient des corrompus et donc des pécheurs. Cela ne leur avait pas plu, cela n’avait pas du tout plu aux pharisiens autrement appelés les religieux. Et ils n’avaient pas fermé leurs bouches, ils les avaient ouvertes pour formuler des critiques à l’endroit de Jésus auprès de ses disciples. Jésus en réponse, avait profité de leurs critiques pour dévoiler l’objet sa présence sur la terre. Je prends aujourd’hui l’exemple de cette scène, pour soutenir davantage que, c’est quand on a apprécié le pardon de Jésus, que l’on peut se donner à lui sans réserve. Cela suppose que, si l’on n’a pas reconnu que l’on était réellement perdu, on ne pourra pas apprécier, à sa juste valeur, le pardon que l’on reçoit de Dieu et s’engager à fond pour lui. La plupart d’entre vous qui êtes dandinants dans votre foi, avec un pied dedans et un autre dehors, vous n’avez pas encore compris combien vous étiez perdus loin de Dieu qui vous a sauvés par sa grâce.
C’est pour cette raison que vous manquez d’engagement formel et total pour lui. Vous priez alors de temps à autres, vous lisez la bible par hasard, vous assistez aux assemblées par pure routine, etc. ; sans toutefois comprendre ce qu’est réellement la vie chrétienne. La vie chrétienne n’est pas votre vie pratique, vous la faites très occasionnellement, et même, de manière forcée. Elle n’est pas devenue votre vie naturelle et normale depuis votre conversion. Je voudrais clairement vous dire que, lorsqu’on est devenu chrétien, la vie que la chrétienté exige ou impose, doit devenir pour vous une vie normale. Vous devez devenir sérieux à tous les niveaux. Cela suppose que vous ne puissiez plus négliger autant votre comportement en général, que votre langage, votre habillement, et tout ce que vous pouvez faire d’autre, devant les hommes comme devant Dieu ; ayant à l’esprit que, Dieu vous a sortis de très loin et que vous avez la responsabilité de montrer l’exemple aux autres. C’est alors que vous pouvez jouer le rôle de lumière du monde et de sel de la terre comme Jésus-Christ l’a dit. Si vous le comprenez, vous feriez tout pour conserver votre éclat en tant que lumière et votre bonne saveur en tant que sel.
Il est cependant très étonnant de constater que, ce sont ceux qui se disent chrétiens et qui devraient être des modèles dans la société, qui se comportent très souvent mal publiquement. Ce sont eux qui causent des scandales publiquement. Les observateurs sont alors à se demander comment celui qui devrait servir de modèle aux autres, peut-il se comporter aussi mal publiquement. À voir de tels comportements, je m’étonne fort bien que de tels personnes soient réellement chrétiennes. Car en effet, lorsqu’on est chrétien, on sait que l’on a une mission à accomplir et, on doit en revanche se comporter en missionnaire. On ne saurait dès lors agir ou réagir n’importe comment. Cela veut dire que, lorsqu’on a été sauvé par Jésus, on est conscient qu’on est sorti de très loin et que l’on a donc une charge qui pèse sur ses épaules. Comment te comportes-tu, toi chrétien qui es devant moi ou qui m’écoutes ; et comment te considères-tu par rapport aux autres ? Considères-tu que tu n’aies pas été une mauvaise fille, une mauvaise femme ou un mauvais garçon, un mauvais homme ; ou alors te considères-tu comme une personne acceptable ou juste par rapport aux autres ? Te considères-tu comme sortant d’une famille éduquée ou bien élevée ? Te considères-tu comme quelqu’un qui est né d’une famille pauvre ou malheureuse sans éducation ? En fait n’importe qui est capable de défendre ses fautes, ses bêtises en s’appuyant sur son « derrière » ou son passé.
Beaucoup se justifient en prétendant que, s’ils ont pu commettre telle faute ou tel péché, c’est parce qu’ils ont grandi dans tel ou tel autre milieu ou alors parce qu’ils ont cohabité avec telle ou telle autre bonne ou mauvaise personne. En tant que chrétien, ce genre de justification ou d’excuse ne tient pas, elle ne tient pas, dans la mesure où le chrétien est une nouvelle créature. Je dois vous dire opportunément que, ces enseignements que je donne ces derniers temps visent à permettre ceux-là qui se sont mal convertis de se rattraper et se convertir authentiquement. C’est pourquoi je vais encore t’inviter, toi qui viens à l’église depuis longtemps, de te convertir en vrai, si tu ne l’as pas encore fait. Et si tu ne l’as pas encore fait, comprends que tu n’es qu’un religieux, un visiteur dans notre église. Car la bible dit dans 2 Corinthiens 5, verset 17 que, « 17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. ». Notre vie passée ne doit donc plus nous influencer alors que nous sommes bien dans la chrétienté, qui suppose que nous soyons de nouvelles créatures. Si ce n’est pas le cas, cela suppose tout simplement que ta conversion n’a pas eu lieu, ou alors ta délivrance n’a pas eu lieu ou n’a pas été totale.
Et si j’évoque la notion de délivrance ici, je dois préciser que, c’est la bonne conversion qui donne ou garantit une bonne délivrance. En réalité, si tu te convertis mal ou partiellement ou même approximativement, ta délivrance aussi ne sera jamais totale. Elle ne pourra être que partielle. On te chassera les démons mille fois au corps ; et ils reviendront dix mille fois. Souvenez-vous de ce que Jésus à dit en la matière. Il a dit que, si l’on chasse un démon d’un corps, il va errer dans les lieux arides ; et s’il revient et trouve la maison balayée et ornée, il rentrera chercher sept autres méchants esprits que lui, pour venir occuper cette habitation. Je veux dire par là que, ceux qui reçoivent les délivrances sans se convertir, deviennent des gros porteurs de démons. Leur corps devient le refuge des démons, tout simplement parce qu’ils ne seraient pas devenus le temple du Saint-Esprit comme cela est prévu par Dieu (1 Corinthiens 3 : 16). Ce verset nous dit que nous sommes le temple de Dieu parce que, le Saint-Esprit de Dieu habite en nous. Cela se produit quand on se convertit. On devient le temple de Dieu parce que le Saint-Esprit habite en nous. C’est bien sa présence en nous qui ne permet plus aux démons d’entrer et de demeurer dans notre corps. Chacun doit donc se rassurer qu’il se soit réellement converti, je veux dire qu’il s’est authentiquement converti, et le demeurer ; pour pouvoir jouer son rôle qui est d’éclairer et d’assaisonner. C’est ce que nous sommes en train de voir.
Juste en guise de rappel, le chrétien est destiné à éclairer comme la lumière et à assaisonner comme le sel. Et nous avons compris grâce aux délivrances prophétiques que, cet éclairage et cet assaisonnement se résument en l’AMOUR. Le chrétien doit en fait manifester la nature de Dieu qui est l’AMOUR. C’est justement ce que Jésus dit au verset 13 où il est écrit ce qui suit : « 13Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. ». Voyez-vous, personne ne peut avoir de la miséricorde s’il n’a pas de l’AMOUR. L’AMOUR est donc la lumière du monde et le sel de la terre, c’est aussi cela la nature de Dieu, la miséricorde. Dieu prend plaisir à la miséricorde et non au sacrifice. Rappelez-vous ce que le prophète Samuel avait dit au roi Saül qui avait refusé d’obéir à Dieu, mais qui avait prétendu lui faire des sacrifices. Alors que Dieu lui avait dit de vouer tout le butin de guerre par interdit, il avait préféré mettre des choses comme le meilleur bétail et autres de côté ; et c’est ce qui était maigre qu’il avait voué par interdit. Et lorsqu’il avait été pris dans son mensonge, il avait posé le tort sur son peuple, en disant que c’est le peuple qui avait gardé une partie du bétail de côté, pour l’offrir en sacrifice à l’éternel.
C’est à ce moment que le prophète Samuel lui avait dit que, Dieu ne prend pas plaisir aux sacrifices ; histoire de lui faire comprendre que l’obéissance vaut mieux que le sacrifice. Plusieurs parmi vous, vous vous sacrifiez à venir à l’église, quittant parfois de très loin, et d’autres achetant du carburant pour leurs véhicules à cette fin, pour venir passer toute la soirée ici le jeudi ou toute la journée le dimanche. Je vous dis que, en dépit de tels sacrifices, si vous n’obéissez pas à ce qui est enseigné ici à l’église, cela ne sert à rien. Les sacrifices que vous faites ne servent à rien. Dieu préfère que vous puissiez lui obéir que de vous sacrifier. Si vous obéissez tout en vous sacrifiant, c’est tant mieux. C’est ce que Jésus avait fait lorsqu’il s’était proposé de venir sur la terre. Il avait dit à Dieu, tu n’as voulu ni sacrifice, ni holocauste, et j’ai dit : me voici. Il s’était donné lui-même comme sacrifice, en même temps qu’il obéissait à Dieu. Il s’était lui-même constitué en une offrande pure. Il avait en fait donné non seulement son cœur et son esprit, mais aussi, son corps physique avait été immolé sur la croix. Dieu aimerait que notre sacrifice commence par le cœur, avant de se matérialiser par les choses que l’on peut lui offrir. Tout doit commencer par le cœur. Le chrétien doit avoir un cœur de miséricorde, de pardon et d’AMOUR.
Si l’on a ce genre de cœur, on n’agira pas comme ces pharisiens avaient agi, selon ce qui est écrit dans ce texte, envers les publicains qui étaient des collecteurs d’impôts. Ils les avaient condamnés d’avance. Ce qu’ils avaient dit est énoncé au verset 11 comme il suit : « 11Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? ». Nous pouvons noter ici avant toute chose que, Jésus s’était assis avec les publicains réputés corrompus. Ce qu’il avait fait, il faut le relever, serait différent de ce que vous autres pouvez faire, de vous asseoir avec les ivrognes dans les débits de boisson, ou dans des milieux festifs pour boire et manger. Ce n’est pas ce que Jésus voulait enseigner ici. Les publicains étaient venus à cause de Jésus, ce dernier étant reçu par Matthieu. On peut dire que c’est Jésus qui les avait invités. La réception était donc organisée au nom de Jésus, et tous ceux qui étaient là, y étaient au nom de Jésus. Ce n’était pas un baptême, un mariage ou des funérailles. Tous les participants avaient été reçus au nom de Jésus. Cela est bien différent du cas où vous pourriez aller vous asseoir à un baptême, à la célébration de décoration, pour manger et boire avec les païens. En vous asseyant de la sorte avec eux pour célébrer un anniversaire, vous ne leur serviriez à rien, parce que vous ne pouvez pas les sauver. Vous ne seriez pas un modèle pour eux dans ce cas.
Pour Jésus au contraire, lorsqu’on veut évangéliser, ce sont les gens de mauvaise vie que l’on doit chercher. Dans le cas d’espèce, les gens avaient été invités au nom de Jésus, pour écouter la bonne nouvelle. On comprend donc que c’est Jésus qui était le maître de cérémonie dans cette réception. Mais pour vous, si vous êtes chrétiens, il ne vous est pas permis d’aller vous asseoir au milieu des païens pour boire et manger et, dire que vous aller évangéliser. Personne ne vous écoutera dans un tel milieu et dans un tel contexte. Et bien plus, le simple qui peut passer par là et vous apercevoir dans un milieu sale, n’aura pas sa foi encouragée. Il partira avec une mauvaise impression de vous et de votre chrétienté. Lorsque je m’étais converti, j’avais intégré des milieux chrétiens où les gens pensaient qu’il est possible d’utiliser ou convertir les cérémonies mondaines (mariages, décorations, baptêmes, anniversaires, obsèques…) ou en organiser, pour conduire les gens dans la foi, ou pour accélérer leur conversion. Ils pensaient donc qu’ils pouvaient envoyer des invitations à ces occasions et faire intervenir un prédicateur et une chorale pour prester, afin de faire entendre la parole de Dieu, l’évangile, aux invités.
J’avais personnellement remarqué que, lorsqu’il y a deuil, que l’on prêche ou que l’on chante, personne ne se convertissait. Ici en Afrique, les gens y vont pour manger et boire et non pour se convertir. Il en est de même pour toutes les autres festivités. On se trompe donc en pensant les inviter pour leur prêcher l’évangile afin qu’ils se convertissent. Je vous dis que l’on se trompe. Je n’avais jamais vu de conversion authentique dans ce genre de cérémonie. Jamais ! Je sais que ceux qui ne sont pas avisés comme moi continuent de dépenser leur énergie et leur argent dans ce genre de cérémonie, prétendant qu’ils y vont évangéliser. Ce sont là des efforts dans l’air. Dans la bible, on ne voit pas de telles démarches où Jésus a organisé des fêtes, ou alors a demandé d’organiser des fêtes pour évangéliser les gens. Jésus évangélisait et envoyait des disciples deux à deux pour évangéliser. Et au bout du compte, on observe que les fêtes exposent les chrétiens ou les croyants aux problèmes ou aux péchés. L’anniversaire organisé par Hérode avait par exemple coûté la vie de Jean-Baptiste.
Je ne sais pas s’il faut que je vous relate certains évènements qui nous ont poussés à prendre des décisions strictes contre la célébration des mariages, des anniversaires et autres. Les mariages étaient organisés à l’église normalement avant. Mais, ce qui nous avait fait arrêter ces célébrations est que, un couple ayant été averti qu’il ne faut pas organiser son mariage comme le font les païens, avait organisé son mariage avec des musiques mondaines, avec les alcools et avec de la nourriture en désordre. Lorsque le témoignage m’était parvenu, étant donné que je n’y vais pas, j’avais sanctionné ce couple en l’excommuniant. Au terme de sa peine, il s’était retiré de l’église avec sa famille. Je crois qu’il doit partager aujourd’hui une chambre de l’enfer, parce qu’il ne vit plus. Il doit certainement brûler dans une chambre de l’enfer, même comme en partant d’ici, il était aussi devenu prédicateur ou pasteur. Certaines personnes s’embrouillent pour rien. Lorsqu’elles sont passées par ce milieu, le Tabernacle de la Liberté, et elles quittent soit ayant été chassées, soit étant sous discipline ou alors étant dans la désobéissance, elles croient pouvoir aller créer un ministère. Une telle œuvre ne peut prospérer ; et ces personnes se moquent plutôt de Dieu. Je leur dis qu’on ne se moque pas de Dieu ; ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.
Voilà l’une des choses qui ont fait que nous mettions fin à la célébration des mariages ici à l’église. Un autre évènement de cette nature avait aussi eu lieu il y a sept à neuf ans aujourd’hui. Ce couple avait décidé d’organiser une réception dans laquelle une sœur avait fourni le couvert. J’avais eu les échos de cette réception, parce que cette sœur qui avait fourni le couvert, réclamait son couvert dont une partie s’était évaporée pendant la cérémonie. Cette sœur qui avait fourni le couvert et son époux n’avaient heureusement pas été ébranlés par cette situation déplorable grâce à la main de Dieu sur eux, parce qu’ils sont des élus de Dieu. Il s’agit de frère René et son épouse qui sont actuellement en Côte d’Ivoire. Ce genre de célébration ne vient pas de Dieu ; elle n’est pas bonne pour les chrétiens. Je reconnais que l’on peut préparer un festin pour partager avec les frères et sœurs à l’occasion d’un mariage ou autres, mais cela doit être fait dans un bon esprit. Autrement cela peut plutôt créer des problèmes au lieu de bénir. On voit effectivement des repas fraternels appelés des agapes dans la bible. Mais ils doivent être organisés dans un bon esprit. Malheureusement, ce que nous les chrétiens, avons toujours voulu organiser, se fait en copiant les fêtes des mondains. Cela n’est donc pas dans un bon esprit.
La cérémonie qui avait été organisée par Jésus ou pour lui, où il s’était retrouvé avec les gens de mauvaise vie, comme les avaient qualifiés les pharisiens, ne doit pas donner lieu de penser que le chrétien peut ou doit s’asseoir avec des païens, des gens de mauvaise vie, pour festoyer. Dans le cas du festin dont nous lisons le rapport ici, tout montre que c’est Jésus qui en était l’organisateur et, tous ceux qui y prenaient part étaient ses invités, malgré que le festin eût lieu chez Matthieu. Les propos de Jésus justifient très bien pourquoi il avait laissé entrer ces gens pour s’asseoir avec lui. Jésus avait vu que ces gens-là étaient des malades qui avaient besoin de guérison. C’est lui seul qui pouvait leur offrir cette guérison. En somme, le chrétien est destiné à apporter des solutions aux problèmes que peuvent connaître des gens autour de lui ; nous n’avons pas vocation à créer des problèmes. Il doit en conséquence se rassurer que, tout acte qu’il pose est une solution qu’il apporte face à un ou des problèmes, et non des problèmes qu’il crée. Tout doit être fait dans un cœur d’AMOUR et de COMPASSION. Il n’est pas question de rejeter les gens pour les rejeter comme l’avaient fait ces pharisiens. Le chrétien ne doit pas rejeter les païens. Il doit leur apporter la solution du salut en Jésus-Christ. S’il s’agit de les convier ou de s’asseoir avec eux, il lui revient de leur imposer la conduite à tenir.
Le chrétien qui veut évangéliser les païens, je le dis bien, est supposé leur apporter la solution. Il doit donc encadrer leur rencontre ou l’assise par une ligne de conduite, sans leur laisser la liberté d’imposer quoi que ce soit. Au-delà de tout, cela doit être fait, je le redis, avec un cœur d’AMOUR. Il est question d’être miséricordieux, comme Jésus le dit bien au verset 13. C’est pourquoi je te demande, à toi qui m’écoutes ou qui me regardes : es-tu miséricordieux ? L’assistance que tu apportes, l’aide que tu apportes aux autres, est-elle parce que tu as de l’amour de Dieu dans ton cœur, ou alors c’est simplement pour te sacrifier. Nos gestes, tous nos gestes en faveur des autres doivent être le produit de l’amour et de la miséricorde. C’est pourquoi tout geste salvateur doit être précédé par la prière, afin que Dieu puisse visiter ceux-là que l’on veut aider. Un tel acte enveloppé par la prière est susceptible de porter des fruits.
Cher ami, le présent enseignement veut te faire comprendre que tu ne dois pas d’emblée repousser un païen simplement parce qu’il est païen, ou repousser quelqu’un dont la vie sale est reconnue, juste parce qu’il a une vie sale. Tu dois préalablement te rassurer que tu lui aies manifesté de la miséricorde, la compassion, l’AMOUR véritable qui recherche son salut. C’est dans le cas où tu observes que, malgré le désir que tu as dans le cœur de le sauver, il ne veut pas changer ou plus grave, il veut plutôt t’attirer dans son monde, qu’il est appelé à le rejeter et couper tout contact avec lui. Vous devez faire les choses comme il se doit. Jésus étant venu sauver les païens et guérir les malades, tous ceux que les chrétiens peuvent rencontrer sont susceptibles d’avoir des problèmes auxquels ils doivent préalablement se disposer à apporter des solutions. C’est après l’échec de cette approche qu’ils doivent se laver les mains et couper les contacts sans autres sentiments, au risque de mettre leur âme en péril.
Vous devez savoir faire la part des choses et éviter de faire une mauvaise interprétation de la bible. En le disant, je me rappelle de l’interprétation de ma fille Géneviève ZIBIKOU de France, qui avait mal compris le verset 16 de Genèse 3 qui dit que : « … et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. ». Elle avait interprété ce verset à sa manière en disant que, c’est la femme qui doit se disposer ou avoir des désirs afin d’accueillir son mari. Et si elle n’a pas de désirs, le mari doit la laisser tranquille. Il faut éviter de mal comprendre les écritures.
Les amis, ayons les cœurs de miséricorde, les cœurs de compassion ou les cœurs de Dieu tout court. Car Jésus conclut le texte que nous avons lu en disant au verset 13 : « …Car je ne suis pas venu appeler les justes, mais des pécheurs ».
Amen !

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